Généalogie en contexte
SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES DU PATRONYME - CONTEXTE
Vers 800 av. J.-C. - Les Étrusques, d'Asie mineure ou autochtones, installent sur le versant tyrrhénien de l'Italie centrale un royaume puissant et évolué de la plaine du Pô au Midi1274 Bibliothèque de l'Ecole des Chartes 1873
1333 Revue archéologique 1863
XVIe siècle - Occupation par la France et l'Espagne luttant pour la domination en Europe
1525 - Bataille de Pavie, hégémonie espagnole pendant un siècle et demi sur toute l'Italie
1519 Revue historique 1889
1570 Revue historique 1880 (élection de Clément ?)
1592 Messager des sciences historiques, ou, Archives des arts et de la bibliographie de Belgique (Volume 1873) - 1857
1618 Biographie universelle, ou Dictionnaire historique contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays 1841
1618 Dictionnaire biographique et bibliographique, alphabétique et méthodique, des hommes les plus remarquables dans les lettres, les sciences et les arts, chez tous les peuples, à toutes les époques 1875
1618 Histoire universelle de l'Église catholique par Rohrbacher, continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume, nouv. éd. par monseigneur Fèvre, René François Rohrbacher - 1900
1618 Dictionnaire historique, critique et bibliographique, contenant les vies des hommes illustres - Antoine-François Delandine - 1823
1619 Revue Mabillon. Archives de la France monastique 1932
1619 Dictionnaire historique, critique et bibliographique, contenant la vie des hommes illustres 1823
1619 Le Grand dictionnaire historique de Moreri, édition de 1759 en 10 volumes
Guerre de Trente Ans, forte pression fiscale de l'Espagne, peste de 1630 ont des effets dévastateurs sur l'économie
XVIe siècle - La renaissance italienne est la plus avancée en Europe
XVIIe siècle - Giordano Bruno (philosophie), Galileo Galilei (sciences), Caravaggio (arts), Pietro da Cortona (architecture), Arcangelo Corelli, Girolamo Frescobaldi, Giacomo Carissimi (musique), Claudio Monteverdi (théâtre)
1680 Un diplomate érudit du XVIIe siècle, Ezechiel Spanheim : lettres inédites 1681-1701
1685 Le Journal des sçavans
1690 Revue archéologique 1896
1699 Le Journal des sçavans
1699 Dictionnaire historique, critique et bibliographique, contenant la vie des hommes illustres - Antoine-François Delandine - 1823
1704 Correspondance de Bossuet / éd. augm. de lettres inédites et publiées avec des notes et des appendices sous le patronnage de l'Académie française par Ch. Urbain et E. Levesque - Jacques Bénigne Bossuet
1707 Le Journal des sçavans
1709 Le Journal des sçavans (3 individus)
1713 - Paix d'Utrecht, l'héritage des Habsbourg d'Espagne passe au mains de la branche autrichienne qui s'empare du royaume de Naples cédé en 1734 aux Bourbon d'Espagne
1720-1733 Inventaire-sommaire des archives communales antérieures à 1790 de la ville d'Avignon 1906
1726 - 1728 Inventaire-sommaire des archives communales antérieures à 1790 de la ville d'Avignon - Léopold Duhamel - 1906
1747 (Lyon) (Rome) Dictionnaire de biographie universelle ancienne et moderne 1843
Vers 1730 - Reprise de l'économie italienne
La Révolution française ravive l’espoir d'une indépendance
1815 - Défaite napoléonienne, les pays italiens reviennent à l’ancien régime par le congrès de Vienne
17 mars 1805 - Napoléon Bonaparte, empereur des Français, se proclame roi d'Italie
1813 - La Prusse rejoint l'alliance Russie Grande-Bretagne. L’Autriche s'y associe et organise deux armées destinées au front allemand et à envahir l'Italie. Les troupes avancent aux portes de la Lombardie
1814 à 1815 - Par le congrès de Vienne, la Vénétie passe à l'Autriche (qui va constituer avec Milan le Royaume Lombard-Vénitien) et la Ligurie au Royaume de Sardaigne.
La Maison de Savoie récupère le Piémont Nice et la Savoie, et prend possession de Gênes. Le Pape retrouve les États Pontificaux et Ferdinand Ier son Royaume des Deux-Siciles. Le Duché de Parme est donné à l'épouse de Napoléon, Marie-Louise d'Autriche. Modène et la Toscane sont attribuées aux Habsbourg
1759 Le Journal des sçavans
1800 Revue archéologique
1845 Revue des études historiques - Société des études historiques
1859-1864 Revue archéologique 1864
Guerres d’indépendance contre l'Empire Austro-Hongrois
Risorgimento
Expédition des Mille, unification sous la bannière des Savoie d’une grande partie de la péninsule
1861 - Proclamation du Royaume d'Italie
1866 - Venise est annexée au royaume d'Italie, Rome en 1870. Fracture entre État italien et Église
1864 Mémoires de la Société impériale des antiquaires de France
1866 Revue archéologique
1867 Bibliographie générale des Gaules : répertoire systématique et alphabétique des ouvrages, mémoires et notices concernant l'histoire, la topographie, la religion, les antiquités et le langage de la Gaule jusqu'à la fin du Ve siècle , suivi d'une table alphabétique des matières / par Charles-Emile Ruelle - 1886
1867 (Turin) Revue archéologique 1894
1870 Revue archéologique 1873 - 1896
1871 Revue archéologique
1872 Revue archéologique 1878
1872 Mémoires de l'Institut national de France - Académie des inscriptions & belles-lettres
1876 Bibliothèque de l'Ecole des Chartes 1894
1876 Dictionnaire de biographie universelle ancienne et moderne
1879 Revue archéologique 1880
1883 L'Ami des monuments et des arts parisiens et français. Excursions d'érudits - d'artistes, d'amateurs - Société des amis des monuments parisiens
1889 Bulletin d'histoire et d'archéologie religieuses (puis, d'histoire, de littérature et d'art religieux) du Diocèse de Dijon...
Dictionnaire de biographie universelle ancienne et moderne - Michaud, Louis-Gabriel 1843
Perugia Revue des études historiques 1845
Moulins Revue des études historiques 1846
Correspondance inédite de Mabillon et de Montfaucon avec l’Italie : contenant un grand nombre de faits sur l’histoire religieuse et littéraire du 17e siècle, suivie des Lettres inédites du P. Quesnel à Magliabechi, bibliothécaire du grand-duc de Toscane Come III, et au cardinal Noris / accompagnée de notices, d’éclaircissements, et d’une table analytique par M. Valery... Jean Mabillon
Le Journal des sçavans 1699
Revue archéologique 1863
Mémoire de la Société impériale des antiquaires de France 1864
Revue archéologique 1866
Revue archéologique 1872
Le Journal des sçavans 1873
Bulletin de la Société philomatique vosgienne 1877
Compte rendu des travaux - Congrès bibliographique international, Paris 1878
De la correspondance inédite de Dom B. De Montfaucon, par Philippe Tamizey de Larroque 1879
Bulletin mensuel de numismatique & d’archéologie 1885
Bibliographie générale des Gaules : répertoire systématique et alphabétique des ouvrages, mémoires et notices concernant l’histoire, la topographie, la religion, les antiquités et le langage de la Gaule jusqu’à la fin du Ve siècle, suivie d’une table alphabétique des matières 1886
Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie 1886
Revue archéologique 1888
Revue archéologique 1889
Bourgogne Bulletin d’histoire et d’archéologie religieuses 1889
Polybiblion, revue bibliographique universelle - Société bibliographique, Paris
1929 - Accords du Latran ratifiés par Mussolini et le cardinal Gaspari, secrétaire d'état de Pie X. Monarchie constitutionnelle, avec parlement élu au suffrage restreint.
L’Italie s'engage dans une série de guerres d'expansion coloniale en Libye, Somalie, Éthiopie, Érythrée et Dodécanèse et Chine.
Première Guerre mondiale
23 mai 1915 (pacte de Londres) - Membre de la triple alliance, elle entre en guerre aux côtés des alliés
Novembre 1918 - L'Italie complète son unification nationale en obtenant le Trentin-Haut-Adige, la Vénétie Julienne, l'Istrie et d'autres territoires du Frioul, territoires autrichiens.
Le pacte de Londres prévoit qu’elle obtienne en cas de victoire, le Trentin, le Tyrol (Haut-Adige), la Vénétie Julienne, la péninsule istrienne, une partie de la Dalmatie septentrionale, de nombreuses îles de l'Adriatique, l'archipel de Dodécanèse, la base de Vlora en Albanie et le bassin carbonifère de Antalya en Turquie. La Dalmatie est annexée au royaume de Yougoslavie (Serbes, Croates et Slovènes.
Les Alliés ne respectent pas les promesses faites : agitation nationaliste et ascension de Mussolini.
1922 - Conquête du pouvoir par le fascisme
1936 - L'Éthiopie tombe sous domination italienne
Avril 1939 - L’Italie occupe militairement l’Albanie et lui impose comme souverain Victor-Emmanuel III
1941 - Alliée de l'Allemagne contre la France et le Royaume-Uni, elle déclare, avec le Japon, la guerre aux États-Unis et à l'Union Soviétique
1943 - Invasion alliée en Sicile, le régime fasciste s'effondre, l'Italie se range aux côtés des alliés contre l'Allemagne, les derniers fascistes créent la République Sociale Italienne
1945 - Défaite des forces nazies et fascistes
25 avril 1945 - L'armée allemande capitule en Italie. Ce jour devient férié
1946 - Référendum et naissance de la République
1er janvier 1948 - Nouvelle constitution
1949 - Adhésion à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)
1955 - Admission aux Nations Unies
1957 - Signature du traité de Rome, naissance de la Communauté Economique Européenne (CEE)
étymologie - HISTORIQUE
éTYMOLOGIE :
Forgeron, du latin faber : l'homo faber fabrique, crée des objets.
Cette racine est l'origine des patronymes : Fabre du Languedoc et du Roussillon (Fabri en Italie), Faure ou Fauré dans le Sud-ouest, Fèvre, Faivre, Favre ailleurs, Lefèvre, Lefebvre dans le nord, Lefébure en Picardie, Lefeuvre dans la Manche et l'Ille-et-Vilaine, Lefeubvre en Normandie.
Diminutifs : Faivret, Févret, Favret, Favreau, Faurel, Faurou...
Mais le mot forgeron, d'abord écrit forjeron, détrône fèvre à partir du XIVe siècle.
En Italie : Fabrucci, Fabrini, Favretti, Fabretto, toutes ces formes pouvant doubler le b, et Fabbro "forgeron",
d’où Fabretti "petits forgerons" (qui travaille avec le fer : ustensiles domestiques, outils agricoles, fer forgé pour palais et armes de guerre).
Ce nom est apparu en 1145 à Caserta, près de Naples en Campanie, puis à Foggia dans les Pouilles, et dans le reste de l'Italie.
HISTORIQUE :
Les FABRETTI descendent :
- d’Augusto né en 1845, architecte romain qui a étudié à l’Accademia di San Luca, beaucoup construit dans les nouveaux quartiers de Rome, et participé aux parties décoratives et figuratives de la Galleria Umberto 1er de Naples.
"Malheureusement dans les archives de l'Académie il n'existe pas de document sur Augusto Fabretti. De quelle source d'information est-il l'élève de l'Académie ?
Avec mes meilleurs saluts Angela Cipriani curatore des archives".
La construction de la Galerie Umberto 1er de Naples, réalisée dans le contexte social et la situation dramatiques de l'épidémie de choléra de 1884, forçe la classe politique à renouveler la structure de la ville. La commission nommée retient le projet d'Emanuele Rocco prévoyant, sur le secteur des démolitions, une grande galerie de fer et de verre de 1076 mètres sur 15 de large, calculée par l'ingénieur Paul Boubée, dont l'intersection des quatre bras de diverses longueurs est couverte d'une large coupole octogonale.
Les travaux sont rapidement exécutés, et le 10 novembre 1892 la galerie est solennellement inaugurée. À l'intérieur, le contraste entre la structure en fer, limitée à la couverture, et les façades neorenaissance est heureusement résolu en soulignant la valeur structurale des piliers portants lisses maçonnés, et des seize poutres réticulaires, squelette de la coupole. L'élimination presque totale de la maçonnerie permet de larges ouvertures en ogive sur les environs. Décoration d'Ernesto Di Mauro et Antonio Curri.
- Pompeo, né au XIXe siècle, peintre romain, bon aquarelliste de la campagne
- du Comte Edoardo, Ministre Pontifical
La famille Fabretti n'est pas à l'Elenco Ufficiale Nobiliare Italiano, le titre est probablement de concession pontificale. L'État Pontifical a existé de 756 au 11 février 1929 (accords de Latran).
"Aristocratie noire"
- Gaspare, Capitaine des milices
- Nicoló, Vice-Camerlingue
- Onorato, savant Jésuite
- Raimondo, Trésorier Pontifical
- Gio Battista, biographe né en 1600
- Gianbattista, Magistrat et noble Tuderte.
Le Camerlingue est le plus haut dignitaire de la Curie Pontificale, Cardinal membre du Sacré Collège, électeur et conseiller du Pape, qui administre la justice, le Trésor, les finances, préside la Chambre Apostolique, gère les affaires de l’Eglise et gouverne quand le Saint-Siège est vacant. Il fixe la date du Conclave, qui réunit les électeurs dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican.
Les titres : Baron Seigneur
Vicomte Suppléant du Comte
Comte du latin comes "compagnon du Prince". Titre de noblesse de l'époque romaine conservé par les Barbares à la chute de l'Empire. Au IVème s, gouverneur d'un district, au IXème juridiction et privilèges. Après le régime féodal, titre honorifique.
Marquis Seigneur des marches
Duc Souverain.
Les Etats Pontificaux
- VIe siècle : les papes sont les souverains de Rome et des environs (Patrimonium Petri)
- 754 : un document appelé donation de Constantin, faux probablement fabriqué par la chancellerie pontificale, est promulgué par Pépin le Bref qui s'engage à céder au pape des terres conquises sur les Lombards, correspondant aux territoires de l'ancien exarchat de Ravenne. Cette donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne.
Selon ce document, l'empereur Constantin Ier aurait cédé, en 335, au pape Sylvestre Ier, toutes les provinces de l'Occident.
- XIe siècle : la papauté cherche à se dégager du joug des suzerains. De l’ingérence de l’Empire dans les affaires des États pontificaux nait la querelle des Guelfes et des Gibelins.
- Milieu du XIVe siècle, le Trecento : les États pontificaux sont à leur extension maximale : Rome, la Campanie et la Marittima au sud, le Patrimoine de saint Pierre en Toscane, la Sabine, la marche d'Ancône, le Duché de Spolète, les enclaves de Bénévent et de Pontecorvo dans le Royaume de Naples, Avignon et le Comtat Venaissin.
Guerres d'Italie : le Pape Jules II prend possession des villes que César Borgia avait conquises en Romagne et dans les Marches. Léon X y ajoute les villes d'Émilie : Modène, Parme, Plaisance et Reggio.
- 1378-1417 : Grand Schisme entre les papes de Rome et d'Avignon
- 1598, Clément VIII annexe Ferrare et Comacchio.
- 1631, Urbino est intégré aux États pontificaux et en 1649 Castro et Ronciglione.
- 6 février 1798, les troupes françaises de Bonaparte envahissent Rome. La République romaine est proclamée.
Pie VI s'enfuit à Florence. Il est fait prisonnier et emmené par les troupes françaises à Bologne, Parme, Turin, Grenoble, Valence, où épuisé il décède en 1799.
Emiettement des territoires.
- 1815, Pie VII rétablit les États de l'Eglise sous protection autrichienne.
- 1860, le Piémont annexe une partie de ces territoires, laissant Rome au Pape.
- septembre 1870, évacuation des troupes françaises, les troupes du roi du Piémont Victor-Emmanuel II entrent dans Rome et investissent le Vatican, mettant fin aux États pontificaux. Par plébiscite, les populations de Rome et du Lazio acceptent leur annexion au nouvel État italien.
Pie IX s'oppose à cette annexion en s'enfermant dans son palais du Vatican. Par solidarité, une partie de l'aristocratie refuse allégeance au royaume d'Italie et ferme les portes de ses demeures en signe de deuil.
Avant 1870, ces familles, la "noblesse noire", possédaient des charges honorifiques et héréditaires auprès du Saint-Siège, tenant du Pape leurs titres et privilèges, qu'il s'agît de chambellans privés ou gentilshommes de la Garde palatine.
- le 20 septembre 1900, Léon XIII dissout officiellement les États pontificaux
- le Vatican est créé le 11 février 1929, lors des accords du Latran qui reconnaissent la souveraineté totale et indépendante du Saint-Siège sur la cité du Vatican.
Les accords de Latran
En 1870, le général Cardona envahit les États pontificaux avec 50 000 hommes. Le 20 septembre, Rome capitule. La Ville éternelle devient capitale du nouvel État italien de Victor-Emmanuel II, roi du Piémont. Le pape Pie IX est contraint de se réfugier au Vatican et se considère comme prisonnier.
En 1871, le Parlement vote une "loi des Garanties" pour garantir les prérogatives du pape, établir le statut du Vatican et régler ses relations avec l'État italien, offrant au pape un territoire en pleine propriété (sanctuaires, palais, couvents) à titre résidentiel uniquement, 2 milliards de lires à titre de dédommagements. Pie IX et ses successeurs rejettent cette loi.
L'Église parie sur les composantes conservatrices du fascisme.
Les négociations commencent en 1926, aboutissant aux accords du Latran, Signés dans le palais du Latran, près de la basilique de Saint-Jean-de-Latran, le 11 février 1929. Pie XI voit dans ces accords la restauration de l'Italie à Dieu, et de Dieu à l'Italie.
Les accords comprennent trois conventions distinctes :
- un traité politique qui règle la "question romaine"
- une convention financière qui dédommage le Saint-Siège
- un concordat qui statue sur la position de l'Église en Italie.
Le Pape accepte l'État de la Cité du Vatican -formé de 44 hectares, le plus petit du monde (place Saint-Pierre, basilique homonyme, palais du Vatican et jardins attenants), entouré de murs, avec 5 points d'accès, Seule la place Saint-Pierre et la basilique sont librement accessibles- dont l'État italien reconnaît la pleine propriété et l'autorité souveraine au Saint-Siège. En compensation, le Saint-Siège renonce à toute prétention sur les anciens États pontificaux. Il reconnaît le Royaume d'Italie sous la maison de Savoie, et Rome comme capitale de l'État italien. Cependant, l'Italie reconnaît en Rome une "città sacra".
On reconnaît au nouvel État des services publics (gare, services postaux, monnaie, presse, radio, télévision).
En 1871, la "loi des Garanties" offrait 2 milliards de lires en compensation de la perte des États pontificaux et biens ecclésiastiques, 18.000 km2 en 1859. Benito Mussolini propose cette même somme augmentée des intérêts, soit 4 milliards de lires, partie comptant et partie titres.
Le concordat fait du catholicisme la religion officielle de l'État italien. Les mariages catholiques et les jugements matrimoniaux de l'Église prennent effet civil, les juridictions ecclésiastiques sont reconnues en matière spirituelle et disciplinaire, l'enseignement religieux catholique devient obligatoire, le divorce est interdit, les prêtres sont dispensés du service militaire....
L'État italien se voit reconnaître un droit de nomination des évêques, qui doivent jurer fidélité au roi. Toute activité politique est interdite.
Mussolini ajoutera au concordat des dispositions unilatérales réglant le sort des autres confessions, complétées en 1938 par les "mesures pour la défense de la race italienne" et d'autres visant à opprimer les Juifs.
Puis la nouvelle constitution italienne affirmera la séparation de l'Église et de l'Etat. L'Église n'a plus le pouvoir temporel d'appliquer la doctrine chrétienne au sein de la société civile. Le nouvel État Italien reconnaît l'Église Catholique et l'État du Vatican mais n'accepte plus les lois catholiques. La péninsule italienne ne se trouve plus pour la première fois depuis l'Empire Romain sous l'autorité Spirituelle du Saint-Siège.
La famille est inscrite à l’Elenco Ufficiale Italiano avec le titre de noble de Todi, descendant depuis Gio Battista (1713), de Giovanni, Giuseppe Andrea, Gio Battista et du Frère Filippo.
Le Tuderte est située exactement au centre de l'Ombrie, le long de la route de Terni à Perugia. Todi, riche de trésors artistiques, en est la ville du Moyen-age la plus intéressante.
Selon la légende, Tutero, chef du peuple de la vallée du Tibre, décide de construire un village dans un endroit approprié. Un jour où les futurs habitants se reposent autour d’une table, un aigle apparaît tenant deux aiglons de couleurs différentes sous ses ailes, s'empare de la nappe, s'envole et l'abandonne au sommet de la colline voisine. Considérant l'événement comme un signe des dieux, ils y construisent la ville de Todi "place fortifiée au sommet d'une colline".
Todi est fondée par les Ombriens en 2 700 av. J-C. Etrusques et Romains y laissent de magnifiques traces de civilisation, mais elle est saccagée par les Goths, Grecs et Lombards.
Deux partis s’y affrontent aux environs de l’an 1000 : les Gibelins, soutenant les Empereurs venus d’Allemagne, et les Guelfes, partisans du pape s’opposant à la domination allemande.
Le Moyen-age marque le commencement de sa lutte notoire avec Orvieto. Au XIIème siècle elle devient ville-état libre et élargit beaucoup ses frontières. En 1326 y naît le Tuderte le plus célèbre, Jacopone da Todi, un des premiers poètes dialectaux d'Italie.
En 1500, après une longue période d'affaiblissement, la splendeur d'antan renaît suivant les forces innovatrices et artistiques de la Renaissance comme ce témoin magnifique, le majestueux Tempio di Santa Maria della Consolazione (1508 à 1607), temple en croix grecque en pierre blonde, construit selon les principes de Bramante afin de préserver une majesté antique "la Madone à l'Enfant et Sainte Catherine d'Alessandria", censée avoir libéré la ville du terrible serpent ailé qui envahit la vallée du Tibre en 1457. Oubliée pendant des années, un maçon borgne l'a découvre parmi des buissons sauvages, et retrouve la vue en se séchant le front avec le mouchoir utilisé pour la nettoyer. Cet événement prodigieux fut le point de départ d'une petite chapelle, puis du temple.
Vers le centre de la ville, on peut admirer le monument de Jacopone, puis visiter le Tempio di San Fortunato, où repose sa dépouille.
Né autour de 1230-1240, près du Tempio di San Fortunato, mandataire public ou notaire, il perd en 1268 sa jeune épouse pendant une réception dans l'effondrement du plancher. Sur son corps un cilice, forme de pénitence. Découvrant ce secret, Jacopone abandonne la vie dissolue qu'il menait, porte le bizzoco, manteau gris des Franciscains, se comporte humblement, basant sa vie sur l'abstraction de sa personne, s'humiliant afin d'augmenter sa spiritualité et accomplir sa quête vers l'absolu, allant jusqu’à vagabonder en s'insultant ou errer nu avec un harnachement d'âne et un mors entre les dents. En 1278 il rejoint l'Ordre Franciscain. Moine et poète, auteur du Stabat Mater, il meurt la nuit de Noël 1306.
La construction du Tempio di San Fortunato commence en 1292. La légende raconte que Lorenzo Maitani, l'architecte, ayant conçu le Duomo d'Orvieto, fut aveuglé par les habitants de cette ville, craignant que le temple dépasse en beauté leur façade. On peut voir aussi un réservoir romain appelé la Prison de San Cassiano, emprisonné et tué en 304, visiter le Parco della Rocca, 411m, où il y avait un temple consacré à Jove dans les périodes romaines, et la Porta Libera, porte romaine.
Un historien du XVIIIème siècle a recensé 365 châteaux et villas dans la commune : "Todi peut se vanter d'avoir autant de châteaux que de jours dans l'année".
Elle est aussi noble d’Emilia-Romagna et posséderait un château à Firenze
Maisonnée décorée du titre ancien de noble, première marche de l'ascension nobiliare, concédé en remerciement pour oeuvres accomplies en faveur de la Patrie. La classe noble se distingue de la classe bourgeoise et peut décorer sa maison avec ses emblème ou armes.
C’'est dans la région de Toscane, à Firenze, que cette famille forme maison noble avec Humbert Fabretti seigneur féodal porteur de bannière et couleurs propres.
Son fils établit une nouvelle maison noble à Torino.
Ce nom qui aujourd'hui couvre l’Italie du Frioul à la Sicile, avec une branche en Suisse, est dans le "Libro D'Oro Della Nobilta Italiana", le "Dizionario Storico Blasonico", et le "Fonte Storico Della Nobilta Italiana"
Sa devise (motto) "Virtute vivam".
- virtus, utis : vertu, force morale, force d’âme - valeur, vaillance, courage - force, puissance, pouvoir, énergie - la Vertu - perfection, qualité, mérite
- vivo, vivere : vivre, être vivant, exister - se conduire, se comporter
Que je vive...
Pier Luigi : "J'ai toujours entendu mon père Emilio dire que notre famille était originaire des Marches, s'était déplacée au Piémont puis finalement au Frioul, mais je n’ai aucune preuve".
RECHERCHES COMPLéMENTAIRES
Marco Novarino, Secrétaire Général de la Fondation pour la Crémation :
[Ariodante] "...adhère à la Carboneria, aux Giovine Italia, et à la Franc-Maçonnerie..."
La Carboneria
Sous la houlette de l'Empire Austro-Hongrois, le Congrès de Vienne de 1815 s'attache, pour ne pas mettre en danger, voire à bas les trônes en place, à diviser pour régner, découpant l'Italie en fonction des enjeux et intérêts des seules monarchies, sans la moindre attention aux populations. L’Empire Autrichien possède le Trentin et l'Istrie, occupe la Lombardie et la Vénétie tandis que le reste de l'Italie est sous son hégémonie par de nombreux et étroits liens militaires et dynastiques : les Duchés de Parme, de Modène, le Grand-Duché de Toscane. Le Royaume de Naples et l'état Pontifical ont conclu des traités d'alliance militaire avec Vienne.
L'opposition devant entrer en clandestinité, des sectes et sociétés secrètes pullulent propageant les idéaux libéraux et participant donc du "Risorgimento" (le Sursaut), comme la Carboneria dont le but est d'abattre l'absolutisme monarchique et conquérir des libertés politiques par le biais d'une constitution. Un carbonaro est, au sens propre, un fabricant de charbon de bois des montagnes forestières d’Italie du Sud. Pendant l'occupation française du Royaume de Naples, de 1806 à 1815, de nombreux irréguliers les rejoignent pour y être en sécurité et mener leur combat contre la domination étrangère.
Elle naît en 1806 en tant qu'organisation politique, rassemblant de grands noms, comme Giuseppe Garibaldi le père de la nation italienne. De rituel similaire, elle n'est pas un essaimage de la Franc-Maçonnerie.
Au Royaume de Naples, vers 1810, des officiers français de l'armée de Murat se détachent de "la Massoneria" pour créer une autre association secrète, "la Carboneria". Se répandant très rapidement dans le reste de l'Italie, en France et Espagne, elle est la principale cause d'inquiétude des gouvernements jusqu'en 1830. Ces membres, officiers, aristocrates, intellectuels, bourgeoisie libérale, devant respecter la plus haute discrétion, utilisent les noms et expressions typiques des travailleurs des mines de charbon, d'où le nom de "charbonnerie".
Cette société, à la structure fortement hiérarchisée et cloisonnée par son caractère clandestin, aux buts éminemment démocratiques, qui ne sépare pas l'égalité des fortunes de la liberté politique, comporte 9 grades sous la direction d'un petit nombre d'initiés prenant soin, pour raisons de sécurité, de demeurer inconnus, d'où l'usage courant de pseudonymes, écriture cryptée, messages et plans confiés à des émissaires. Entre eux, les carbonari s'appelaient "Bons Cousins" ou "Bons Amis".
Elle se développe principalement dans le Mezzogiorno, où elle est la première tentative d'organisation politique rassemblant intellectuels, étudiants, bourgeoisie du commerce, professions libérales, militaires dont le but est l'unification et l'indépendance de la Nation italienne.
La population de Montelupone, près d'Ancona (Marche), participe aux conspirations de l’après Congrès de Vienne et en constitue l'un des premiers foyers ; au palais Emiliani, des citoyens provenant de la région et de la Romagne préparent avec enthousiasme les premières émeutes révolutionnaires de l'Italie du Risorgimento (1816-1817).
Les carbonari sont libéraux modérés, constitutionnalistes et légalistes. Mais les militaires exercent très rapidement une influence dominante, et la transforment : pour eux, le recours à la violence, aux armes, aux coups de force est une voie naturelle d'action.
Durant l'été 1820, à Naples, encouragés par la révolution en Espagne, les carbonari se soulèvent pour réclamer une constitution. Bien que cette première révolte se solde par un échec, c'est à partir de cette date que la Carboneria s'étend à toute l'Italie.
Mais elle disparaît après les répressions féroces des milieux libéraux, carbonari et fédérés de Lombardie-Vénétie d’octobre 1820, contre la rébellion de la garnison militaire d'Alessandria au Piémont de mars 21, et l'insurrection de Bologne de 31.
Giovine Italia
Né à Gênes, d'une famille de patriotes francophiles, Giuseppe Mazzini (1805-1872), patriote et révolutionnaire italien, étudie la philosophie et le droit, obtient sa licence en 1827 et entre au barreau. Dès cette époque, il affirme que "la patrie d’un Italien n’est ni Rome, ni Florence ou Milan, mais l’Italie tout entière", et pour faire triompher ses idées unitaires, il adhère à la Carboneria, se fait ardent propagandiste des idées révolutionnaires et démocratiques et crée de nouvelles loges, comme à Livourne en 1830.
Poursuivi pour son activité de carbonaro, arrêté et emprisonné, libéré en février 31, il s’exile en Suisse, puis en France à Marseille, où il écrit une lettre publiée par de nombreux journaux, adressée au roi Charles-Albert de Piémont-Sardaigne, l’enjoignant à prendre la tête du mouvement national italien. Sa demande n’aboutissant pas, il fonde en juillet le journal et le mouvement Giovine Italia, qui compte bientôt des sections dans de nombreuses villes italiennes. Déterminé à chasser les Autrichiens d’Italie, pour réaliser l’unité politique de la péninsule et installer la République, il se fait le promoteur de l’action révolutionnaire, estimant que l’Italie peut s’unifier seule, sans aide étrangère, à condition que l’inertie de la population soit vaincue. Il rédige de nombreux ouvrages politiques, fait du couple "pensée et action" son slogan, réfléchit au concept de l’État, communauté morale qui doit guider les actes pour améliorer l’humanité, l’amener sur la voie du progrès et du bonheur, unie par des droits et devoirs communs. C’est la mission de la "Troisième Rome" qui doit succéder à la Rome Impériale et à la Rome Pontificale.
1837, il s’exile à Londres, et demande au pape Pie IX de prendre la tête d’un mouvement émancipateur (8 septembre 1847).
Nouvel exil londonien. Revenu en Italie en 1859, il tente encore de s’opposer à la proclamation du Royaume d’Italie en 61, au profit de Victor-Emmanuel II, revendiquant toujours la République. Il vit alors dans la clandestinité, sous un faux nom, est impliqué dans des soulèvements, emprisonné. À sa libération, il s’installe à Pise où il meurt.
Sa vie durant, Giuseppe Mazzini a contribué à former des révolutionnaires, des patriotes qui ont lutté pour l’unité du Pays. Il a laissé le souvenir d’un homme intègre, ascétique, dévoué corps et âme à la réalisation de son projet unitaire et républicain.
Son héritier, le Parti Républicain Italien, ne triomphe qu’en 1946, et édifie à Rome, face au Palatin, un monument national à la gloire de ce héros dont les valeurs et la droiture morale ont influencé en profondeur une partie de la classe politique italienne.
"...Membre de l’Accademia dei Lincei en 1876 et della Crusca en 77..."
Accademia della Crusca
Fondée en 1582, à Florence, par cinq membres de l'Académie Florentine, elle se donne pour objectif la purification du toscan "en séparant la farine du son" (crusca), qui s'impose comme modèle et devient la langue littéraire de la Renaissance italienne.
IL RISORGIMENTO
Le terme
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Annibale, mio nonno Emilio (18 avril 1888 Nimis), est le cadet d’une fratrie de neuf enfants, trois filles et six fils : Elisa °1870, Giuseppe °1873, Felice °1876, Romano °1878 +1940, Cesira °1880, Pietro Micca °1882 +1968, Giovanni °1884, Orsola °1886 +1973.
Le 20 avril 1888 à 13 h, devant moi Nicolo ATTIMIS secrétaire délégué officier de l'état civil de la commune de Nimis, Luigi FABRETTI fils de Giacomo 40 ans cordonnier domicilié à Nimis déclare qu'à 23 h le 18 de ce mois au n° 22 est né de Catterina MINI fille de Nicolo sa femme ménagère vivant avec lui un enfant de sexe masculin qu'il me présente prénommé Annibale Emilio.
Lisent approuvent et signent Luigi FABRETTI, Luigi BEARZI...
Au IIème siècle av. J-C, les Romains fondent une cité, Forum Julii, d'où dérive la région Frioul-Vénétie Julienne, et Nemas castrum, Nimis (de Nemus "bosquet sacré"), une fortification clé de la défense romaine par sa position stratégique sur les voies de communication reliant Cividale.
Durement touchée par l'histoire, la ville, aux maisons entre vignobles et bosquets, lombarde au VIème siècle, subit les incursions slave et hongroise en 955, la conquête vénitienne en 1420, l'invasion turque en 1499, et de grands malheurs au XVIème siècle : famines, tremblements de terre, guerres, épidémies. Vendue par la République de Venise elle devient autonome en 1648, et la région partie intégrante du Royaume d'Italie en 1866.
S'étendant sur 7 846 km2, bordée par l'Autriche au nord et la Slovénie à l'est, elle se compose de quatre provinces administratives : à l'ouest Pordenone (278 400 h) , Udine (518 852 h) au centre, Gorizia (137 800 h) à l'est et Trieste (299 830 h) au sud-est qui lui donne sa capitale.
Les 1 300 000 habitants se répartissent en trois langues de la famille indo-européenne : l'italien (53.5 %), le frioulan (43 %), le slovène (4.7 %).
Nonno Emilio épouse en premières noces Caterina TREPPO qui lui donne :
- Mon parrain Guido Giovanni (13 septembre 1912 Nimis-11 novembre 1962 Chartres), comme l’oncle d’Amérique Giovanni TREPPO de Floriston en Californie
Acte de naissance avec Annibale comme prénom du père
- Bruno (4 février 1914 Nimis) né sous une bien sombre étoile
Le 7 février 1914 à 9h20, devant moi Giovanni TULLIO employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis, Emilio Annibale FABRETTI fils de Luigi 25 ans ouvrier agricole domicilié à Nimis déclare qu'à 7 h le 4 de ce mois au n°105 est né de Catterina TREPPO fille de Pietro sa femme ménagère vivant avec lui un enfant de sexe masculin qu'il me présente prénommé Bruno.
J'ai lu le présent acte devant les intervenants qui ont avec moi soussigné Giovanni COMELLI fils de Pietro...
- et Vilma Caterina (16 août 1915)
Le 20 août 1915 à 11 h, devant moi Giovanni TULLIO employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis, Maria VIZZUTTI 50 ans sage-femme domiciliée à Nimis déclare qu'à 4 h le 16 de ce mois au n°105 est né de Caterina TREPPO fille de Pietro femme de Emilio FABRETTI fils de Luigi paysanne vivant avec lui, un enfant de sexe féminin prénommée Vilma Caterina.
La déclarante dénonce la naissance ci-dessus pour avoir assister et prêté l'aide de son art dans l'accouchement de Caterina TREPPO à la place du mari absent de la commune pour raison de travail.
J'ai lu le présent acte devant les intervenants qui ont avec moi soussigné Maria VIZZUTTI...
Décédée avant novembre 1916. Luigi, l’arrière grand-père, voudra que Wilma porte ce prénom en mémoire.
1917, Emilio est à la guerre, la "grippe espagnole" frappe, emportant Caterina. Luigi la suit dans les mêmes jours, le 30 janvier. Le village, commotionné, les enterre en un unique service religieux.
Tante Orsola perd Bruno dans la gare d’Udine
Remariage avec Caterina VENERIO : 2 enfants
Le 19 juillet 1919 à 15h, devant moi Giovanni TULLIO employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis, AnnibaleFABRETTI fils de Luigi, 30 ans, mineur, domicilié à Nimis, déclare qu’à 16h le 16 de ce mois au numéro 105 à Nimis est né de CaterinaVENERIO fille de Girolamo, sa femme contadina vivant avec lui, un bébé de sexe masculin qu’il me présente prénomé Luigi
Fils de Pietro et Maddalena MICOSSI, Umberto, 36 ans (12 juin 1884 Tarcento ou Sedilis), marié à l’église et père de quatre enfants, arrive à New-York le 19 décembre 1920 via Gênes pour une durée indéterminée, rejoindre son frère Giovanni habitant bx65 Floriston Sierra-Nevada Californie, avec la fiancée de ce dernier Maria Fant 20 ans. Les billets sont payés par Giovanni (qui mourra dans une grève). Ils ont 25$ en poche. Ce sont les frères de Caterina.
Emilio Fabretti, de Nimis Udine, 32 ans, maçon, sachant lire et écrire, marié, arrive à New-York le 22/03/1921 via Gênes sur le Giuseppe Verdi après une traversée de 12 jours (et 520 km Nimis-Gênes), pour aller 5 ans chez son beau-frère Giovanni Treppo à Bx65 Floriston Sierra-Nevada Californie, sans un dollar en poche, à 5800 km de New-York.
Il a fait ce voyage en compagnie d’Antonio Micossi, 23 ans, marié, qui allait aussi chez son ami Giovanni et de Giuseppina Ceschia, 28 ans, célibataire, rejoignant son fiancé Francesco Micosi, 27 Water Street Santa-Cruz Californie, pour une durée indéterminée.
Tous les trois ont payé leur traversée.
Au verso de la carte :
FABRETTI Emilio
Authentification de la signature apposée ci-dessus
Le Maire
Il n’est vraisemblablement pas allé à Floriston, son nom étant barré sur le manifeste. En quarantaine à Ellis Island, Caterine a du l’avertir de la naissance de mon père. Retour avant début décembre et déclaration.
Floriston est une petite ville à environ 15 milles de Truckee dans la vallée le long du fleuve, possédée par une compagnie de fabrication de papier d'emballage, la Crown Willamette Paper Company, qui plus tard est devenue la Crown Zellerbach Corporation.
C'est une communauté qui s'est développée à la fin du 20ème siècle pour loger des ouvriers du moulin à papier.
La plupart des documents ont été détruits quand le moulin a été arrêté parce qu'il vidait de l'acide dans la Truckee River.
La seule chose restée à Floriston est un certain nombre de maisons privées construites en 1900 par Floriston Pulp et Paper Company. Mais la ville est morte.
Quand le moulin a fermé en 1930 à cause de la pollution par l'acide (le fleuve était complètement dévasté), Floriston Pulp et Paper Company a utilisé la puissance du fleuve pour produire de l'électricité en 1922.
La compagnie avait ses propres canalisations, un tramway aérien et son propre chemin de fer.
HISTORIQUE
Beaucoup de gens de l'industrie du papier se rappellent toujours les grands noms du passé.
Il y avait la Crown Zellerbach Corporation, formée juste aprés la Première Guerre Mondiale quand la famille de Zellerbach de San Francisco -Zellerbach Paper Mill Company- a fusionné avec la Crown Willamette en 1928, formée quelques années plus tôt quand Crown acheta Willamette Pulp & Paper, un pionnier de l'industrie de l'Oregon dans les années 1890.
"Notre action a toujours été de promouvoir de jeunes hommes et de les aider à obtenir de la promotion. 80 % de nos employés peuvent témoigner de ce fait. Aucun homme n'a échoué quand il était digne et capable d'avancer.
Nous avons toujours essayé d'accorder à nos employés le traitement le plus libéral et les salaires les plus élevés que les conditions concurrentielles le permettaient.
Nous apprenons que certains veulent créér une union ou un syndicat. En raison du fait que nous n'avons jamais eu affaire avec des syndicats ou leurs représentants, nous continuerons à poursuivre la même politique envers nos employés, à savoir avoir affaire directement avec eux, mais nous ne voulons aucune union ou syndicat."
Crown Willamette Paper Company. Portland, Oregon, 19 Mai 1917.
JUGEMENT
M. Hinz contre Crown Willamette
Le jury mardi après huit heures de délibération a attribué à M. Hinz des dommages et intérêts sur trois points :
Pour la perte de revenu dans ses affaires d'hôtel, prétendument provoqués par les vapeurs nocives de la fabrique de papier d'emballage, 1.800$.
Pour les réparations nécessaires sur son bâtiment dûes à la corrosion par les vapeurs, 1.000$.
Pour les dommages causés aux muqueuses de ses nez et gorge, altérant sa santé, 2.200$.
"Plus d'une vingtaine de résidants de Camas ont témoigné pendant le procès comme témoin pour le plaignant et le défendeur.
Si M. Hinz obtenait gain de cause, cela créerait un précédent qui provoquerait d'autres cas semblables non seulement ici mais dans d'autres localités où des usines de papier se trouvent."
Western Transportation Company, appartenant à la Crown Willamette Paper Co.
Le 18 décembre 1921 à 10h30, devant moi Luciano NIMIS employé du secrétariat délégué du maire officier de l'état civil de la commune de Nimis, Emilio FABRETTI fils de Luigi, 33 ans, ouvrier, domicilié à Nimis, déclare qu’à 16h le 14 de ce mois au numéro 253 Faubourg Valle à Nimis est né de CaterinaVENERIO fille de Girolamo, sa femme vivant avec lui, un bébé de sexe masculin qu’il me présente prénomé Augusto
Vers 1930, Emilio et Caterina VENERIO (2 octobre 1892 Nimis-3 juillet 1938 Aubergenville) ma grand-mère, leurs enfants Luigi Girolamo (16 juillet 1919 Nimis-13 novembre 1994 Elisabethville), Augusto Pietro mon père (14 décembre 1921 Nimis-11 août 1985 Elisabethville), décident de venir en France, passent à Turin mais Bruno refuse de les suivre et quitter la ville, ses amis et parents "adoptifs".
Aubergenville "village au coin du bois"
Eglise des XIe-XIIIe siècles
L’Acosta :
1236 : des actes mentionnent le Fief des Vignes, du nom du premier seigneur Jean des Vignes
1661 : Mme de Mannevillette construit le château
1711 : la comtesse de Clermont et Tonnerre en devient propriétaire
1756 : il est acheté par Maître Joseph-Emmanuel telle d’Acosta, d’où son nom
La Garenne :
Epaisse forêt, civilisation celte, druides, monuments mégalithiques, menhirs et dolmen. Pièces au musée archéologique de Saint-Germain en Laye
885 : Roll, à la tête de ses Vikings, combat et met en déroute les troupes du Roi de France
Il y avait un Manoir de chasse qui a abrité Louis VI le Gros, Henri IV, Louis XIV, Charles X
1175 : on retrouve dans les archives le Chevalier de la Garenne, propriétaire du domaine
XVIIIe siècle : construction, au milieu d’un jardin à la française, du château de très belle allure, admiré des spécialistes locaux. (Mon père et moi y sommes allés à l’école avant sa destruction par les usines Renault pour habitations du personnel. J’ai une assiette du service)
1921 : vente du domaine et fondation d’Elisabethville, ainsi nommée en hommage à la reine Elisabeth de Belgique, marraine de la future citée
1922 : magnifique golf à 18 trous de 7 km, disparu (où mon père était caddy. Il courrait récupérer les balles et s’offrait un gâteau le week-end grâce aux pourboires)
1923 : 10 villas-types sont construites
1925 : M. Simeoni, immigré italien, est chargé des constructions. Il fait venir d’Italie un important personnel qui se fixe, une partie y demeure toujours
1926 : réalisation des boulevards rayonnant de la Place de l’Etoile et avenues semi-circulaires. Projet (abandonné) d’une voie "royale" Aubergenville-Elisabethville - pont reliant Juziers
Jardin public avec kiosque à musique
1927 : 150 villas de type belge sont déjà faites.
1927-1928 : 18 septembre 1927, pose de la première pierre de l’Eglise Sainte-Thérèse, la première en béton armé (architecte Paul TOURNON 1er prix de Rome). Inauguration par l’évêque de Versailles le 1er juillet 1928. Inscription aux Monuments Historiques le 25 juillet 1977
Aménagement d’une plage dite "la plage de Paris"
La vie n’est pas facile. D’après les rares souvenirs dont mon père "se libérait", la famille survit en mangeant des chats et oiseaux sous le regard de la pie apprivoisée qui disait "va couper du bois". Emilio, maçon-cimentier, toujours parti, était méchant...
Mio nonno meurt en 1935 des poumons.
Le 15 mars 1935 à 10h est décédé à son domicile à Aubergenville Emile FABRETTI, cimentier né à Nimis (Italie) le 18 avril 1887 (?) fils de Louis FABRETTI décédé et de Caterina MINI domiciliée à Nimis (Italie), veuf en premières noces de Caterina TREPPO, époux en secondes noces de Caterina VENERIO domiciliée en cette commune. Dressé le 15 mars 1935, 18h, sur la déclaration de Guido FABRETTI, 23 ans, cimentier, fils du défunt, domicilié en cette commune qui lecture faite a signé avec nous Henri CABIT Maire d’Aubergenville.
Catherine reste seule à élever ses fils. Elle garde des enfants, fait peut-être du ménage et repassage.
Elle (Elida) a de beaux souvenirs de ta mémé, de ton père, et de tes oncles ; de ton nonno elle ne se rappelle pas beaucoup parce que probablement il était au loin à travailler. Après l'école elle allait jouer à la maison de ta mémé avec ses cousins, et pense que le souvenir qu'a ton papa du fromage "parmisan" soit un souvenir de ces jeux. Elle jouait en effet à la maman préparant le déjeuner pour ses fils (ses cousins) et probablement mettait le fromage dans le plat. (Sonia)
(Rinaldo)... mon père allait toujours voir sa soeur, moi aussi je me souviens d'elle, elle est venue quelques fois à Fumay.
Quant à tante Caterina, ta grand-mère, elle est venue au Clos-Roland ; je me rappelle très bien, j'étais au lit avec une rougeole, elle m'a pris par le bras, tiré par les pieds et dit combien j'étais grand. Elle est venue encore une autre fois, et mon père est allé la voir plus d'une fois aussi. Un train en manoeuvre a pris en plein tante Caterina alors qu'elle traversait le chemin de fer avec un enfant qu'elle a pu sauver en l'écartant. Mon père, averti tout de suite est parti à Aubergenville une semaine pour l'enterrement et aider les deux fils.
Ton oncle Luigi connaissait Caterina Fabretti qui habitait à Nimis, ma tante, la soeur de ma maman ; il connaissait bien ta famille. Il disait que ta mémé Caterina était une personne très bonne (Sonia 10/04/2008)
(Rinaldo) J'étais très jeune, mais j'ai senti diverses fois qu'on ne disait pas beaucoup de bien d'Emilio Fabretti pour je ne sais quel motif.
(Elida) Je me rappelle lorsque l'oncle Emilio, ton grand-père, et sa femme Caterina Venerio ta grand-mère, sont partis en France avec leurs deux enfants Luigi et Augusto. Quand ils habitaient encore à Nimis j'allais souvent chez eux. La tante Caterina était ma marraine et de France m'envoyait toujours des vêtements.
Ton grand-père avec Caterina Treppo a eu deux fils : Guido et Bruno le dernier, qui a grandi à Turin dans la famille d'un officier de l'armée italienne qui l'avait trouvé à la gare d'Udine, perdu dans l'affolement des gens qui avaient peur de l'armée autrichienne envahissant le Frioul par la route de Caporetto pendant la 1ère guerre mondiale. Le petit Bruno vivait avec la tante Orsola de Feletto, parce que ton grand-père Emilio était en guerre, et elle cherchait à s'éloigner le plus possible du Frioul en partant avec ses êtres chers.
Berta Neumann, une mère dans la tourmente
...Mon père Giuseppe, véritable livre d’histoire, me racontait souvent la guerre, ses souvenirs d’enfance, de jeune homme, de soldat. Sans amertume ni fierté dans le ton, mais plutôt de la dérision, un peu d’humour pour pallier les souffrances endurées. J’étais toujours passionnée de l’écouter.
Jeune homme, après 16 mois de service militaire, il est enrôlé pour les campagnes de Grèce, d’Albanie et de Russie.
1918-1922 Crise économique grave, grèves, occupations d’usines
1919 Benito Mussolini fonde les Faisceaux de Combat, organisation paramilitaire
1921 Création du Parti National Fasciste
24 oct 1922 Election de Mussolini au Parlement
30 Victor-Emmanuel III lui demande de former le nouveau gouvernement
1923 Gouvernement de coalition. Le Duce (Guide) gouverne par décret, la liberté de la presse est supprimée, les partis d'opposition interdits. Création de la Milice, réforme du système scolaire et universitaire, politique nataliste, jeunesse embrigadée dans des organisations paramilitaires, Grand Conseil, instance décisionnaire suprême.
1927 La charte du Travail regroupe les salariés dans des corporations.
février 1929 Signature des accords du Latran entre État italien et Saint-Siège : indépendance territoriale du Vatican, renoncement à l'État Pontifical contre 2 milliards de lires, la validité civile du mariage religieux, l'enseignement religieux dans les écoles, la reconnaissance du catholicisme comme religion d'État.
IRI, l'Institut pour le Renflouement des grandes entreprises, évite l’aggravation de la récession. Industrie sidérurgique, centrales hydroélectriques, industries d'armement, grands travaux d'intérêt général comme assainissement de plaines insalubres, construction d’autoroutes...
1933 Nomination d'Adolf Hitler comme chancelier du Reich. Il exprime sa sympathie pour le Duce -son exemple- et son régime. Le rapprochement n’est pas immédiat à cause de l'Anschluss (rattachement de l'Autriche), menaçant le Haut-Adige
L’Italie se rapproche de la France
janvier 1935 Signature des accords Laval-Mussolini, laissant les Italiens libres d'agir en Éthiopie
avril La France, le Royaume-Uni et l'Italie forment le "front de Stresa" pour protester contre le réarmement et les violations du traité de Versailles par l'Allemagne.
3 octobre 1935 Invasion de l'Éthiopie considérée comme italienne. Mussolini rêve de recomposer l’Empire romain.
9 mai 1936 Prise d'Addis-Abeba, annexion et proclamation du roi Victor-Emmanuel III Empereur d'Éthiopie.
juin Afrique-Orientale italienne : Ethiopie + Érythrée + Somalie italienne
octobre 1936 Reconnaissance par l'Allemagne de cette conquête
septembre 1937 Adhésion de l’Italie au pacte Antikomintern signé par l'Allemagne et le Japon en novembre 1936
1er novembre Signature de l'Axe Rome-Berlin
mars 1938 Refus de Mussolini d'aider l'Autriche envahie par l'armée allemande
1938 Lois raciales, excluant les Juifs de l'administration civile et militaire
7 avril 1939 Hitler annexant la Bohème et la Moravie, Mussolini attaque l'Albanie
25 mai 1939 Signature d’un pacte d'assistance militaire (Pacte d’acier)
10 juin 1940 Après un temps d’hésitation et la victoire de l'Allemagne en Pologne et France, Mussolini déclare la guerre à la France et au Royaume-Uni
août-septembre Occupation de la Somalie-Britannique.
28 oct 1940 Invasion de la Grèce par les troupes stationnées en Albanie, mais l'armée grecque les repousse.
Débâcle. Victoires britanniques en Méditerranée et Libye. Dépendance à l'égard de l'Allemagne.
1941 Revers militaires. Blocus naval britannique et bombardements aériens. La victoire allemande dans les Balkans permet à l'Italie d'occuper la Grèce et la Yougoslavie.
22 juin 1941 Mussolini déclare la guerre à l’URSS
Fin 1941 Les États-Unis rejoignent le Royaume-Uni et l'URSS
1942 Offensive britannique d'El-Alamein. Les forces de l'Axe sont forcées de battre en retraite
mai 1943 La Tunisie tombe aux mains des Alliés
Mon père, né en 1918, soldat d’une armée en déroute, écoeuré par la tyrannie fasciste, des campagnes sans lendemain ni conviction jalonnées de peur, crainte, faim, misère, froid et mort, décide de rejoindre les partisans pour combattre l’injustice et l’oppression.
Accompagné de Pietro Gervasi son beau-frère, Bruno Fabretti son cousin et un ami, ils devaient s’en remettre à l’armée allemande. Ils ont décidé ensemble de suivre les partisans.
Pour échapper aux allemands, mieux préparés armés et entraînés, les brigades de partisans -Garibaldi foulard rouge, Osopo foulard vert- se cachent dans les montagnes et combattent de 1943 jusqu’au jour de la victoire.
L’Italie du nord est le berceau de la rébellion populaire. Zone peuplée, industrialisée, d’une classe ouvrière éduquée et politiquement réceptive, elle subit depuis fin 1942 des bombardements massifs qui minent le moral.
10 juillet 1943 Les Alliés débarquent en Sicile
24-25 Mussolini est mis en minorité. Le lendemain, Victor-Emmanuel III le fait arrêter et déporter. Le maréchal Pietro Badoglio forme un gouvernement de transition
3 sep 1943 Alliés et Italiens négocient à Lisbonne une reddition sans condition. Invasion de l'Italie. Le IIIe Reich déclenche l'opération Alaric : en 48 heures l'armée italienne est désarmée et des milliers d'opposants sont arrêtés. Le Roi et Badoglio se réfugient à Brindisi
12 Un commando parachutiste libère Mussolini qui fonde la République sociale italienne, à Salò, dans le nord du pays
La résistance est une convergence de forces d’origines diverses. Après la rédition, de nombreux soldats démobilisés ne veulent ou ne peuvent retourner dans les provinces occupées. Ils se cachent avec leurs armes dans les villages de la campagne et les montagnes apennines où ils sont rejoints par les civils, militants antifascistes ou personnalités menacées par les mesures de rétorsion du régime de Sàlo.
Ainsi se constituent les premières formations de partisans, de tradition monarchiste ou de diverses idéologies.
12 octobre 1943 Le président du Conseil Badoglio déclare la guerre à l'Allemagne
Dès octobre 1943 commencent les premières actions de guérilla, attaques contre les casernes, dépôts et convois allemands. Les maquisards trouvent auprès de la population une complicité active, mais sont pourchassés par les forces nazies et fascistes qui n’hésitent pas à lancer de sanglantes expéditions de représailles.
4 juin 1944 Rome est libérée
L’armée allemande fait appel à des unités cosaques pour liquider les terroristes. 300 hommes arrivent à Nimis le 20 août 1944 pour occuper la région et encercler les partisans. Ils réquisitionnent les maisons, s’installent, tuent (33 victimes civiles à Torlano le 25) et brûlent tout sur leur passage. La population s’enfuit vers Udine rejoindre leur famille ou dans les montagnes comme mes grand-parents marchant 10 jours dans le dénuement le plus total avec leurs enfants dont ma tante Elida de 22 ans, sans nouvelles de leurs fils combattants, Pietro (à Potenza en Basilicate au sud de l’Italie), Emilio, Felice, Giuseppe.
Les bombardements sévissaient et les cosaques encerclaient peu à peu la zone montagneuse.
Mon père Giuseppe et ses 3 compagnons d’armes décident de descendre à Nimis pour chercher à manger. Mais ils sont dénoncés par des espions. L’armée allemande les arrête et les incarcère à la prison d’Udine.
Là, chaque jour, la mort rode : peur, cris, appels pour le poteau d'exécution qui glacent le sang, détonations de fusils, bruit mat des corps, la fin des camarades, l’irrépressible angoisse qui monte... L’attente longue torture les nerfs à vif... Ce ne sera pas pour aujourd’hui.
Ils ne savent pas que d’autres sont transportés à Dachau.
Mon grand-père Pietro Micca apprend que 4 jeunes gens ont été arrêtés et conduits à la prison d’Udine.
Il parle allemand, ancien immigré à Hambourg où il rencontre sa future épouse Berta Neuman alors serveuse dans une auberge.
Il essaie de la convaincre d’aller parler au commandant pour libérer son fils, ses gendre et neveu.
Berta a peur d’être tuée par les allemands. Les villageois l’ont toujours suspectée d’être une espionne, la sale allemande, la traître.
Pietro insiste.
Ils partent ensemble à la prison, s’adressent à une secrétaire interprète, collaboratrice des SS. Cette personne coopérative présente le couple au commandant. Elle n’enfonce pas les prisonniers, minimise la situation.
Ma grand-mère impressionnée, apeurée et craintive demande la libération de son fils en parlant sa langue maternelle. Le commandant, intransigeant, refuse brutalement. Elle le supplie, crie : que voulez-vous de plus de mon fils. 18 mois de période militaire et la guerre en Albanie, Grèce et Russie. Que voulez-vous de plus de lui qui a donné toute sa jeunesse, que voulez-vous qu’il vous donne de plus. Excédée, en pleurs, elle hurle : mais c’est le fils d’une mère allemande que vous allez tuer !
Le commandant se ravise alors et réplique avec hargne qu’il accepte de libérer son fils qui en contre partie travaillera pour l’armée allemande. Les autres en camps de concentration. Et Berta réussi a extirper de la mort son beau-fils Pietro Gervasi dont la femme ma tante Irena, était enceinte de mon cousin Pierino, et Bruno.
Après 9 jours d’incarcération, mon père, son beau-frère et son cousin rentrent à la maison sous surveillance pour qu’ils ne rejoignent pas les partisans (24 septembre - 25 avril, victoire des alliés).
Pris dans la rafle du 29 septembre, emprisonné à Udine, Bruno est convoyé à Dachau du 2 au 5 octobre. Sur 280 hommes, 4 seulement en sont revenus.
avril 1945 Les dernières troupes allemandes sont écrasées. Mussolini, sa maîtresse Clara Petacci et de hauts dignitaires fascistes sont capturés par des patriotes à Dongo, sur les rives du lac de Côme, alors qu'ils cherchent à gagner la Suisse, cachés dans un convoi militaire allemand
28 Le dictateur et ses compagnons sont abattus, leurs cadavres exposés en place publique à Milan
29 Signature de l’armistice à Caserte
2 mai Capitulation des troupes de l'Axe
9 mai Le roi Victor-Emmanuel III abdique en faveur d'Humbert II qui se retire au Portugal le 13 juin
L’armée allemande en déroute fuit la région, comme Gênes, Turin, Milan, volant, brûlant, tuant tout sur son passage jusqu’à Terviso puis l’Autriche et l’Allemagne.
La famille a perdu tous ses biens mais Pieri et Berta ont retrouvé leurs 3 enfants sains et saufs, marqués à jamais par la cruauté et l’injustice.
Elle est restée unie et solidaire, les peines et blessures secrètes évoquées toujours avec réserve.
En vacances, la famille se réunissait le dimanche, Berta entourée de ses fils, filles et petits-enfants. Grand-père n’était plus (+1968). D’autres soucis les préoccupaient, d’autres joies les animaient. Mais ils étaient là.
3 cousins n’ont pas retrouvé leur vallée :
- Giannino, fils de Giovanni et frère d'Emilia, tué pendant la campagne de Russie (Division Julia), entre septembre et décembre 1942.
- Giovanni Antonio, fils aîné de Giuseppe -la "dynastie" des postini- pris lui aussi dans la rafle du 29 septembre 44, et convoyé avec Bruno pour Dachau où ils côtoient André Verchuren arrivé de Compiègne par "le Train de la Mort" le 5 juillet 44. Transféré à Buchenwald, kommando Gandersheim -dans une usine Heinkel- il meurt le 6 avril 1945.
- Giuseppe, fils ainé de Romano et frère de Bruno, parachutiste. Tuberculeux (pneumonie) à 23-24 ans il reste sans soins à l’hôpital.
Dans sa dernière lettre du 8 septembre 1943, il écrit qu’il revient cet hiver à la caserne de Tarcento... Mais décide de pas rentrer, ne sachant que faire entre SS et partisans.
... Quand passent les cigognes...
A.
Séminaires avril 2002 : A. Fabretti - Groupes et algèbres de Hopf pour la renormalisation des champs quantiques
Alessandra
Recherches sur :
- George Berkeley (1685-1753), évêque de Cloyne, philosophe irlandais immatérialiste, étudia à Trinity à 15 ans.
Professeur de langues anciennes et de théologie à Dublin.
Dans la "Théorie de la vision", constatant qu’une sensation visuelle ne peut représenter la profondeur (le rayon lumineux étant perpendiculaire à la rétine, sa projection est identique que l’objet soit proche ou lointain), conclut que celle-ci n’existe pas et que l’espace tactile est distinct de l’espace visuel : il y a seulement correspondance entre les deux. La matière n’est qu’une illusion : "esse est percipi aut percipere" (être, c’est être perçu ou percevant). Les choses existent telles que nous les percevons. Si tous les hommes voient les mêmes choses, alors un ordonnateur a harmonisé leurs perceptions : Dieu.
Alessandro
Ingegnere à Zurigo
Lettre ouverte au Président de la République (au sujet du principe de précaution)
- L'histoire contemporaine montre au moins deux cas de phénomènes dont le danger a été identifié et dont les effets, fortement nuisibles, ont eu lieu pendant des décennies : les déchets nucléaires et les nourritures pour animaux (farines).
- L'heure est à la sensibilisation des scientifiques par "des informateurs scientifiques".
- Un rapport d'une commission de l'Association Professionnelle des Physiciens Américains recommande que, dans la protection des champs électromagnétiques, le principe de précaution soit pris par les Etats. Une telle recommandation est logique.
- Au cours de ces deux décennies ont été développés beaucoup de travaux scientifiques au sujet de l'interaction biologique des champs électromagnétiques. La Commission Européenne (1999) reconnaît : "les études scientifiques certifient une augmentation du risque pour quelques types de tumeur, comme des leucémies, des tumeurs des tissus nerveux et, bien que limitées, des tumeurs au poumon ; des risques de tumeur conséquents à l'exposition aux fréquences extrêmement basses, chez les personnes vivant près des lignes de haute-tension".
L'Institut National des Etats-Unis pour la Santé a édité un rapport en 1998 dans lequel il affirme : "la classification des champs électromagnétiques de 50 à 60 hertz comme cancérigènes est une décision que doit considérer la Santé Publique, basée sur une évidence d'augmentation du risque de leucémie infantile ou de leucémie chronique".
- Une expérience australienne (1997), dans laquelle ont été irradiés pendant 18 mois avec des micro-ondes de type vibratoire GSM, de rats génétiquement modifiés avec un gène causant l'apparition du lymphome, montre un accroissement chez les rats exposés par rapport aux non-exposés, des changements au niveau des cellules, de la sécrétion de mélatonine et de quelques fonctions importantes du système immunitaire.
- Dans une conférence publique à Bologna, Cesar Maltoni a affirmé : "qui nie toujours l'effet des champs électromagnétiques sur la santé humaine ignore intentionnellement la recherche scientifique qui à ce jour a établi leur corrélation avec l'apparition des tumeurs".
Un physicien israélien de l'Université du Negev a écrit : "il y a des raisons politiques, non scientifiques, de nier la nocivité des champs électromagnétiques."
9 avril 2001
Alessandro
RAI Sport - Chef de service
Alessandro DEL PIERO "Pinturicchio" (via mia bisnonna Angela Rosa)
9 novembre 1974 - Conegliano 31015 Venetie ITALIE
1m75 74kg
Attaquant - Capitaine de la Juventus de Turin
Vainqueur de la Coupe du Monde 2006
Vainqueur de la Super Coupe d'Italie en 1995, 1997, 2002, 2003
Champion d'Italie en 1995, 1997, 1998, 2003
Meilleur buteur du Championnat d'Italie en 2002
Meilleur buteur de la C1 en 1998
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1996
Vainqueur de la Super Coupe d'Europe en 1996
Vainqueur de la Coupe d'Italie en 1995
536 matches - 220 buts !
Alessio
Brevet d'une carte bancaire infalsifiable
Andrea
Directeur ingénierie du puissant groupe Ferretti
L'histoire Ferretti commence en 1968 où Norberto Ferretti et son frère Alessandro, guidés par un grand amour de la mer, se lancent dans une nouvelle aventure qui aboutira à la création d'un des plus prestigieux chantiers navals au monde, au lieu de vendre les yachts célèbres et prestigieux d'autres constructeurs. Ces bateaux reflètent la philosophie de la croisière.
1970 : boatshow de Genova, le chantier naval Ferretti présente son premier modèle et deux motorsailers de 10 et 12 m. Toute la production de l'année est vendue!
1979-1989 : années motoryachts dont la philosophie de confort et de sécurité a donné au chantier naval sa propre identité.
Afin de répondre au développement de la pêche au large, un nouveau modèle est créé. En même temps, l'attention méticuleuse pour la technologie et la recherche amène Ferretti a utiliser l'aramat, combinaison de fibre de verre et Kevlar. Les conception, qualité, confort et exécution sont la force d'une des productions les plus appréciées au monde.
Années 90 : participation avec Jeanneau. Bateaux de 52 pieds. Création de la division Ferretti Amérique. En 1995, la production double par rapport à l'année précédente. Développement en Extrême-Orient. Gamme sur commande de yachts de 28 à 35 mètres.
1998 : acquisition de Pershing, Bertram, CRN d'Ancona où les megayachts de luxe les plus célèbres sont construits, et de Riva.
Septembre 2002 : fondation de la division yachts de Ferretti, reprenant le nom historique de la marque, un des leaders mondiaux.
Motoryachts en fibre de verre de 46 à 88 pieds.
Présent dans 63 pays.
Anna
Recherches sur :
- Kurt Erich Suckert, dit Curzio Malaparte (1898-1957) Ecrivain italien. S’est engagé dans l’armée française à 16ans, s’inscrit en 1922 au parti fasciste dont il dirige l’hebdomadaire, rompt en 1931 et vient vivre à Paris où il écrit deux ouvrages politiques qui lui valent, quand il rentre en Italie en 1933, quelques mois de prison et 5ans de résidence surveillée. Correspondant de guerre en 40-41. En 44, il dénonce le nazisme, la décadence de l’Europe. Il s’installe à Paris en 1945.
Nostalgique de l’Italie de la Renaissance, regard de moraliste.
Journaliste, écrivain, théâtre, mise en scène de cinéma, revue musicale
Anna Maria Fabretti Longo (Dottoressa)
Capo del Dipartimento Trasporti Terrestri - Ministero dei Trasporti e della Navigazione
Anna Rita
La dimensione dinamico-relazionale nell'azione e progettazione didattica. Un'esperienza di scuola materna con bambini con tratti autistici, 1994
Anne-Marie
Directrice du Service Information et Organisation du CHRA (Centre Hospitalier de la Région Annecienne). Directeur adjoint CH Annecy.
FABRETTI (A.-M.) : Serveur de dossier médical commun et communication en réseau hétérogène: la construction d'un système d'information médicale (1994)
Antonio
California Genealogy Index Fabretti, 1880
Antonio
Associazione di Gay Project Onlus
Roma,
Mi chiamo Antonio Fabretti, sono genitore gay, sono membro del direttivo dell'Associazione Di' Gay Project di Roma e sto sviluppando un progetto sulle "famiglie alternative"...
Antonio Costantino
Responsable de recherche
Universita' degli Studi di Modena e Reggio Emilia : Centro Interdipartimentale di Calcolo Automatico ed Informatica Applicata
Université d’études de Firenze : Département de Chimie
Ariodante
voir article
Armando
Associazione Nazionale delle Imprese dei Farmaci di Automedicazione
Augusto
Alcooliques Anonymes
Maringá - Paranavai
Rua Augusto Fabretti
Anexo ao Salão da igreja São Paulo
Beatrice
Campagna nazionale di Legambiente per la tutela e la valorizzazione del patrimonio ambientale e culturale del nostro Paese, il Centro di Azione Giuridica di Legambiente Lombardia
- Lombardie : Région historique et administrative de l’Italie du Nord, la plus développée du pays, s’étendant en bordure de la frontière suisse. Création des communes urbaines au XIème siècle.
Agriculture fortement mécanisée : blé, maïs, riz, betterave, fourrage, porcins, bovins.
Industrie : textile, confection, métallurgie, raffinage, gaz, chimie, arts.
- Lombards : peuple scandinave qui fonde un royaume en Italie du Nord (568-774), en Toscane du Nord, Ombrie, Spolète et Bénévent (sauf Venise), et donne son nom à la plaine du Pô,. Capitale Pavie. Mosaïque de Duchés où le Roi est choisi (Trente, le Frioul, la Toscane, Spolète, Bénévent). L’Italie est coupée en deux, avec, au Sud les Byzantins. 773-774, Charlemagne conquiert le Royaume et prend Pavie.
Beatrice
A fait partie de l'équipage du Pietro Micca, le plus vieux bateau de commerce Italien construit en 1895. Alimenté par des chaudières à vapeur et de puissants panneaux photovoltaïques, il navigue le long des côtes de la Ligurie, de la Toscane du Latium, assurant remorquage, sauvetage et fourniture de vapeur aux bateaux de l’OTAN.
C.
Liceo Scientifico Statale "Ettore Majorana"
Roma
De la Connaissance Mythique au Verbe Divin
Un début qui est déjà une tradition Fabretti C., Cervini S., Conti P.
Carlo
Né à Bologne en 1945, vit en Espagne. Ecrivain et mathématicien, il cultive assidûment la découverte scientifique et la littérature "jeunes". Il a publié plus de trente livres, histoires, romans de science-fiction, de nombreux commentaires et articles, et a créé et dirigé de nombreux programmes de télévision.
Dans ses livres apparaissent comme constantes, les concepts mathématiques présentés en problèmes philosophiques et logiques, des références littéraires comme par exemple Alice au Pays des Merveilles, ou dans les domaines de la philosophie ou des mathématiques, des allusions répétées au Mythe de Narcisse, à Socrate, Copernic, Galilée, Hempel.
Ses écrits ne sont pas que la narration d'une histoire, mais utilisent cette narration pour la diffusion de concepts philosophiques et scientifiques rendus accessibles à un jeune public, motivant la réflexion, exerçant logique et raisonnement.
Catherine
Fabretti Haute-Couture - United Arab Emirates
Catherine Fabretti Hansen qui a créé Fabretti haute-couture au début des années 80 avec une grande attention pour le design et le détail, a développé aujourd’hui une ligne de vêtements haut de gamme unique
Pour la quatrième année consécutive l'exposition 2000 de la jeune mariée a apporté tout ce qu'elle peut avoir besoin pour ce jour spécial, le jour du mariage, attirant un grand nombre de femmes à l'Emirates Towers Hotel du 15 au 18 mai. Les futures jeunes mariées ont découvert avec intérêt les dernières collections de vêtements nuptiaux présentées par des maisons de mode renommées comme Arushi, Ghanati, Scalini et Fabretti.
Christiane
Who’s Who e-book
Claudio
Webmaster de Onda Rock, magazine on-line sur le rock
Né à Rome le 3 juin 1967. Diplôme en Droit, Maîtrise en Journalisme et Communication à l’Université Luiss de Rome, journaliste professionnel depuis 1997, rédacteur en chef...
Clyde
RPA's director of business development. Retirement Planners & Administrators, Inc. (RPA - Virginie) est un leader dans le domaine du régime de retraite depuis plus de trente ans.
D.
Fundación Síndrome de Down de Cantabria
Le développement de la langue, production et compréhension, continue dans toute l'adolescence et la première étape de l'adulte, en ouvrant une divergence croissante entre la compréhension et la production et entre le vocabulaire et la syntaxe (Fowler, 1990, 1995; Chapman y col, 1991, 1998; Vicari y col, 2000). Les enfants avec le syndrome de Down montrent des taux plus lents de développement en grammaire, et tendent également à omettre des verbes (Hesketh et Chapman, 1998).
Fabretti D, Pizzuto E, Vicari S, et al. A story description task in children with Down syndrome: Lexical and morphosyntactic abilities.1997
Syndrome de Down, plus communément appelé trisomie-21, affection congénitale due à une altération du capital génétique (chromosome surnuméraire sur la paire n°21). Déformation physique (mongolisme), malformations intérieures, déficience mentale, QI de 50 maxi, doux, affectueux, émotifs, capricieux. 1.5 ‰
Dana
L'équipe de Hockey ASU d'Appalachian bat Catawba, Davidson et Quinnipac et gagne un troisième titre du Tournoi du Sud 1998.
Daniel & Thais S. Fabretti Bozzetto
Projeto educação virtual
Département d’activites culturelles - Sao Paulo
Denise FABRETTI MORAES
Professeur de portugais - Psicolinguistica - Maria da Fé
E.
Universite de Trieste
Approcci metodologici specifici nelle scienze sociali
Edoardo (Comte)
Ministre Pontifical (voir Etymologie)
Elisa
CRC Corrosion Research Center, Minneapolis
Le centre de recherches sur la corrosion (CRC) est une ensemble d’enseignants, d'étudiants, de chercheurs ayant un intérêt commun pour la corrosion. Actuellement, approximativement 17 à 20 personnes sont impliquées du CRC.
Department of Defense - Department of Energy (Basic Energy Sciences) - Honeywell, Inc. - National Science Foundation - NASA...
Emanuela (Dr)
Dentro il triangolo di Visegrad (Bulgarie)
Società civile, politica e assetti istituzionali nell’Europa Centrale
Giovanni Delli Zotti, Emanuela Fabretti, Antonella Pocecco, Ornella Tonzar
Europa centro-orientale: cambiamenti politici tra continuità e discontinuità di Emanuela Fabretti
Le particolarità del comunismo di Hoxha
Tra Grande Stato e panslavismo: il caso della Serbia
Emanuelo (Prof.)
Director - Istituto di Sociologia Internazionale (ISIG)
ISIG est une institution culturelle sans but lucratif fondée en 1968 et reconnue officiellement depuis 1985. Les buts de cet institut sont : transmettre des recherches et organiser des conférences sur les problèmes de relation entre les Etats, Nations et groupes ethniques, fournir des informations aux politiques pour promouvoir le developpement culturel économique et sociale des populations, organiser des séminaires et des cours spécialisés pour les diplômés et les chercheurs. L’Institut est organisé en 6 départements : Sociologie Internationale Technologie et Avenir, Sociologie de l’Espace (territoire, ville, communauté, environnement, sociologie rurale) Urgences publiques, Systèmes sociaux, Politique sociale, Groupes sociaux et Altruisme.
ISIG organise un Forum des Villes en Bordure de l’Europe, un Observatoire des Minoritées Ethniques Européennes et un Laboratoire d’Analyse de Résolution de Conflit.
ISIG publie Magazine Isig, une lettre, et le journal Futuribili. Des actions sont menées vers les Sociétés d’Europe de l’Est et comprennent une école d’été pour promouvoir la construction d’une Nouvelle Europe.
Eolo
Sénateur de la République Italienne
Eric
Direction Services Paris Infotel
Infotel est un acteur indépendant européen de réputation mondiale : ses progiciels sont vendus dans le monde entier, soit directement pour la France et certains pays d'Europe, soit via des accords de distribution mondiaux signés avec IBM.
Fabio
Montage d’un précieux et unique document vidéo d’un concert live des Rockets, enregistré et transmis par la RAI (Taranto 29 mai 1980)
Fábio
Centre d'étude expérimentale artistique, espace ouvert pour de nouveaux auteurs, coordonné par le directeur Ana Kfouri, qui commémore 10 ans de direction théâtrale. Lecture aujourd'hui du texte Bem-Ditos, de Fábio Fabretti. (BR)
Fabretti Holdings Limited Gibraltar
Holding : société de portefeuille gérant un avoir d’actions, de valeurs mobilières
Fabretti
Associazione Italiana Omeopatia
Roma
Fabrizio FABRETTI (Dott.)
Repubblica Italiana
Tribunale Militare di Sorveglianza (Surveillance)
Presidente
Federica
Auteur d'un épisode de X Files, "If only it was true ( Sí solo fuera verdad)" (Argentine)
Federico
Le 3 janvier 2001 Federico Fabretti est appelé au poste de responsable de la communication de TIM (the Italian leading GSM mobile telephony compagny)
Francesco
Simone Persichini (Voce), Tony Felicioli (Flauto e Sax), Marco Tentelli (Claviers), Andrea Del Signore (Guitare), Francesco Fabretti(Basse), Mauro Viale (Percussions). Il Canemacchina est né en septembre 1999. En novembre le groupe réalise un Cd promotionnel de 3 morceaux. Francesco Fabretti montre qu’un jeune auteur rock peut exprimer toutes les tendances et influences, psychédélique, pop, mélodies, au travers d’un travail alliant modernité et tradition dans une alchimie des divers genres.
Franco
Direttore Unita Operativa di Otorinolaringolatria
Osp. "Bolognini" Seriate - Lombardia
G.
Dufour C, Brisigotti M, Fabretti G, Luxardo P, Mori PG, Barabino A: Helicobacter pylori gastric infection and sideropenic refractory anemia. J Pediatr Gastroenterol Nutr 17, 225-227 (1993)
Gaspare
Capitaine des troupes pontificales (voir Etymologie)
Giacomo
Le nouveau ministre-général de l'ordre 1659 (voir article)
Biographie de Bartolomeo Mastri da Meldola
Né à Meldola le 7 décembre 1602 dans une famille de la petite noblesse, il entre dans l’Ordre des Minori conventuali en 1616.
Ordre de Cesena, Bologna et Napoli, brève période à Parma e Bologna comme enseignant en logique, complète sa formation au Collegio di S. Bonaventura, à Rome, de 1625 à 1628.
De 1628 à 1638 Ordre de Cesena et Perugia.
De 1638 à 1641 Régent du collège de S. Antonio, à Padova.
De 1628 à 1647, avec son collègue Bonaventura Belluto, il rédige et publie sa première grande oeuvre : un programme de philosophie scotiste de logique, physique et métaphysique.
En 1647 il est élu ministre provincial de la province bolognèse de son propre ordre.
En 1650, il retourne à Meldola, où il réside jusqu’en 1659 et développe son programme.
1662 Cure de vicaire général
1665 à Rome, dans l’escorte du ministre général de l’ordre, Giacomo Fabretti.
Il manque l'élection de ministre général, retourne à Meldola, où il termine sa thèse et meurt le 11 janvier 1673.
Auteur de quatre oeuvres :
La première, philosophique, fut pensée et, en grande partie, écrite en collaboration avec Bonaventura Belluto. Divisée par matière, éditée en sept tomes de 1637 à 1647.
La deuxième, de nature polémique, publiée en 1650 en un volume avec le titre de "Scotus et scotistæ Bellutus et Mastrius expurgati a probrosis querelis ferchianis".
La troisième, éditée en quatre volumes de 1655 à 1664 "Disputationes theologicæ in quatuor libros Sententiarum".
La dernière Theologia moralis, publiée en un volume en 1671.
Giancarlo
Une innovation sur l'Internet ? Possible ? Oui
Livres à réaliser sans effort. La première expérience de cette sorte sur la toile.
Gianfranco
Firenze Vetro Company
Fondé il y a 40 ans par Gianfranco Fabretti, Vetro s'est développé rapidement pour devenir un des leaders de produits d'empaquetage en verre.
Gino
Acteur. Luis Mariano dans Histoire de chanter - Film français, comédie en N&B du réalisateur Gilles Grangier - Sortie en France le 19 avril 1947.
Un chirurgien jaloux greffe les cordes vocales d'un chanteur de charme à un épicier.
Avec Luis Mariano (Gino Fabretti), Julien Carette (Robert), Noel Roquevert (Le Dr Renault)...
Giorgio
Régime végétarien
La prima associazione al mondo di fruttariani crudisti, che offre anche una dispensa su "Teoria e pratica del fruttarismo" scritta dall'antropologo Giorgio Fabretti.
Giuseppe
Base NARCISSE et cd rom Cristal
Base documentaire sur les peintures de chevalet du laboratoire de recherche des musées de France
Giuseppe
La famille Frescobaldi, une des plus anciennes dynasties de fabricants de vins a lancé un nouveau restaurant bar à vins au coeur de Florence, juste en haut de la Piazza delle Signora.
Deux parties composent le lieu : le bar et le restaurant, avec un menu Toscan imaginé par le Chef local Giuseppe Fabretti qui a travaillé des années dans un des meilleurs restaurants de Florence, Cibreo...
Giuseppe
Président de l’International Cooperative Consumer Organisation depuis 1993
Directeur du Foreign Department of the National Cooperative and Mutual League
Vice-Président de la National Consumer Cooperative Association (ANCC) depuis 1985
Vice-Président Euro Coop
Euro Coop : Quatre objectifs majeurs pour le bien des consommateurs.
- Centraliser et diffuser des informations sur l'actualité en matière d'économie et de politique des consommateurs représentant un intérêt pour les membres
- Constituer un forum pour l'échange régulier d'informations et pour la coordination des intérêts communs des organisations membres - Promouvoir, défendre et représenter les intérêts des consommateurs au niveau européen
- Représenter les membres auprès des institutions européennes en vue de la réalisation de l'objet social prédécrit
Giuseppe (Padre)
Milite à Milan pour l’adoption à distance, nouveau mode de solidarité envers les enfants du Tiers Monde et des pays en difficulté
Giuseppe
The website for optics, photonics, and imaging
AeroSense conférence des 16-20 Avril 2001, Orlando (111-K6), Florida, USA
Giuseppe
Dipartimento di Informatica - Universita di Bari
Workshop su Intelligenza Artificiale
Jean-Jacques (voir Généalogie)
Les maisons malades
Certains aspects qui influencent négativement nos facultés mentales, physiques et émotionnelles sont cachés dans l'architecture, la construction et la disposition des maisons dans lesquelles nous résidons. Cet article, fruit d'une enquête scientifique sur la question, est l'alerte sur ces aspects.
Poverty, Equality and Human Rights: what are the obligations of States ? Par L. Fabretti Bologna Center
Larissa
Modèle et Manequin
Date de naissance : 30 janvier 1987
Mensurations : 1m70 - 48 kg - 74/62/85
Campagnes publicitaires : Capricho - Revista Miss Londres 1999,2000 - Choomp, etc …
Agence : Elite (Amérique du Sud)
Ce livre de cours approche dans un langage clair objectif et didactique les sujets de base de la loi applicable aux impôts pour l'administration et les sciences comptables, au moyen de cas et d'exercices dont les solutions sont disponibles pour les professeurs sur Internet.
Développement des entreprises, charge fiscale, fiscalisation, activité financière de l'état, défenses du contribuable
Laura
Ministère de l’Intérieur - Italie
Lorenza
Killing time : women activists awaiting justice (Italia-USA/2001) di Todd Waller e Lorenza Fabretti
Bien que la fin des hostilités apporte officiellement la paix, pour les familles elle n'arrive vraiment qu'avec la possession des corps des proches qui sont tombés. Le film montre qu'en Bosnie, Croatie et Serbie, il reste plus de 30 000 tués de la guerre 92-95 à retrouver. Il est suivi d'une discussion avec les auteurs, Todd Waller e Lorenza Fabretti.
Srebrenica justice campaign 1999
Exhumation and Identification Update
Lorenza Fabretti, Programme Officer, ICMP
Louis
Club 41
Club de Luneville - Chargé Relations Extérieures
Le Club 41 regroupe des hommes de plus de 40 ans, pour la plupart issus de la Table Ronde Française dont la limite d'âge est fixée à la quarantaine.
Créé à Brest, le 1er octobre 1961 par Maurice FIDELAIRE, il compte actuellement plus de 5300 membres, répartis en 267 clubs et regroupés en 16 régions. En Juin 2000 devient fédération.
Les Clubs 41 locaux sont animés par un comité national constitué d'un bureau national et de seize présidents de régions.
Le Club 41 International réunit 19 pays et regroupe 40 000 membres.
Quels sont nos buts ?
Promouvoir l'Entente, l'Amitié, la Tolérance et l'Action auxquelles nous associons la Solidarité.
Chaque club est libre de s'impliquer dans des actions (culturelles, caritatives, humanitaires...) nécessaires au rayonnement du club dans la cité, génératrices d'Amitié, de Solidarité et d'Attractivité.
Nous entretenons des relations privilégiées avec la Table Ronde Française, le Ladie's Circle France et le Club Agora Français, réunis en une structure informelle désignée par le terme Quatalagor.
Avec ces trois clubs, nous adhérons à l'association "Amitié Assistance" dont le but est d'assister moralement et matériellement tout orphelin, veuve ou veuf de membres actifs et plus généralement de participer à une assistance engagée par l'un des clubs adhérents de l'Association dans le cadre d'une action d'aide à la personne humaine.
Marcella
Université d'Etudes de Rome
Gestion des ressources humaines - Rapport de polyclinique - Contrats et conventions
Procédure d'évaluation comparative des professeurs et associés - Concours du personnel technico-administratif
Maria
Ministère de l’Infrastructure (Italie)
Maria Pia
Elisabetta dans Don Carlo de Verdi à l’Opéra de Dublin (Ireland) - Printemps 1965 11e festival d’Opéra italien
Marietta
Sainte Giuseppina Bakhita
1869 Naissance à Olgossa nel Darfur - Soudan.
1876 Enlevée et vendue à des marchands d’esclaves, à un général turc, au Consul de Khartoum, puis donnée à un couple de Zianigo.
1888 Admission de Bakhita et de Mimmina, la fille de ses maîtres, à l’Instituto dei Catecumeni de Venise.
1889 Déclarée légalement libre par le Procureur de la République, elle décide de rester en Italie.
1890 Bakhita reçoit le Sacrement du Baptême.
1893 Elle entre en Noviciat à l’Istituto dei Catecumeni dont la Mère Supérieure est Marietta Fabretti.
1896 Elle prononce ses premiers voeux religieux à Vérone.
1927 Et fait sienne profession perpétuelle à la chapelle de la Casa filiale di Mirano Veneto (Venise).
1936 Elle voit le S. Padre Pio XI.
1943 Célébration du 50° Anniversaire de la Vie Religieuse de M. Bakhita
1942-47 Chute, portée sur un siège, maladie (bronchite asthmatique, arthrite, sinusite, éléphantisme, difficulté a respirer, toux persistante, douleurs spasmodiques, broncho-pneumonie) - 8 février Décès
1978-1992-2000 Bakhita est béatifiée et inscrite comme Sainte par Jean-Paul II.
Marika
E.P. Management - Management del Mondo dello Spettacolo
S’occupe de :
Ursula Andress née le 19 mars 1936 à Berne, Suisse
Gina Lollobrigida Luigina Lollobrigida née le 4 juillet 1927 à Subiaco, Italie
Mario
Juge pour l’Italie FAI Parachuting
Carla Bruni Tedeschi, belle Italienne née à Turin le 23 décembre 1968, vit à Paris depuis l'âge de 5 ans. Cadette d'une famille riche, son père, industriel, s'exile en France en 1974 avec toute sa famille par crainte des enlèvements de la mafia.
1 m 76, 86/61/89, mannequin depuis l'âge de 19 ans, superbes yeux bleus.
A 19 ans elle décide d’arrêter ses études d’art et d’architecture pour devenir modèle.
Elle fait ses premiers pas dans le mannequinat en 1995 et défile pour les plus grands. Dior, Paco Rabanne, Sonia Rykiel, Versace, tous les grands couturiers se l’arrachent. Elle connaît alors une vie de strass et de paillettes.
Deux ans plus tard, elle décide d’arrêter le mannequinat et de se consacrer à sa véritable passion, la musique.
En 1999, elle propose ses services à Julien Clerc et lui écrit six chansons qui paraîtront sur l’album "Si j’étais elle".
Puis elle rencontre Louis Bertignac avec qui elle a une grande complicité musicale. L’ancien batteur du groupe Téléphone l’aide dans la composition de ses chansons.
En 2002 sort l’album "Quelqu’un m’a dit", succès immédiat.
Mariage le 2 février 2008 à 11h avec notre Président Nicolas Sarkozy.
Massimiliano (Mirko)
Dragster / Guinness des records : 512 km/h sur 400m
Massimo (Dr)
- Ente Bergamaschi nel Mondo - Bergamo
Pas un membre du conseil municipal de la région de Lombardie qui ne prenne soin lui-même du phénomène de l'émigration, tout comme le président de la région qui s'en occupe directement, Roberto Formigoni. C'est à Bergame où il y a le nombre le plus élevé d'émigrés de la province de Lombardie, que l’Ente Bergamaschi nel Mondo, la principale agence dirigée par Massimo Fabretti, s’occupe depuis 30 ans de 50 000 émigrés dans 85 pays des 5 continents, concentrés, selon le directeur, en Suisse France et Belgique pour l’Europe, Argentine et Brésil pour l'Amérique du Sud. L’Ente Bergamaschi nel Mondo, par l’intermédiaire de ses 26 centres et 5 délégations, veille non seulement au maintient des contacts avec l'émigration d'origine de Bergame mais réalise également des initiatives sociales et culturelles avec la contribution de la région de la Lombardie
- Associazione amici di Papa Giovanni XXIII
Mauro
Simone dans La Messa è finita (1985) Lion d’argent au Festival de Berlin 1986
Réalisé par Nanni Moretti, né le 19 août 1953 à Brunico. Un des plus grands auteurs du nouveau cinéma italien qui débuta par le Super 8, et reçu la Palme d’or du Festival de Cannes 2001 pour La Stanza del Figlio.
Maxine Rena
Né le 12 février 1938, habite la Galicie
- La Galicie en allemand Galizien, en polonais Galicja
Région traditionnelle de l'Europe orientale, sur le versant nord des Carpates et des Beskydes (Galiciens), partagée après 1945 entre la Pologne (Galicie occidentale, tournée vers Cracovie) et l'Ukraine (Galice orientale, centrée sur Lvov).
Du fait de sa position stratégique, la Galicie a connu une histoire mouvementée. Rattachée à la Pologne en 1349, elle fut, lors du premier partage de ce pays (1772), incorporée, à l'exception de Cracovie, à l'Autriche, qui la soumit, malgré la résistance de la population, à une germanisation intensive. Après l'échec de l'insurrection de 1846, paralysée par l'opposition des paysans ruthéniens, l'Autriche annexa Cracovie. Les mouvements révolutionnaires de 1848 valurent à la Galicie un renforcement de la politique centralisatrice. Cependant, à partir de 1867, bénéficiant de la libéralisation consécutive à la défaite de Sadowa, la région obtint une certaine autonomie. Après la Première Guerre mondiale et le démembrement de l'Empire austro-hongrois, la Galicie revint à la Pologne reconstituée (1919-1923). Mais celle-ci dut, en 1947, céder à la République d'Ukraine la Galicie orientale (traité de Potsdam, août 1945).
Monia
Université d'Ancona Microbiologie des Aliments
Nazareo
Pape Johannes XXIII. (Angelo Giuseppe Roncalli) 1881-1963
Nazareo Fabretti, G. XXIII. e il concilio, Vicenza 1963
Pape de 1958 à 1963. Convoqua le Concile Vatican II.
Il publia 8 encycliques.
Nazareno
(1920-1997)
Moine minore, théologien franciscain de courant "progressiste", Nazzareno est né en 1920 à Iano en province de Pistoia. En 1933 il entre à Recco (Genova) en vie religieuse et est ordonné prêtre. Pendant une brève période il enseigne la littérature italienne dans quelques instituts, à Rome-Grottaferrata, mais bien vite il choisit l'activité d'écrivain et de journaliste collaborant à divers quotidiens et hebdomadaires. Activité longue et prolifique
Nicolas de Paula Fabretti
Le Directeur du Département des Ressources humaines du Secrétariat de l’Administration Pénitencière convoque les candidats inscrits pour l’épreuve écrite du concours public pour la charge d’administratif le 25 novembre 2001, à 14 heures. Sao Paulo
Nicolo
Vice-Camerlingue (voir Etymologie)
Olimpia
Ordine psicologi del lazio
Oliverotto (1891-1928)
Storico, ha lasciato preziosi contributi sugli ascendenti e i discendenti di G.B.Morgagni.
Morgagni (1682-1771) Médecin italien, auteur de la méthode d’étude anatomique et clinique du cadavre
Olivier
Pétanque
Championnats et coupes de Lorraine - Champion de France 1999 et 2000
Onorato
Savant Jésuite (voir Etymologie)
Oreste
Deportati politici nel Kz Dora
Matricule 39066 (conservano la matricola del Kz Buchenwald)
Né le 14 août 1919
Paola
Géologie - Provincia di Caserta
The Bouvet triple junction
La triple jonction Bouvet est supposée s’être développée selon un type crête-faille-faille entre 20 et 10 Ma, reliant la crête atlantique la plus méridionnale aux transformations Bouvet et Conrad, respectivement à l’est et à l’ouest
Peter
The Black Swan Crown Green Bowling Club
Les pionniers furent Phil English, Peter Fabretti, Andy Mailer, Don Rider, Dave Rowson et Mike Kay qui début 80 donnèrent l’élan pour établir the Black Swan dans le Tadcaster et les Ligues Leeds et améliorer le terrain.
Peter
Australie
Voters at the Victorian Federal Election 1899 : ...FABRETTI Peter Vigneron...
Pier Luigi
Né le 15 juin 1961 à Pordenone (Italie)
Hautbois
Instrument à vent de la famille des bois, à perce conique et à anche double, d'origine très ancienne, peut-être l'autou d' Inde (12° siècle av. J.C), l'Olos de Grèce et Egypte, le Tibix chez les Romains,
- Les Arts Florissants
Ensemble de chanteurs et d’instrumentistes voués à la musique baroque, fidèles à l’interprétation sur instruments anciens, Les Arts Florissants sont dans leur spécialité l’une des formations les plus réputées en Europe et dans le monde. Fondés en 1979, et dirigés depuis lors par le claveciniste et chef d’orchestre franco-américain William Christie, ils portent le nom d’un petit opéra de Marc-Antoine Charpentier.
musique européenne des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Concerto Köln
- Piccolo concerto - Wien
- Vient de terminer une tournée avec Cecilia Bartoli, née le 4 juin 1966 à Rome, mezzo-soprano italienne. Formée par ses parents chanteurs professionnels, et au Conservatoire Sainte-Cécile d'où elle sort diplômée, elle apparait pour la première fois en public à l'âge de neuf ans et en 1986, à dix-neuf ans, est révélée au public italien.
Piero
Le Forum de Gnomiz (Site encyclopédique : arts, livres, actrices...)
"Nietzsche, Pirandello, Huizinga." Ed. Gangemi
- Friedrich Nietzsche (1844-1900), écrivain et philosophe allemand est nommé à 25ans professeur de philologie classique à l’université de Bâle (science qui étudie les textes archaïques), poste qu’il abandonne en 1879. Seul errant entre la Suisse et l’Italie, malade.
"Si le monde demeurait aussi banal et vulgaire, il faudrait devenir fou exprès".
"Incendie et consumation, voilà ce que doit être notre vie"
La vie est douleur, chaos, lutte insensée et cruelle, irrationalité absolue.
La science est une vision fictive et hypocrite visant à réduire l’énergie vitale et étouffer les passions en imposant une table de valeurs.
Entre la bête et le surhumain, l’homme noble, se séparant du troupeau, crée ses propres valeurs.
Le monde est une explosion de forces désordonnées.
La pensée de Nietzsche est prémonitoire de la crise actuelle des valeurs.
- Luigi Pirandello (1867-1936), écrivain italien. Etudes classiques de 1886 à 89. Poésie, prose. Enseigne à l’Institut supérieur du professorat de Rome en 1897. 1925, directeur du Théâtre d’art de Rome.
Assouplissement et élargissement des moyens dramatiques.
"Mon coeur est plein d’une pitié amère pour tous ceux qui se trompent sur eux-mêmes".
Raisonnement et passion.
- Johan Huizinga (1872-1945), historien néerlandais.
R.
Rubis (Rencontre des Utilisateurs de Base de données Ingres de Suisse romande), est une association à but non lucratif ouverte à toute personne intéressée par Ingres. Elle se propose d'être un lieu de rencontre et d'échange d'expériences et de representer les utilisateurs auprès du fournisseur. Dans ce but ainsi que dans celui d'informer sur les nouveautés ou l'état de l'art, elle se réunit deux fois par an.
Raimondo
Trésorier pontifical (voir Etymologie)
Raphael
voir article
Riccardo
Studio Emme di Sergio Martinelli
Acteur
Sergio Martinelli, photographe, est devenu agent cinématographique en 1986. Son agence, Studio Emme, offre un professionnalisme et une série de règles garantissant une protection à tous les points de vue. Sergio Martinelli, manager remarquable, est connu pour donner à tous ses poulains qualité et préparation (éducation artistique, cours de recitazione). Il est devenu une référence dans le monde cinématographique et la publicité. En découvrant et en représentant des interprètes jeunes, il s’est engagé dans la promotion d’acteurs.
Rieti (Archivio di Stato di)
Agro reatino, Via Fabretti
Gio Battista Giordani : Plan d’un tronçon de la Via Fabretti dans les champs environnant la ville de Rieti 1843
Ce plan est adjoint au "Mémorandum pour Son Excellence Révérend Monseigneur Terenzio Carletti, délégué apostolique de Rieti afin que ledit plan soit préféré aux deux propositions des Colli Pipini, Campigliano et della Verdica dans la continuation de la via Fabretti sur le territoire de Rivodutri"
Rita
Biblioteca di archelogia e storia dell'arte
L'analyse critique de recueils de poésies est une tâche pas toujours facile, surtout pour interpréter le travail d'un homme de lettres, artiste cultivé aux sentiments profonds comme Vittorio Calascibetta, auteur et peintre, qui définit la pensée comme la liberté suprême et la valeur précieuse qui rend l'homme libre. Pour Calascibetta tout l'univers est en Dieu, et son sentiment religieux est comme la libération et la force positive capable de donner la paix immortelle et l'accès au règne de l'harmonie divine. Lyrisme flamboyant. Roma, agosto 1984
Roberto
Electrophorèse bidimentionnelle
Romain
Edition canadienne du Kitesurfing Winter Tour 2001
Classement général définitif surf hommes : Romain Fabretti
Né en 1984, est à 17 ans champion de France de kite Snow pour la 2e année consécutive (2001-2) Club d’Annecy
Romer Alessandro
Symptômes, allergie, hypersensibilité aux champs électromagnétiques.
Römer Alessandro Fabretti, 42, dem Elektroingenieur
En Italie des millions de personnes sont concernées par la "maladie d'antenne", mais beaucoup ne le savent pas. Quelques experts disent qu’elle n'existe pas. D'autres assurent qu'elle peut toutefois provoquer des symptômes, déclare Alessandro Fabretti, l'électroingénieur qui s'enfuit devant les antennes.
Depuis que les premières antennes de radiotéléphonie mobile ont été placées sur les toits des personnes se sentent plus mal : troubles du sommeil, manifestations de sueur, palpitations, faiblesse, dyspnée, tremblements, douleurs de visage, bruits d'oreilles, oedèmes sous les yeux, douleurs de rein.
Romolo (Dottore)
Lions Club
Les Lions servent les habitants des communautés à travers le monde depuis 1917 en oeuvrant avec engagement et détermination pour améliorer la qualité de la vie des êtres humains. Comptant, à l'heure actuelle, quelque 1,4 millions de membres oeuvrant au sein de plus de 44 500 clubs dans 189 nations et aires géographiques, l'Association du Lions Clubs International est la plus grande organisation de clubs philanthropiques dans le monde. Les Lions sont principalement connus pour leurs programmes en faveur des aveugles et des personnes malvoyantes.
Saratoga (city of) (Californie)
heritage resources inventory
14669 Big Basin Wy. Fabretti House (1881) Pioneer Cottage
- La propriété reflète les éléments du culturel, social, économique, politique, esthétique, ou l’histoire architecturale de la ville, du comté, de l'état ou de la nation, ainsi que des caractéristiques visuelles uniques dans le voisinage de la ville
Soraia
Juge pour mineurs
Les registres de Santo André montrent un nombre élevé d'infractions pratiquées par des mineurs. Selon le juge féminin à l’Enfance et l’Adolescence, Soraia Lorenzi Buso Fabretti, parmi les infractions les plus sérieuses prédominent le vol aggravé et le trafic.
Tonino
Assistenza Tecnica
Sacmi - Packaging Division
La division empaquetage du groupe Sacmi Imola est le leader mondial du marché comme fabricant de machines de conditionnement pendant les cinquante dernières années. Sacmi Imola s'est spécialisé dans des systèmes de vision pour le contrôle de qualité, non seulement pour vérifier la qualité de ses propres machines mais également pour le contrôle de qualité non destructif du fruit (niveaux de sucre) et des carreaux de céramique. Inpak Imola se spécialise dans la fabrication de boîtes et de cartons, Marquer dans des machines à étiquettes et Cortellazzi fait des machines pour des installations de mise en bouteilles. Sacmi est en mesure de fournir des usines clés en main complètes pour la boisson et le secteur empaquetage.
Valentino
Direzione Vendite
Zanino Temaluce S.p.A. Torino - Italy
Leader dans la vente des appareils d'éclairage d'intérieur et d'extérieur, techniques, professionnels, décoratifs : maison, magasin, discotheque, église, galerie d'art, terrain de sport.
Valérie FABRETTI
Née le 5 février 1972 à Madagascar
Simulation of K emission in a plasma created by an ultra-short-laser pulse. V. Fabretti, O. Peyrusse
Thèse effectuée au Laboratoire de Physique des Plasmas et Rayonnement, soutenue le 12/12/1997 (Aix-Marseille I)
Département Conception et Simulation des Armes (CEA-DAM Limeil-Vallenton)
Modélisation de l'émission X des raies Kalpha dans les plasmas crée par impulsion laser ultra-courte (sub-picoseconde) et ultra intense (1018 W/cm2)
Via Fabretti
Forli via Fabbretti Oliverotto
Londrina rua Renato Fabretti
Monteu Da Po via Ariodante Fabretti
Paranavai rua Augusto Fabretti
Perugia via Fabretti Ariodante
Rieti
Roma via Ariodante Fabretti
via Raffaele Fabretti
Vitória
Edith Stein, uma vida por amor
Édith Stein (1891-1942) prophète, philosophe, mystique, carmélite à 43 ans, vient au monde à Breslau, en Allemagne dans une famille juive le 12 octobre 1891. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, martyre crucifiée à 52 ans, fut canonisée sur la place Saint-Pierre un 11 octobre.
Giacomo (Jaime) FABRETTI
Ministre général de l'ordre de Saint François d'Assise de 1659 à 1665
Ordre des Franciscains, fondé par Saint François d'Assise en 1209.
Saint françois d'Assise (hiver 1181-1182 Assise Ombrie - 1226) fils de Pietro di Bernadone, riche drapier d'Assise (51-G5) en Italie centrale, négociant avec la France, est baptisé sous le nom de Giovanni, mais son père lui fait apprendre le français, qui lui devient si familier qu'on l'appele Francesco. Il se livre dans sa jeunesse aux amusements du monde, mène joyeuse vie, est très prodigue. Fait prisonnier à 22 ans dans une guerre entre Assise et Perugia, après une captivité d'un an, il se sent appelé et s'éprend d'un tel amour de la pauvreté que ses compatriotes le croient fou. En 1205, après une vision du Christ à San Damiano qui lui commande de reconstituer l'église, il fait voeu de pauvreté et se retire dans un ermitage -lieu appelé la Portioncule, cadeau des Bénédictines, près d'Assise- rejoint par de nombreux disciples. Vie dépouillée, austère, prédications. Il y fonde en 1208-9, sans être prêtre, chose rarissime dans l'histoire de l'Église, l'ordre des Frères Mineurs (1223 règle définitive). Puis en 1212 celui des religieuses Clarisses, et en 1221, institué pour les personnes séculières, le Tiers Ordre, ainsi que plusieurs congrégations.
La joie et l'amour de la nature sont une constante dans sa prédication et ses écrits (le Cantique au Soleil).
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer.
Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.
On prétend qu'il prêchait aux oiseaux, aux poissons, au loup converti.
Parti prêcher l'Evangile au Maroc en 1214, il est retenu en Espagne où il propage son ordre.
Il va en Syrie en 1219 (les Croisades), se rend au camp des croisés devant Damiette porter la parole de Dieu devant le sultan Mélik-Kamel.
Il se montre avec, aux pieds et aux mains, les marques des clous, et au côté celle d'une cicatrice qu'il avait vues au crucifix qui lui était apparu, tenu par un séraphin, suite à une vision en 1224 en Toscane. C'est l'origine du nom de Séraphique, qui lui a été donné et qui a passé à son ordre. Il reste diacre toute sa vie par esprit d'humilité.
On a de lui des chants lyriques, premiers accents de la poésie populaire et religieuse en Italie.
Il meurt en 1226, et est canonisé en 1228, deux ans à peine après sa mort.
Un siècle plus tard, sur les murs de l'église d'Assise, le peintre Giotto l'immortalise prêchant aux oiseaux ou apprivoisant le loup de Gubbio. La vie du saint donne aussi naissance à un récit mystique et naïf, les Fioretti di San Francesco qui inspirera en 1950 un film atypique au cinéaste italien Roberto Rossellini. Aujourd'hui, c'est sous le patronage de Saint François que les catholiques placent la protection de la Nature.
Franciscains : religieux suivant la règle de la 1ère communauté fondée par St François. Ordre prêchant et mendiant, vivant du travail ou de la quête, dont l'idéal est d'imiter le Christ.
1217 création des provinces en Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Syrie, Angleterre (1224). Tensions malgré les efforts de St Bonaventure, général de 1257 à 1274 : séparations entre conventuels et observants. Ils prêchent le retour à l'Evangile. Les franciscains donnent de grands docteurs à la scholastique, St Bonaventure et Duns Scot.
Roger Bacon (1214-1294), Raymond Lulle (1235-1315)
Tiers ordre de St François (laïc) : Dante, Cervantès, Christophe Colomb, Michel-Ange, Palestrina, Liszt.
1227 fondation de l'Ordre des Clarisses, branche féminine, par Saint François et Sainte Claire
Assise (Assisi), ville médiévale d'Italie centrale au Sud-Est de Perugia, qui possède encore les ruines d'un temple de Minerve, est surtout célèbre pour avoir donné naissance à saint François, le fondateur de l'ordre des franciscains (XIIIe siècle). La plupart des monuments sont consacrés à sa mémoire : le couvent des Franciscains construit sur la crête d'une colline et appuyé sur de gigantesques soubassement. Le panorama dont on jouit sur la gracieuse vallée d'Assise est parmi les plus charmants de toute cette région accidentée. Les deux églises superposées, de style gothique italien, beaucoup plus curieuses (1228-1253). A partir de 1818, quant on retrouva les ossements du saint, une crypte fut ajoutée au-dessous des deux églises. Le grand intérêt qui s'attache à Assise est les fresques remarquables ornant les deux basiliques. Cimabué avait commencé, dans la plus haute travée du mur de la basilique supérieure, à décrire les scènes de la vie de saint François. Giotto y ajoute vingt-huit grandes compositions de 1296 à 1303, à vingt ans à peine, rompant pour la première fois avec la tradition byzantine.
Romaine (Asisium), dévastée pendant les invasions barbares (545), elle devient au XIe siècle commune libre et a toujours lutté, étant du parti Gibellin, contre Perugia, Guelfe.
Gibelins et Guelfes
Noms des partis qui déchirèrent l'Italie des XIIIe au XIVe siècles.
Familles allemandes prétendant au titre impérial :
- Hohenstaufen, ducs de Souabe et seigneurs de Waiblingen, ou Gibelins partisants de l'Empereur
- Welfs de Bavière, ou Guelfes partisants du Pape
Scottisme : nom donné à la doctrine de John Duns Scot
John Duns Scot (1266-1308), philosophe et théologien franciscain écossais, qui étudia les universaux et dont l'oeuvre s'inscrit dans la scholastique du Moyen-Age.
Etudiant à Oxford, puis enseignant à Oxford, Paris et Cologne (1301-1307).
Pour lui... La Création ne saurait être comprise par la raison ; Elle est le fait de la volonté divine.
...La volonté humaine n'est pas naturellement orientée vers le bien ; elle est un libre arbitre absolu ; elle peut donc se révolter contre le Créateur.
Il a défendu l'Immaculée Conception, un des dogmes de l'Eglise catholique.
Universaux : Idées générales se retrouvant en toute connaissance. Ce terme désigne les 5 concepts de Porphyre (IIIe siècle), l'espèce, le genre, la différence spécifique, le propre et l'accident : Pierre est un homme (espèce), c'est à dire un animal (genre) raisonnable (différence spécifique), capable de parler (propre) et qui effectivement parle à cet instant (accident).
La "querelle des universaux" pendant tout le Moyen-age opposa les nominanistes (simples abstractions auxquelles ne correspond aucune réalité), aux réalistes (réalités précédant toute connaissance) (Duns Scot), et aux conceptualistes (préexistent mais sont élaborées à partir des connaissances particulières)(Aristote). Saint Thomas tenta une synthèse au XIIIe siècle : les idées ont une existence post rem dans notre intellect, in re dans les choses et ante rem dans l'esprit divin.
Scolastique : spéculation visant à une pénétration rationnelle et à une systématisation des vérités issues de la révélation chrétienne : argumentation par division conceptuelle, emploi du syllogisme, recours à la lecture commentée des auteurs anciens. Age d'or au XIIIe siècle avec Saint Thomas d'Aquin, mais l'école française développe une critique de certains concepts avec Saint Bonaventure et Duns Scot.
Saint Bonaventure (1225 Toscane - 1274 Lyon) : Enfant frêle tombé gravement malade et guéri par saint François qui lui donne son nom (buona ventura), Giovanni de Fidanza entre, en remerciement, dans l'Ordre des franciscains en 1243. Etudiant puis professeur à la faculté de théologie de Paris. Ministre général de l'Ordre à 36 ans, il devient cardinal en 1273 sur sommation après avoir fuit en France.
Il a enseigné l'humilité et la mortification. Il était l'ami de Saint Thomas d'Aquin, le conseiller de Saint Louis. Il a oeuvré pour la réforme des morales, les besoins de la terre sainte, l'union des Grecs avec l'église romaine.
"homme d'étude et d'éloquence éminentes, de sainteté exceptionnelle, il a été connu pour ses bonté gentillesse et compassion." - Pape Gregoire X
"Quand nous prions, la voix du coeur doit être entendue plus que celle de la bouche".
"Le Christ est la manière et la porte. Le Christ est l'escalier et le véhicule".
Raphaël : de l’hébreu "Dieu nous guérit"
(Raphael - Raphaelis - Rafaelle - Raffaelle - Raffaello - Raffaele)
(Fabretti - Fabretto - Fabrettus - Fabbretti)
Monsignore Raffaello Fabretti, Archevêque de l’Archidiocèse d’Urbino, est le plus ancien personnage retrouvé de la saga Fabretti, le plus illustre par l’intensité de vie et la qualité de l’ oeuvre !
Evêque : Prélat chargé de la direction spirituelle d'une circonscription territoriale réglée à l'origine sur les diocèses de l'administration romaine et comprenant un certain nombre de paroisses. Les évêques ont le titre de Monseigneur.
Archevêque : Prélat ayant un certain nombre d'évêques pour suffragants.
Suffragant : se dit des évêques à l'égard du métropolitain dont ils dépendent.
Archidiocèse : circonscription ecclésiastique placée sous la responsabilité d’un archevêque.
Diocèse : circonscription administrative établie en Asie mineure par les Romains.
Plus tard sousdivision de l'empire romain, sous Constantin, gouvernée par un vicaire.
Étendue de pays sous la juridiction d'un évêque.
Vicaire : Adjoint à un supérieur pour le remplacer en certaines fonctions.
Terme d'antiquité. Gouverneur d'un diocèse, qui exerçait son autorité au nom des préfets du prétoire.
Ecclésiastique qui assiste un évêque ou un curé dans ses fonctions.
Paroisse : Circonscription dans laquelle un curé dirige le spirituel.
De nobles origines, né à Urbino (Marches) en 1618, il étudie le droit à Cagli et Urbino, où il passe le degré de docteur à dix-huit ans (1636).
LES MARCHES
Au centre de l'Italie, entre les Appenins et la côte Adriatique, une très petite région touristique connue, les Marches -d'un antique mot allemand signifiant "pays le long de la frontière" (Saint Empire Romain)- doucement vallonnée de la mer à la montagne, entre dans l'histoire -bien que l'on retrouve des traces d'il y a 100 000 ans- au 9e siècle av. J-C avec les "Picenus", peuple d'origine controversée installé dans le sud de la région en ayant suivi un oiseau sacré, un pic. Divisés en tribus indépendantes avec leurs propres langues, ils étaient incapables de former une administration politique. Soumis par les Athéniens en 395 av. J-C, la seule mémoire de ce peuple est la ville d'Ascoli Picenno.
Les Marches en 295 av. J-C intègrent l’Empire Romain qui construit des routes, toujours utilisées, afin d'unir les états satellites à Rome. Les Marches sont un pluriel à cause du nom des fiefs des nobles. "La Pax Romanum" dure plus de 300 ans jusqu'à l'invasion des Goths, puis l'exarchate byzantin, et Charlemagne vers la fin du VIIIe siècle.
Partie des états papaux, le territoire est entre les mains de seigneurs locaux et les villes principales règnent en communes libres. Au XIIe siècle la commune d'Ancona résiste aux autorités impériales de Frederick Barbarossa et de la République de Venise.
Les Marches sont gouvernées par des moines et prêtres qui construisent de nombreux monastères et cathédrales sur tout le territoire, lieux de prière d'art et de gouvernement.
La Renaissance voit la région se déchirer entre les familles aristocratiques rivales, les maisons de Malatesta de Rimini et de Fano, et Montefeltro d'Urbino. Au XVIe siècle elle est encore partie des états papaux . La dernière entité indépendante, le duché d'Urbino, est dissoute en 1631, la République d'Ancona (1797) est créée pendant la période napoléonienne, puis la région fusionne avec la République romaine, le royaume d’Italie (1808-1813) et le 4 novembre 1860 est annexée au royaume unifié d'Italie par un plébiscite.
L'église perd son pouvoir, mais les édifices religieux sont toujours classés comme musées eu égard aux objets d'art des plus importants trouvés en leurs murs.
Les Marches sont surtout formées de communautés rurales (principalement agriculture et pêche). L'équipement moderne n'est pas accepté, et jusqu'à 1965, il n'était pas inhabituel de voir dans un champ une charrue en bois tirée par des vaches, maintenant un rituel de vie lent.
Le territoire marchigiano, divisé en cinq provinces -Ancona, Ascoli Piceno, Fermo, Macerata, Pesaro e Urbino- jouxte au nord-ouest la République de Saint Marin, au nord l'Émilie Romagne, à l'est la Mer Adriatique, au sud les Abruzzes et le Lazio, à l'ouest l'Ombrie et la Toscane.
Le port d'Ancona fonctionnait en système traditionnel de mezzadria, les produits étant également divisés entre propriétaires et cultivateurs de la terre, à cause du sol improductif et du terrain difficile.
Puis les Marches développent les secteurs industriels des chaussures, papier, meubles, construction navale, fournissant un grand contingent de marins à la marine italienne.
URBINO
L'antique Urbinum Mataurense, dont l'emplacement des murs peut encore être tracé, et ses environs sont riches en inscriptions. Détenue par les Goths, sous Pépin partie du domaine pontifical, elle devient commune au XIe siècle. Elle prend de l’importance, devenant capitale du comté de Montefeltre. En 1213 Bonconte de Montefeltro est élu podestà d'Urbino, mais les habitants se rebellent, formant une alliance avec la commune de Rimini (1228), et en 1234 deviennent maîtres de la cité. Eux et leurs descendants furent les chefs des Gibelins (parti politique, partisan de l’Empereur dans les luttes qui opposèrent l’Empire et la Papauté aux XIIIe et XIVe siècles). Federico I (1296-1322) augmenta le domaine, mais les taxes exorbitantes provoquèrent son assassinat et la cité reconnut la suprématie papale.
La ville d'aspect médiéval, aux rues étroites et tordues, située sur une colline entre les vallées de Metaurus et de Foglia, dans une région montagneuse mais cultivée, est dominée par le palais ducal érigé par Luciano da Laurana, architecte de Dalmatie, de 1460 à 1482. Considéré par les contemporains comme la résidence idéale, sa cour est la plus belle de la Renaissance, excepté peut-être celle du Cancelleria à Rome. Il contient une collection d'inscriptions antiques constituée par Raffaele Fabretti.
Urbino a une université libre fondée en 1564 avec des facultés de droit, mathématiques-physique, une école de pharmacie et obstétrique, et un hôpital fondé en 1265.
Elle est un des premiers centres d'activité d'art et littérature en Italie. Piero della Francesca y a écrit son travail sur la science de la perspective.
Au XVIe siècle l'état d'Urbino est un des principaux centres de production de la majolique, la plupart des pièces les plus fines étant destinées aux ducs. Parmi les noms distingués de la ville, lieu de naissance du Pape Clément XI, notons Bramante, le plus grand architecte de son temps.
La modeste maison de Raffaele est maintenant propriété d'une société des artistes, formant un musée de ses gravures et autres travaux. Un monument lui a été érigé sur la piazza en 1897. Le théâtre est un des premiers d'Italie ; la première comédie italienne du cardinal Na Bibbiena et Raphael y a été exécutée. La magnifique bibliothèque réunie par le Montefeltro et des ducs de Della Rovere a été transférée à la bibliothèque du Vatican en 1657. La ville a fabriqué de la soie, de la majolique et des briques.
Puis il va à Rome étudier le droit et entre très jeune dans l'administration de l'Etat Pontifical avec des charges de diplomatie et magistrature. Il se fait remarquer par le Cardinal Imperiali Lorenzo, qui l'emploie comme trésorier puis auditeur de la légation papale en Espagne où il reste treize ans, ne négligeant pas les études classiques et anciennes. Lors de son retour il fait des observations importantes sur des reliques et monuments d'Espagne et France où il rend visite à Ménage avec qui il correspondra, ainsi qu’avec Mabillon, le Père Hardouin, Spanheim.
Gilles MENAGE, écrivain français (1613-1692), entame une carrière d'avocat avant de devenir abbé et se consacrer entièrement à ses travaux. Philologue érudit, juge de l'esprit et du goût dans les salons et réunions (les Mercuriales) qu'il tenait chez lui, admiré de Mesdames de La Fayette et Sévigné, il prend part dans des querelles littéraires, comme le respect de la règle de l'unité de temps. Il publie un ouvrage condamnant les intrusions de l'Académie française sur la langue, est l'auteur de plusieurs études linguistiques et de grammaires d'où est tiré le premier grand dictionnaire étymologique de notre langue. Poète à ses heures, l'ensemble de ses madrigaux, épigrammes, épîtres, églogues, bons mots et remarques critiques sont rassemblés dans un recueil posthume intitulé Menagia.
Dom Jean MABILLON, Bénédictin et érudit français (1632-1707), bibliothécaire à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, anime une société érudite. Il établit des collections de vies de Saints fondées sur une recherche critique, fait progresser l'étude scientifique des documents médiévaux et défend le travail intellectuel des religieux.
Traité des études monastiques.
Le Révérend Père Jean HARDOUIN de la Compagnie de Jésus, Jésuite et historien français (1646-1729), est connu pour ses polémiques au sujet de l'authenticité de la plupart des textes hérités de l'Antiquité. Il publie une édition critique des textes conciliaires.
"...Le R.P. Hardouin de la Compagnie de Jésus, étoit extrêmement doux dans le commerce de la vie civile ; il joignoit à un savoir immense une conversation liante, qui le faisoit aimer de tous ceux qui l'approchoient. Mais la crainte d'être trompé lui fit prendre des mesures excessives. Il parvint enfin à s'imaginer, qu'à l'exception de six Auteurs profanes, & de la Bible Vulgate, tout ce que nous avons des Monumens anciens étoient autant de supercheries inventées par des misérables & des fripons des XIIIe & XIVe siécles, qui vouloient détruire la Religion. Ces Auteurs étoient Homére, Hérodote, Plaute, Pline l'ancien, & quelques parties de Virgile & d'Horace..."
Il était bibliothécaire à Louis le Grand.
Friedrich SPANHEIM, historien de l'église réformée, (1632 Genève-1701), professeur de dogmatisme à Heidelberg et de théologie à l'université Leiden, sera jusqu'à sa mort professeur académique, théologien contradictoire, prédicateur et chef de bibliothèque.
Il est gardien des membres de l'Eglise réformée orthodoxe et combat dans ses ouvrages le Cartésianisme.
Il gravit la hiérarchie administrative, est nommé Juge de l'Appellation du Capitole, auditeur de la légation à Urbino, vicaire d'Innocent XI (1676) et se consacre à la recherche antique examinant avec un soin minutieux les monuments et inscriptions de la Campanie, aux études d'histoire et d'archéologie sur les aqueducs romains et la Colonne Traiana.
LA CAMPANIE
La Campanie, de campus = campagne-terre plate et Capua-Capoue, région d'Italie méridionale s'étendant à l'ouest de la chaîne des Apennins, est déjà peuplée au Néolithique, occupée par des colonies grecques (fondation de Naples), phéniciennes, étrusques et sunnites -VIIe IIIe siècles-, par les Romains -IIe - (routes, agriculture). L'éruption du Vésuve détruit Pompei en août 79.
Domination lombarde, byzantine, normande (royaume de Sicile). La croissance économique démarre au XIIIe où Naples est capitale du sud de l'Italie. Déclin économique grave sous la domination espagnole aux XV XVIe siècles, mais la puissance revient sous les Bourbons aux XVII XVIIIe (agriculture, industries).
Ses terres fertiles, tabac, céréales, vignobles, oliviers, orangers, citronniers, tomates, entourent le Golfe de Naples, capitale de la Pizza et du folklore italien, la Tarantelle. La région, dominée par la dangereuse silhouette du Vésuve, célèbre volcan toujours en activité, est divisée en 5 provinces : Avellino, Bénévent, Caserte, Naples, Salerne
Le campanile :
La Campanie est célèbre dans les premiers siècles de l'ère chrétienne pour sa métallurgie, en particulier la fabrication de cloches et sonnailles. Les premiers monastères reprennent cet usage pour avertir les moines des diverses prières et offices religieux, et les églises comportent peu à peu des clochers ou campaniles séparés pour des cloches de plus en plus grosses.
Le 20 février 1690 Leibniz vient le voir, lors d’un séjour en Italie.
Gottfried Wilhem LEIBNIZ (1646-1716) Philosophe et mathématicien allemand pour qui l’esprit est la seule réalité substantielle et dont le nom est lié au calcul différentiel, à la science du mouvement ou dynamique.
Il lutte pour la réunion des églises chrétiennes, conscient de la crise à venir.
Il établit la théorie des monades : l’étendue est divisible en parties, donc agrégat de substances. L’inertie est résistance donc force. Ces unités simples actives sont les monades.
La perception est l’expression du multiple dans l’un. Les monades perçoivent l’univers entier mais n’en ont pas conscience. Elles tendent à la perception la plus claire et la plus distincte. Cette lutte, c’est ce qui existe.
Il y a harmonie préétablie, déterminisme moral, Dieu ayant choisi le meilleur monde possible.
Toutes les idées sont virtuellement en l’homme, mais il a besoin de l’expérience pour les éclaircir.
Innocent XII (1691) lui confie la garde des archives secrètes du Castel Sant’Angelo, charge qu'il maintient jusqu'à sa mort à Rome le 7 janvier 1700.
Pontificia Accademia Ecclesiastica 1710 (Vatican).
Le Castel Sant’Angelo
Le Castel Sant’Angelo, sur la rive droite du Tibre, face au pont Saint-Ange, non loin du Vatican, est une rotonde massive en travertin recouvert de marbre, sur une solide base carrée, surmontée d'un quadrige de bronze mené par l'empereur Hadrien. Construit en 135 pour servir de mausolée à sa lignée, ses cendres, celles de sa femme et de son fils adoptif, y sont entreposées dans la Salle du Trésor, une chambre profonde.
HADRIEN (76-138)
D'une famille italienne émigrée en Espagne, orphelin à 12 ans, il est recueilli à Rome, juge à 19 ans, courageux et d’une grande endurance physique commandant de l’'armée à 20, Gouverneur à 31, Conseiller privé à 35, et en 117 Empereur à la mort de Trajan, cousin éloigné qui l’avait adopté.
Il renonce aux conquêtes, réorganise l’armée, les institutions juridiques et financières, le pouvoir central, mène une nouvelle politique agricole.
Très intelligent et instruit, d’une mémoire prodigieuse, très fin d’esprit et passionné d’architecture, art grec, il fait construire le Panthéon et encourage les arts et lettres.
Nombreux voyages à travers tout l’Empire.
Il meurt dans d’horribles souffrances, les cœur et poumons lui provoquant de terribles crises d’étouffement, après un suicide raté et le refus de ses amis de mettre fin à ses jours.
Très vite, le bâtiment est détourné de ses fins funéraires pour devenir militaire, intégré en 403 à la muraille aurélienne comme bastion avancé, puis après l’attaque des Goths, inclus en 547 dans une structure fortifiée protégeant la rive droite. Le quartier prend le nom de Borgo.
En 590, Grégoire Ier a une vision de l’archange Michel sur les créneaux, lui annonçant la fin de l’épidémie de peste. D'où le nom et la statue de Saint Michel terrassant le démon qui coiffe l'ouvrage.
Après le pillage par les Sarrasins de la basilique Saint-Pierre, Léon IV (847) relie le Borgo dévasté par une muraille, formant la "cité léonine".
Le château est ensuite transformé en prison (dont personne ne s'échappa), où quatre Papes du IXe siècle meurent.
Les papes de la Renaissance en font leur refuge en cas d'attaque, ajoutant bastions et appartements privés. En 1277, Nicolas III bâtit un couloir suspendu reliant le château au Vatican, le passeto, offrant ainsi une possibilité de fuite rapide.
Quand Urbain V (1362) quitte Avignon pour rentrer à Rome, il se fait remettre non les clefs du château qui reprend le rôle de forteresse protégeant le Vatican.
En 1389, Boniface IX restaure le château à demi en ruines, y fait percer une large rampe hélicoïdale à sens unique de 125 mètres le long permettant le transport de vivres et munitions. Des meurtrières sont creusées. Des logements sont aménagés pour le Pape.
En 1527, le Pape Clément VII s’y réfugie lors du Sac de Rome, et Giordano Bruno y est emprisonné sept ans.
Giordano BRUNO (1548 près de Naples - 1600 Rome) (Filippo Bruno)
Philosophe, théologien, prêtre italien de la Renaissance, il acquiert une connaissance approfondie de la mnémotechnique à 14 ans, du latin, Aristote, Saint Thomas d'Aquin, Platon, Érasme, de la métaphysique, la cosmologie, et s'initie à l'ésotérisme, l'astrologie, et la cabale.
Il entre en 1565 chez les Frères prêcheurs du prestigieux couvent dominicain San Domenico Maggiore, vit selon la devise verba et exempla (par le verbe et l'exemple) et est ordonné prêtre en 1573.
Il proclame l'existence d'un Dieu unique se manifestant dans la nature hors de toute religion révélée, Dieu est la substance et la vie de toutes choses (natura naturans), l'univers un animal infini dont Dieu est l'âme, reflet d'une divinité unique dirigeant toute chose, univers vivant où tout, de l’animal au minéral, possède une âme.
"l’Univers est infini, peuplé d’une multiplicité de mondes analogues au nôtre"
Il affirme que la sphère des étoiles fixes n’existe pas, mais qu’elles sont des soleils !
Accusé d'hérésie, il fuit en 1576, menant une vie errante à travers l’Europe (Italie, Chambéry 1578, Genève 1580, Lyon, Toulouse, enseigne au Collège de France à Paris, Angleterre 1583, Allemagne 1587)
Revenu en Italie, trahi, il est dénoncé au Saint-Office en 1592, blanchi à Venise mais transféré et incarcéré au château Saint-Ange.
Chefs d’accusation : repousse les images saintes, le dogme de la Trinité, la virginité de Marie, pratique l’art divinatoire, croix en la métempsycose, affirme que Jésus n'est pas Dieu, mais un magicien exceptionnellement habile, que l'Esprit Saint est l'âme du monde, et qu'il faudra aussi que le Diable fût sauvé le jour du Jugement dernier...
"Le roi Henri III me fit appeler un jour, et me demanda si cette mémoire que je possédais et que j’enseignais était une mémoire naturelle ou si elle était obtenue par la magie, je lui démontrais qu’elle n’était pas obtenue par la magie mais par la science".
"Je ne recule point devant le trépas et mon cœur ne se soumettra à nul mortel."
"Je ne crains rien et je ne rétracte rien, il n'y a rien à rétracter et je ne sais pas ce que j'aurais à rétracter."
Condamné au bûcher :
"Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à l'accepter."
Nu avec un mors l'empêchant de parler il est brûlé vif, refusant le crucifix qu’on lui tend, sur le Campo Dei Fiori, où en 1889, les franc-maçons italiens lui érigent une statue.
Une loge créée en 1985, de l'obédience du Grand-Orient, porte son nom.
Bruno est un pionnier en astronomie, physique, philosophie.
Bibliographie non exhaustive :
Candelaio (1582) (Le Chandelier), comédie satirique
Della causa, principio e uno (1584) (La cause, le principe et l’un)
Dell'infinito, universo e mondi (1584) (De l’infini, l'univers et les mondes)
Dans ces ouvrages il expose une vision cosmographique audacieuse et révolutionnaire dépassant les thèses coperniciennes.
Spaccio de la bestia trionfante (1584) (L’expulsion de la bête triomphante) s'attaque aux attitudes calvinistes et catholiques.
Cabala del cavallo Pegaseo (La cabale du cheval Pégase), opuscule satirique, démolissant la référence aristotélicienne.
De gli eroici furori (1585) (Les fureurs héroïques) élimine l’idée d’un monde centré, en présentant un univers où Dieu n’a plus de lieu.
De innumerabilibus, immenso, et infigurabili (1591) réexamine sa cosmographie.
De monade numero et figura (1591), réflexion sur le rapport entre nombres et figures géométriques. De triplici minimo et mensura, sur l’infiniment petit, précurseur des études sur l’atome.
De imaginum, signorum et idearum compositione (De la composition des images, des signes et des idées), qui introduit un prodigieux système mnémotechnique.
On pénètre dans le château par sa seule entrée, au bout du pont Saint Ange à trois arches orné de statues, et on accède à la rampe.
Impressionnant par ses forme circulaire, escaliers chausse trappe, cours suspendues, raffinement extrême des appartements papaux, fresques, salle de bains, cours de théâtre décorée de fresques sépia, cellules, oubliettes, salles d'armes, et superbe vue du haut de la terrasse de l'Ange, Rome et ses alentours à 360 ° .
UN ARCHEOLOGUE DU XVIIe SIECLE.
Urbino se rappelle son grand humaniste et archéologue Raffaele Fabretti mort il y a 300 ans (2000). Dans sa maison natale aura lieu une inauguration de ses écrits conservés à la bibliothèque de l'Université d'Etudes, et à l'Académie de Raffaello une exposition de la médaille commémorative exécutée par le sculpteur Antonio Fontanoni. À Pian del Monte, dans le jardin public, sera dévoilé le buste en bronze de l'archéologue. Enfin, dans la salle didactique de la Galerie Nationale des Marches, contiguë à la cour d'honneur du Palais Ducal, Angela Donati, du Département d'Histoire Antique de l'Université de Bologne, illustrera la figure du chercheur mort en 1700.
Antiquaire, collectionneur, érudit et écrivain d'épigraphes, Raffaello Fabretti est universellement reconnu prince studieux de l’antiquité romaine. Né en 1620 de noble famille urbinate, il cultive son intérêt pour l'archéologie et les épigraphes de Rome, là où il a la charge de diriger les fouilles des nécropoles de Rome et des environs. Il constitue une des plus vastes collections existantes d'inscriptions de monuments (épigraphes, bas-reliefs) vers 1690 dans son habitation principale d'Urbino et sa maison de campagne de Fontesecca, 4676 pièces objet de minutieuses descriptions dans un volume illustré qu’il publie à la fin du XVIIe siècle.
Cette collection constitua le noyau essentiel de la récolte d'inscriptions antiques exposées en 1756 par le Cardinal Legato Giovan Francesco Stoppani au Palais Ducal où elle peut encore être vue aujourd'hui dans le Musée Archéologique.
Museo archeologico di Urbino. Storia e presentazione delle Collezioni Fabretti e Stoppani, 1986
Il est conseiller culturel de trois papes, inspirateur de la fondation du mouvement littéraire de l'Arcadia, au secrétariat de laquelle il appelle son jeune protégé, Giovanni Mario Crescimbeni (1663-1728), littérateur italien, né à Macerata (Ancône) auxquel nous devons la biographie des Fabretti qu’il publia en 1708, utilisant une précédente oeuvre de l'Abbé urbinate Domenico Riviera.
Fondée en 1690, la Société Arcadienne, première académie italienne à admettre des femmes, était principalement consacrée à la réforme de la littérature italienne, par un rejet des vanités baroques en faveur d’un langage clair de forme simple.
Il fréquente le cercle de la Reine Christine de Suède.
CHRISTINE DE SUEDE (Kristina Vasa), (1626 Stockholm - 1689 Rome), reine de 1632 à 54, élevée comme un garçon, devient à six ans "la reine Christine" à la mort de son père.
Elle met fin à certains conflits. La paix de Westphalie, signée en 1648, fait de la Suède la première puissance nordique. Couronnée en 1650, elle renonce à son trône en 54, abdique en faveur de son cousin Charles Gustave, et quitte sa Suède natale le jour du couronnement.
Habillée en homme, avec une suite réduite de douze personnes, elle traverse l'Allemagne, la Hollande protestantes, parvient aux Pays-Bas espagnols -premier pays catholique de son itinéraire- où elle est reçue par l'archiduc Léopold. Son séjour de onze mois à Anvers et Bruxelles lui vaut une réputation de lesbienne libertine scandaleuse.
Elle arrive à Rome en novembre 1655, où le nouveau Pape Alexandre VII lui déroule le tapis rouge : le collège des cardinaux, à la porte de la ville, l'accompagne avec la noblesse romaine jusqu'à la basilique Saint-Pierre où elle se prosterne devant l'autel. Pour l'Eglise, la conversion d'un personnage aussi important représente une victoire sur l'hérésie protestante. Le jour de Noël, elle retourne à Saint-Pierre faire sa première communion qu'elle reçoit des mains du Pape qui l'invite à dîner -honneur extraordinaire pour une femme- avant qu'elle ne soit escortée en procession au Palais Farnèse, mis à disposition par le duc de Parme.
Comme elle refuse d'adopter les moeurs d'une catholique dévote, la curie prend ses distances.
Elle revendique le trône de Naples, fait alliance avec le duc de Guise et Mazarin qui voulait fonder une dynastie Bourbon servant de contrepoids à la puissance de l'Espagne.
Trahie par son écuyer Monaldeschi qui prévient les Espagnols, elle le fait assassiner par trois gardes dans la Galerie des Cerfs. Christine rentre en Italie, envisage un instant de revendiquer le trône de Pologne, et se fixe à Rome.
En 1674, elle y crée l'Accademia Reale équivalente à l'Académie française.
Protestante, elle se convertit au catholicisme après son abdication, mais se montre cependant émue du sort des protestants de France, subissant la politique de conversion forcée du pouvoir royal. D'esprit très ouvert, féministe avant l'heure, très cultivée et sportive pour l'époque, elle écrit des livres et discute avec de nombreux savants philosophes et artistes dont Blaise Pascal et René Descartes, parle plusieurs langues, suédois, allemand, italien, latin et français -langue de l'élite européenne de l'époque- fait venir en Suède nombre de personnalités.
Son mode de vie -opposée au mariage, maîtresse du comte Magnus de la Gardie- et sa liberté d'expression ne sont pas du goût des protestants luthériens.
Fréquentant les jésuites, tourmentée par le besoin de Dieu, elle devient très croyante et ascète comme Pascal.
Elle meurt en 1689 à Rome. Son corps repose au Vatican, dans la basilique Saint-Pierre (les Saintes-Grottes).
Blaise PASCAL (1623-1662) savant, penseur, écrivain français. Génie précoce, il écrit à onze ans une dissertation acoustique et assimile seul la géométrie euclidienne
Théorème de Pascal (1639), calcul des probabilités, calcul intégral, hydrostatique
1647 "Les sens sont seuls les principes et maîtres"
1654 Traité du triangle arithmétique - calcul des probabilités
Les Pensées
"Misère de l’homme sans Dieu. Félicité de l’homme avec Dieu".
René DESCARTES (1596 - Stockholm 1650) savant et philosophe français. Entre à 10 ans au collège des Jésuites de La Flèche où il apprend les mathématiques et prend connaissance des découvertes que Galilée fait grâce au perfectionnement de la lunette astronomique. Il passe une licence de Droit à Poitiers en 1616, puis voyage à travers l’Europe. Il a une révélation en Allemagne le 10 novembre 1619 : les lois de la nature sont d’essence mathématique
Dioptrique (lois d’optique : théorie mathématique de la lumière)
1636 Météores (explication de phénomènes naturels)
Géométrie (bases de la géométrie analytique : géométrie / algèbre - calcul infinitésimal)
- 1637 Discours de la méthode (principes de la pensée scientifique, ébauche d’une métaphysique)
"ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je la connusse évidemment être telle"
"diviser chacune des difficultés... En autant de parcelles qu’il se pourrait... Pour mieux les résoudre"
"conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples... Pour monter peu à peu jusqu’à la connaissance des plus compliqués"
"faire partout des dénombrements... Et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre"
1641 Méditations métaphysiques (le plus sûr moyen d’éprouver ses certitudes est d’essayer d’en douter)
"Cogito ergo sum" "Je pense donc je suis"
"Tout ce qui est est espace ou conscience"
1644 Principes de philosophie
- 1645 Traité des passions de l’âme
Parti à la Cour de Christine de Suède, il prend froid un jour d’hiver et meurt d’une pneumonie.
Sa maison de Borgo Pio devient un salon intellectuel européen, où les spécialistes de passage trouvent hospitalité et stimulations culturelles. Un de ses amis préférés, Adrien Auzout, est un mathématicien français avec lequel il fait de longues promenades discutant de mécanismes et mesures, une des passions intellectuelles de l'époque.
Adrien AUZOUT (Rouen 28 janvier 1622 - Rome 23 mai 1691), astronome et physicien.
Fils d’un clerc à la cour de Rouen, Adrien Auzout fréquente dans cette ville Blaise Pascal. En 1648, il entame une correspondance épistolaire avec Marin Mersenne, puis rejoint le cercle savant autour de Henri Louis Habert de Montmor. Il plaide, à la suite d’observations en 1664-65, en faveur de l'orbite elliptique ou parabolique de comètes, s’opposant à Johannes Hevelius. Il est un des membres fondateurs de l’Observatoire royal de_Paris. Acquis aux idées de Huygens, il travaille en 1667-68 avec Jean Picard à appliquer la lunette astronomique au quart de cercle et à construire le micromètre à fil mobile pour mesurer le diamètre apparent des petits objets et des corps célestes. Ils sont les premiers à mesurer avec exactitude le degré d'arc du méridien terrestre entre Sourdon, au sud d'Amiens, et Malvoisine, au sud de Paris.En 1666, il entre à l’Académie des Sciences mais la quitte en 1668 à la suite de sa vive critique de la traduction de Vitruve par Claude Perrault. Il part pour l’Italie où il passe les vingt dernières années de sa vie.
On a donné son nom au cratère d’Auzout sur la Lune.
Publications :
Lettre de M. Auzout du 17 juin à M. Petit, etc. (1665). À propos d'une fausse observation d'Hevelius sur la comète de 1665.
Lettre à M. l'abbé Charles sur le « Ragguaglio di due nuove osservationi, etc. », da Giuseppe Campani, avec des remarques où il est parlé des nouvelles découvertes dans Saturne et dans Jupiter et de plusieurs choses curieuses touchant les grandes lunetes (1665)
Manière exacte pour prendre le diamètre des planètes (1667)
Traité du Micromètre (1667)
Lettres sur les grandes lunettes
Il est de nombreuses années Gardien des Archives Secrètes du Castel Sant'Angelo et Canonico di San Pietro, avec le titre de Monseigneur. Il reste célibataire comme il est d'usage à l'époque. Il échappe à la peste de 1656... Et meurt octogénaire des suites d'un rhume pour avoir voulu se promener en voiture dans le froid de la via Nomentana à Rome. Sa tombe et son buste sont dans l'Église "Santa Maria Sopra Minerva" au Pantheon, dans la nef de gauche (8) en bonne compagnie (33 Fra Angelico - 34 Leon X - 35 Clément VII).
Canonico - Chanoine : Nom donné d'abord aux cénobites, puis à tous les clercs.
Clerc séculier, membre d'un corps dit chapitre qui, attaché à une église cathédrale ou collégiale, sert de conseil à l'évêque.
SAINT-PIERRE
La Basilique Saint-Pierre est construite sur l'emplacement du tombeau de l'apôtre Pierre, dans la nécropole où il fut crucifié en 64 ou 67, lieu d'identification de la religion chrétienne, culte officiel de l'empire romain, par Constantin de 315 à 326, date de son inauguration.
Complètement dégradée après plus d'un millénaire d'histoire, elle est restaurée au XVe siècle, arrêtée, le projet modifié pour l'édification d'une nouvelle cathédrale. Les travaux, confiés en 1506 à Bramante qui détruit la basilique et commence ce qui est la plus grande cathédrale de la chrétienté (193m de long sur 120m de haut, plan en croix latine à 3 nefs), dureront jusqu'en 1626.
Le coeur de la basilique est la tombe de saint Pierre, surmontée de l'autel majeur, du baldaquin monumental en bronze de le Bernin, de la coupole de Michel-Ange (1546, 131m de diamètre, subdivisée en 16 nervures qu'éclairent 16 fenêtres). Y sont représentés les 16 premiers Papes, les 12 apôtres, saint Paul, le Baptiste, Marie et le Christ, 4 rangées d'anges.
Lieu de couronnement des empereurs d'Occident de 800 (Charlemagne) à 1452 (Frédéric III), elle abrite de nombreuses reliques : la montée au Calvaire (le linge de Véronique), le supplice du Golgotha (sainte Hélène qui retrouva le bois de la Croix), la mort du Christ (saint Longin et la lance), et tombes papales (les 16 premiers Papes).
Le Colisée est en partie détruit aujourd'hui parce qu'il a surtout servi pour les nouvelles constructions du moyen-âge... et la basilique Saint-Pierre a hérité de ses pierres.
"Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux".
Via Nomentana
Via Nomentana, ancienne voie romaine au nord-est de Rome, sont déposées Constance et Hélène, filles de Constantin, dans un splendide mausolée.
A côté Constance édifie, dès le IVe s., la Basilique de Sainte Agnès, à proximité de la tombe de la jeune martyre. L'église actuelle est au-dessus de la tombe de la sainte. La mosaïque de l'abside est un des plus purs exemples d'art byzantin à Rome. A partir de l'église, on accède aux catacombes où est déposé le corps.
SANTA MARIA SOPRA MINERVA
Sa façade massive cache une vue unique à Rome: voûtes ogivales bleu et or, vitraux aux lumières roses, colonnes corinthiennes, sol en marbre. Une énigme gothique bâtie sur l'emplacement d'un temple à Minerve, commencée en 1280, terminée en 1370, transformée à la Renaissance et au Baroque, et mal ramenée à son état médiéval au XIXe siècle.
Pourquoi est-ce le seul exemple d'architecture gothique à Rome, à l'ombre de la structure classique la plus parfaite de Rome, le Panthéon ?
Pourquoi cette surabondance de trésors artistiques : chapelles, tombeaux de grandes familles romaines, mémoriaux, monuments funéraires de papes et cardinaux, sarcophages, statues, fresques, peintures, portraits, bustes et mosaïques.
Et les fantômes qui hantent cette église :
- Catherine de Sienne (1347-1380), dont le corps sans tête est sous l'autel principal, qui a joué un rôle politique important en persuadant les papes de revenir d'Avignon à Rome.
- Giovanni de Fiesole (1387-1455), Fra Angelico (33), moine dominicain peintre de la Renaissance qui a décoré des chapelles privées du Vatican.
- Leo X (Giovanni de Medici, 1513-1521) (34) et Clément VII (Giulio de Medici, 1523-1534) (35).
- Paul IV (1555-1559), grand inquisiteur de la Contre-Réforme, pontife dominicain grave et redouté responsable de l'index des livres interdits et de l'emprisonnement des juifs. Sa statue à la bouche ricanante et menaçante est effrayante.
- Michelangelo représenté par une statue du Christ le Rédempteur, commencé en 1519 et terminé par un de ses élèves (28).
Des fresques magnifiques de Filippino Lippi, exécutées de 1488 à 92, dépeignent le "triomphe" de Saint Thomas d'Aquin, dominicain, probablement le plus grand théologien médiéval. Au-dessus, des compositions dont il est impossible de décrire la beauté.
Il existait à Rome en 2006 une Fondation inspirée de l'oeuvre de Fabretti, au soin des derniers descendants de sa famille, dont le siège est situé 68 via Nicola Salvi prés de la Pio Sodalizio dei Piceni (Dr Giorgio FABRETTI).
"Cette Fondation est encore active à cette adresse, à ses derniers descendants, via Nicola Salvi 68, Roma 00184, tél. 0039 06 4817418, email : fondofabretti@hotmail.com. Sa dernière initiative est une conférence à Rome, du 20 au 28 janvier 2008 au Castel Madama, avec la Sapienza Università di Roma, au sujet des aqueducs romains et en particulier (contribution de la Fondo Fabretti) de la création du premier musée au monde sur les aqueducs, le musée Raffaele Fabretti, dans l'ancien Castle Colonna de la petite ville de San Gregorio da Sassola (Roma), idée et projet sous la direction scientifique du Professeur Giorgio Fabretti, historien et antropologue, Presidente del Fondo Fabretti."
(Information complémentaire relative à la Fondation Raffaele Fabretti (Fondo Fabretti), aimablement communiquée par le Professeur d'Architecture Alessandro Camiz de la Sapienza Università di Roma, que je remercie vivement)
La Fondation a réuni les oeuvres et matériels biographiques sur Raffaele Fabrettide : il Pontificio Istituto di Archeologia Cristiana (in Vaticano), l'Università di Urbino (Prof. Mario Luni), il Pio Sodalizio dei Piceni (in Roma), la Fondazione "Raffaello" (in Urbino), l'Accademia Americana di Roma (nei pressi del Gianicolo).
Giorgio Fabretti, né en 1951 à Rome, professeur à la Sapienza Università di Roma, anthropologue et historien, a étudié depuis plus de trente ans des modèles logiques et cognitifs (relatifs à la connaissance) d'innombrables cultures, recherches trouvant application en consultations institutionnelles et géopolitiques et dans l'enseignement universitaire, en Italie et aux USA.
Les travaux de Raffaele
- Son interprétation de certains passages d’auteurs classiques l'implique dans une controverse avec Gronovius.
Johann Friedrich GRONOVIUS (Hambourg 1611-Leyde 1671), érudit et critique allemand. Après avoir étudié dans plusieurs universités, il voyage en Angleterre, France et Italie, est nommé professeur de rhétorique et d’histoire à Deventer, et à la chaire grecque à Leyde, où il meurt.
Dans cette polémique Fabretti a employé le pseudonyme "Iasitheus", gardé comme nom pastoral dans l'Académie des Arcadiens.
- LES AQUEDUCS ROMAINS :
Il fait la première recherche systématique du système d'aqueducs romains, alors que les études sérieuses sur la façon dont la ville éternelle obtenait son eau ne commenceront qu'au XVIIe siècle. Son traité, De aquis et aquaeductibus veteris Romae dissertationes tres (1680), est cité comme référence par tous les spécialistes de la topographie romaine. Bien que les résultats n'aient jamais été invalidés, et en dépit de son énorme importance, il n'a jamais été traduit du latin original. Sa contribution mérite bien plus d’attention qu'elle n’en a reçu.
- L’Aqua Alexandrina , construit par Alexandre Severus, prend sa source dans les terres de Tusculum
à environ vingt deux kilomètres de Rome, entre Gabii et le Lac Regillus. De petite hauteur il était destiné pour les bains de Severus qui se trouvaient dans une des vallées de Rome (Fabretti).
- L’Aqua Septimiana, construit par Septimius Severus, était probablement une branche de l’Aqua Julia, faite par l’Empereur pour amener l’eau à ses bains (Fabretti)
- L’Aqua Algentia prenait sa source au M. Algidus par la Via Tusculana, 9000 passus de Rome, selon Fabretti. Son constructeur est inconnu.
Afin de résoudre les problèmes de salubrité et d'adduction, Rome n'ayant que le Tibre et des puits , on construisit des aqueducs pour amener de l'eau pure depuis les collines éloignées : conduites souterraines en pierre, conduites à l'air libre sur structures de maçonnerie ou arches, en terre cuite, plomb, bois ou cuir.
Les deux premiers aqueducs sont souterrains : l'Aqua Appia, 18 km, construit en 312 av. J.-C. par Appius Claudius Caecus, et l'Anio Vetus, 70 km, construit entre 272-269. Le troisième, l'Aqua Marcia, 144-140, utilisant des arcades, avait 100 kilomètres de long. L'Aqua Tepula est construit en 125, l'Aqua Julia en 33 , l'Aqua Virgo en 19 pour alimenter les thermes du Champ de Mars. Auguste construit l'Aqua Alsietina en 2 av. J.-C.. Les plus magnifiques sont l'Anio Novus en 52 av. J.-C., 95 km de long et jusqu'à 30m de haut, et l'Aqua Claudia en 47 construits par Claude. Ces deux aqueducs se réunissaient, à proximité de Rome, formant deux conduits superposés. L'Aqua Traiana construit par Trajan en 109, et l'Aqua Alexandrina construit par Sévère Alexandre en 226.
L'eau était propriété publique, entreposée dans des réservoirs (castella), et distribuée dans les fontaines publiques, thermes, et certaines habitations contre redevance ou location.
Montfaucon l'Antiquité Expliquée. Fabretti a composé un ouvrage très érudit sur les aqueducs de Rome.
- LA COLONNE TRAJANE
De Columna Traiani Syntagma. [triremes sur les colonnes trajans) (Rome 1683), et Inscriptionum Antiquarum Explicatio (Rome, 1699), jettent beaucoup de lumière sur l'antiquité romaine.
La colonne Trajane élevée par Trajan pour commémorer sa victoire sur les Daces.
Les reliefs qui la décorent sont une sorte de chronique illustrée et continue sur toute la colonne ; on y a sculpté des gros plans, des vues plongeantes et des vues d'ensemble. C'est une figuration du temps et de l'espace, une transmission d'un contenu moral et politique qui insiste sur l'humanité des vainqueurs.
Son interprétation d'un bas-relief représentant la guerre et la prise de Troie, connu sous le nom de Table Iliaque est maintenant au Musée du Capitole à Rome.
Table iliaque, bas-relief de 10 x 10 x 2.5 cm en marbre jaune à grain fin du 1er siècle après J.-C., découvert au XVIIe siècle dans les ruines d'un temple de la voie Appienne, appelé ainsi parce qu'elle reproduit les hauts faits d'Achille devant Troie (Ilion).
Les premiers cimetières chrétiens y sont établis à la fin du 1er siècle : Catacombes de San Callisto au IIe siècle, et San Sebastiano.
LA VILLA DES QUINTILI
Elle présente les ruines d’une ancienne propriété d’une riche famille romaine, les frères Quintilii, consuls en 151, figures de l'aristocratie sénatoriale et soutiens de l'Empereur Marc Aurèle, mis à mort en 182 par Commode qui confisque tous leurs biens.
Les découvertes des fouilles du XVIIIe siècle, tombes et objets historiques, sont exposés dans les musées du Louvre, du Vatican...
Cimetières romains chrétiens
Catacombe de Saint Castulo via Labicana, Cimetière de Saint Castulus, catacombe ; IVe siècle après J-C, située via Casilina -où habite Adriana FABRETTI !- à 1 km de la Porta Maggiore, à gauche de la rue du talus de la voie ferrée Roma-Napoli, trouvée intacte par Fabretti en 1672 ; aujourd’hui inaccessibile.
La petite catacombe est probablement la sépulture du martyr Castulus, sous l’Empereur Dioclésien tué en 305 après JC, d’après les Actes de St. Sébastien le mari d’Irène, la pieuse dame dont la maison avait recueilli le corps du soldat-martyr. Elle est déposée dans une galerie d’une cava di pozzolana creusée entre des piliers sous la Porta Maggiore. Le cimetière s’étend sous la vigne d’une propriété des Padri del Terzo ordre de S. Francesco. Plusieurs des galeries ont été démolies durant la construction de la voie ferrée de Civitavecchia en 1864 et sous le bombardement de 1943. La catacombe s’étend probablement sur deux plaines, mais les conditions actuelles de conservation, l’état de ruines des couloirs et cryptes, ne permettent pas de recherches ultérieures.
- Des lettres et autres travaux
Publiés dans Le Journal des Savants.
Le 5 janvier 1665 parait à Paris le premier périodique savant sous forme d’un bulletin hebdomadaire de douze pages, afin de faire connaître sans retard "ce qui se passe de nouveau dans la République des lettres" : le Journal des savants, bibliographie critique des ouvrages savants, compte-rendu des "nouvelles découvertes qui se font dans les arts et les sciences" .
Il connaît un succès rapide avant d’être pris en charge par les académies et la bibliothèque du Roi.
- - Encyclopédie de Diderot et d'Alembert
...il n'en est pas moins certain que la ferrure est en ufage parmi nous. On ne sait si cette pratique étoit générale chez les Romains. Fabretti, qui prétend avoir examiné tous les chevaux représentês sur les anciens monumens, sur les colonnes & sur les marbres, déclare n'en avoir jamais vû qu'un qui soit ferré.
- - Bonnets, Petases, Chapeaux
Différents chapeaux expliqués par la sculpture dans la Galerie Justinienne et d’après Fabretti.
- - Langue française
Les Celtes, originaires de l'Asie, s'appelaient Gail ou Gael, et de ce mot les Grecs ont fait Keltes, et les Romains Galli. L'Alphabet gaulois tiré de Fabretti.
- - Abrégé de la crusca, ou dictionnaire portatif de la langue italienne (Fabretti R.P.)
L’auteur appartient à la Compagnie de Jésus.
La Compagnie de Jésus (Societas Iesu) est un ordre fondé à Rome en 1540 par saint Ignace de Loyola, organisé selon les Constitutions rédigées par le fondateur. Sans rejeter les principes de la vie des moines, ses membres vivent au milieu des autres hommes, pratiquant un apostolat les amenant à se déplacer beaucoup. Elle est dirigée par un Praepositus Generalis, Supérieur général élu à vie, entouré d'assistants dont quatre sont élus. Leurs tâches sont réparties par zones géographiques ou ministère. Ces assistants forment le Conseil consultatif auprès du Général.
Un "admoniteur" conseille le Général, le prévenant quand il agit de manière imprudente ou contraire aux canons de la foi.
Un vicaire général assisté d’un secrétaire s'occupent de l'administration quotidienne.
Les membres sont répartis dans des provinces géographiques, chacune dirigée par un Supérieur provincial assisté d'un socius, secrétaire général en charge de l'administration
Chaque communauté de Jésuites est gouvernée par un recteur assisté d'un "ministre" (ou "serviteur").
Les candidats sont astreints à :
- deux ans de noviciat dans la solitude et la prière se terminant par des vœux simples de pauvreté, de chasteté et d'obéissance
- deux ans d'étude des matières classiques
- trois ans de philosophie, mathématiques et sciences physiques
- ils se vouent à l'enseignement pendant quelques années...
- avant de retourner trois ans à des études de théologie. L'ordination est alors prononcée
- Suivent une quatrième année d'études théologiques et une année de retraite et de prière, avant qu'ils n'achèvent leur formation, devenant ainsi coadjuteur ou profès. Les coadjuteurs prononcent des vœux perpétuels simples de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Les profès font les mêmes mais à caractère solennel. Ils s'engagent à aller là où le pape les enverra et renoncent à toute fonction ecclésiastique en dehors de l'ordre.
Pendant cent cinquante ans, ils dominent l'enseignement européen.
Les missions ont beaucoup d'importance. La correspondance des missionnaires constitue un témoignage ethnologique, historique, scientifique unique d’une valeur exceptionnelle, à l’influence notable sur la philosophie des Lumières.
La spiritualité de la Compagnie repose sur les Exercices spirituels composés par Ignace de Loyola et se caractérise par une obéissance stricte et un grand zèle apostolique.
La Compagnie s'occupe essentiellement d'activités missionnaires, puis se tourne dès 1547 vers l'enseignement, qui devient l'activité principale vers la fin du siècle ; sa devise Ad maiorem Dei gloriam (AMDG) (Pour la plus grande gloire de Dieu), explique la diversité des tâches : enseignement, prédication, missionnaires, directeurs de conscience, théologie, recherches scientifiques, etc.
Dès le XVIe siècle un collège est ouvert à Rome alors que des membres sont déjà au Congo, Brésil et Angola, et dans l'Empire ottoman.
À la mort d'Ignace de Loyola, la Compagnie compte plus d'un millier de membre, et soixante ans plus tard 13 000 dans toute l'Europe où elle lutte contre l'influence protestante, en Extrême-Orient et en Amérique. Mais elle doit faire face à de violentes persécutions dues à sa nouveauté, son soutien inconditionnel au pape, l'efficacité de son organisation centralisée, son influence sur les rois et la haute noblesse, ses positions théologiques et ses méthodes missionnaires d'assimilation.
Au XVIIIe siècle les Jésuites sont chassés du Portugal, de France, d'Espagne, et suscitent une telle opposition que le pape Clément XIV supprime l'ordre. Rétabli, les attaques continuent au XIXe en France où ils sont bannis. Il manifeste aujourd'hui une grande vitalité dans 112 pays.
Le terme Jésuite apparaîtra au XVIe siècle avec une connotation péjorative donnée par les Luthériens.
Ils installent une Maison Professe à Paris, dans le quartier du Marais, accueillant les meilleurs théologiens et scientifiques, avec une grande chapelle, l'église Saint-Louis (aujourd'hui Saint-Paul Saint-Louis). Le cardinal de Richelieu y donne la première messe. La noblesse vient écouter les sermons des prédicateurs, Madame de Sévigné. On y entend la musique de Marc-Antoine Charpentier et Jean-Philippe Rameau, maîtres de musique.
Ils vont tenter de convertir l’Extrême-Orient, les indigènes d'Amériques, et luttent contre l'influence protestante :
XVIe siècle Japon, Pérou, Chine, XVIIe Québec, Tibet, XVIIIe Brésil
Ignace de Loyola naît en 1491 en Espagne, dans une famille de la petite noblesse basque. Jusqu'à trente ans, c'est un homme "adonné aux vanités du monde, avec un grand et vain désir d’y gagner de l’honneur". En 1521 il est blessé au siège de Pampelune.
Pendant sa convalescence il se "convertit", et pendant treize ans parcourt le monde comme "pélerin de Dieu". De 1522 à 23 il mène une vie d'ermite et rédige les Exercices spirituels, puis se rend à Jérusalem, dans les universités espagnoles et celle de Paris. En France, il regroupe six étudiants de qualité (dont Pierre Favre premier prêtre ordonné de la Compagnie) qui décident de ne plus se séparer, et s'engagent en 1534 à professer cinq voeux : pauvreté, chasteté, obéissance au supérieur, obéissance au Pape, et se rendre à Jérusalem convertir les infidèles, ou si le voyage n'est pas possible, se mettre à la disposition du Pape. Ordonné prêtre à Venise en 1537 il célèbre sa première messe à Noël 38. En 1539, il écrit Formula instituti, esquisse des constitutions finales de la Compagnie, acceptée par les pape Paul III et Jules III. En 1541, Ignace de Loyola est élu à l'unanimité général de la Compagnie, et lorsqu'il meurt à Rome en 1556, la Compagnie de Jésus compte plus de mille membres, soixante-douze résidences et soixante-dix-neuf maisons et collèges.
- - Biblioteca Augusta
Anche qui, come negli Acta Eruditorum, sono recensiti libri di argomento vario di autori importanti: libri teologici, fisici e medici, matematici (algebra, geometria), storici e geografici, filosofici e psicologici (Fabretti).
- - Pendant la République Romaine, les citoyens les plus pauvres ont été aidés par des distributions publiques de maïs, d’huile et d'argent, appelées CONGIARIUM. Ces distributions n'étaient pas destinées qu'aux adultes : l'empereur Nerva fut le premier qui en fit bénéficier les enfants, et Trajan ordonna d’en faire chaque mois aux orphelins et aux enfants des parents démunis. Ces enfants se sont appelés Alimentarii Pueri et Puellae.
Des fragments intéressants trouvés chez Velleia, près de Placentia, nous ont appris les sommes qui ont été ainsi distribuées. Ce système a continué sur une plus grande échelle sous Hadrien et Antoine, a cessé sous Commodus et Pertinax, puis a repris sous Alexander Severus, avec le nom de Mammaeani en l'honneur de la mère de l'Empereur. Nous apprenons, d'un décret de Hadrien, que les garçons bénéficiaient de ces avantages jusqu'à dix-huit ans, et les filles jusqu'à quatorze, et, d'une inscription (Fabretti), qu'un garçon de quatre ans et sept mois reçu neuf fois la distribution mensuelle ordinaire de maïs.
- - Mesure du liquide
Mesures de liquide Romaines expliquées par divers récipient en bronze de la collection Foucault et d'après Beger et Fabretti.
- - La Pierre de Chardavon
(45-N5 Alpes Haute-Provence)
Sur quelques inscriptions, les mots sont séparés par des signes en forme de coeur.
On a prétendu que ces coeurs percés étaient un signe d'affliction et de douleur ; d'après cela le Père Papebroch a voulu regarder comme un monument païen la pierre tumulaire qui couvrait le tombeau de Ste Argyris, parce que les mots qui composent son inscription sont séparés par des ornements, ainsi que l'a très bien démontré Boldetti, et que le prouvent un grand nombre d'inscriptions rapportées par Reinesius, Fabretti, et par lui-même, sont communs aux inscriptions païennes et aux inscriptions chrétiennes.
Le long de la petite route qui conduit de la vallée de la Durance au plateau de Chardavon, puis aux hauteurs du Dromon, est gravée sur la face d'un rocher connu sous le nom de peira escricha , pierre écrite. une inscription antique, la plus considérable, la mieux conservée et une des plus précieuses que les Romains ont laissées dans notre pays.
Elle rappelle la carrière et la générosité d'un très haut fonctionnaire, Claudius Postumus Dardanus, prêteur des Gaules en 412-413, qui après une longue carrière civile, s'est retiré avec ses familiers dans ce coin reculé, où il avait une propriété au nom inspiré de l'ouvrage de saint Augustin, avec qui il était en correspondance : locus cui nomen Theopoli est, "La Cité de Dieu".
Il avait doté ce domaine d’un accès viable en faisant élargir le passage, facilitant la communication de Théopolis avec la vallée de Segustero, d'une enceinte et de portes "pour la sûreté de tous" et probablement d'une église. Il faut imaginer cette citée en amont de l'inscription, gravée au point le plus étroit du défilé rocheux, sans doute sur le plateau de Chardavon.
"Claudius Postumus Dardanus, patricien, ex-consulaire de la province viennoise, ex-prêteur des Gaules, et Nevia Galla son épouse, ayant fait couper les pans de la montagne de chaque côté, ont procuré un chemin viable au lieu dont le nom est Théopolis, lieu qu'ils ont fortifié par des murs et des portes ; le travail, fait dans leur propriété particulière et destiné à servir à la sécurité de tous, a été exécuté avec l'aide de Claudius Lepidus, compagnon et frère du sus-nommé."
- - Les ruines de PompeiChez les anciens, chacun adoptoit une divinité familière ; les hommes avoient des génies, et les femmes des Junons. (Voyez Pline, lib. Il, cap. 4). Le nom de cette déesse se voit dans plusieurs inscriptions avec cette attribution. (Voyez Fabretti, cap. II, 71, pag. 74).
Pompéi est un village de pêcheurs, au sud-ouest de Naples, sur une petite colline près d'un cours d'eau, le Sarno. Les Grecs s’y installent au VIIe siècle, puis les Étrusques en 470, les Samnites vers 425, et la ville devient colonie romaine en 80. Dotée de nombreux monuments, résidence d'été de riches Romains, elle est endommagée par un premier tremblement de terre en 62 ou 63 après J-C, et ensevelie sous les cendres du Vésuve le 24 août (ou novembre) 79, en pleine reconstruction.
Exceptionnellement préservée sous la couche de lave et de pierres, cette cité antique de Campanie est un remarquable témoin de sept siècles d'histoire.
En 1748, à l'instigation du roi de Naples, les fouilles commencent. Elles révéleront la décoration d’édifices publics et demeures privées, l'abondance et la qualité des fresques et mosaïques, l'urbanisme (murailles, îlots rectangulaires, forum, tribune, salle du conseil, basilique, marchés, statues, thermes, amphithéâtre, villas ne dépassant pas deux étages), la vie quotidienne économique et sociale (vigne, artisanat, auberges, cabarets, lupanars, entreprises de transport). La cité abritait environ 10 000 habitants sur 40 ha construits.
- - Savantes recherches sur :
Le canal souterrain creusé sous le règne de Claude pour l'écoulement des eaux du lac Fucin
CLAUDE (Lyon 10 av JC - Rome 54) Empereur romain.
Chétif et laid, maladif, gauche et timide, de caractère faible, rejeté par sa famille ("une erreur de la nature, un être incomplet, seulement ébauché" aux yeux de sa mère !), il se consacre aux études (littérature, grammaire...), encouragé par sa grand-mère.
Nommé Empereur par la garde prétorienne après l’assassinat de Caligula en 41, gauche, timide, indécis, il envahit la Grande -Bretagne en 43, annexe une partie de la Palestine, contrôle le Royaume d’Arménie, franchit le Rhin en 51 et fonde la colonie d'Agrippine (Cologne), pacifie les rives du Danube.
Il centralise l’Administration, réforme la Justice, promulgue des lois humaines en faveur des petits et faibles (assimilation du meurtre de l'esclave à un homicide, amélioration de la condition juridique de la mère de famille), assure la Police de Rome, règle le commerce des grains, étend le Droit de Cité, lance de grands travaux d’urbanisme (deux nouveaux aqueducs, l'aqua Claudia et l'Anio novus, travail énorme de 5 millions de sesterces, réfection-désensablement du port d’Ostie aux embouchures du Tibre, avec deux immenses jetées lancées en pleine mer et éclairées d'un phare pour former une rade artificielle, lac Fucin asséché).
A l'intérieur, il noie dans le sang les conspirations et tentatives d'usurpation, d’où sa réputation de cruauté.
Mais il se laisse dominer par les femmes. Déjà été marié deux fois, quand il épouse la célèbre Messaline, femme sans pudeur qui pousse l'audace jusqu'à épouser sous les yeux de son mari son amant, un noble romain. Claude la laisse assassiner par Narcisse. L'année suivante, en 49, il épouse sa nièce Agrippine dont il adopte le fils, futur Néron
Il meurt en 54, au cours d’une maladie, empoisonné par sa femme, par l’intermédiaire d’une empoisonneuse, Locuste, qui empoisonne un plat de champignons, son mets favori.
Il a composé une Histoire des Carthaginois, une Histoire des Etrusques, une Apologie de Cicéron, ses Mémoires en latin ou grec.
LAC FUCIN
Situé dans le Lazio, au milieu des Apennins, le lac Fucin est sujet à d'extraordinaires crues menaçant 13 000 habitants répartis dans 13 villages.
Pour l'assècher, Claude fait couper la montagne et creuser un canal de 3 500 pas le reliant au fleuve Lyris : 11 ans de travaux de 41 à 52, 30 000 ouvriers.
Avant de l'assécher, il y organise un combat naval. Quand les combattants crient "Salut, Empereur, ceux qui vont mourir te saluent", il répond : "Peut-être !" Après cette parole résonnant comme une grâce, plus personne ne voulant combattre, Claude se demande s'il les fait périr par le fer ou le feu, se lève, fait le tour du lac d'un pas chancelant et ridicule, tantôt menaçant, tantôt exhortant et les décide à combattre.
Deux flottes, l'une sicilienne, l'autre rhodienne, de douze trirèmes chacune (19 000 hommes), s'élancent l'une contre l'autre au son de la trompette d'un triton d'argent surgi au milieu du lac .
L'Empereur, en brillant manteau militaire, et Agrippine en chlamyde tissue d'or, président au spectacle.
Les rives, les collines se remplisent d'une multitude venue des municipes les plus proches et de Rome même, poussée par la curiosité.
La topographie du Latium
Le Latium, région historique d’Italie centrale, en bordure de la mer Tyrrhénienne, habité depuis le IIe millénaire par les Latins, subit la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, une trentaine de cités forment la Ligue latine. Au IVe siècle av. J.-C., Rome soumet le Latium et les habitants deviennent citoyens romains.
Drainé par le Tibre au nord et le Garigliano au sud, cette région fascinante -qui s’ouvre dans un alignement nord-ouest sud-est de collines volcaniques enserrant de magnifiques lacs de cratères (Bolsena), s’appuie à l’est sur les hauteurs calcaires de l’Apennin central (Terminillo 2213m) aux pentes éboulées, et ourlée de lagunes, s’étire en plaine littorale marécageuse- offre une grande variété de paysages : vastes plages, grandes pinèdes, monts, collines douces et plaines étendues, riche en monuments artistiques elle évoque une longue histoire extraordinaire.
Tarquinia, Cerveteri e Tuscania, des nécropoles et musées rappellent l’ancien peuple mystérieux des Etrusques (VII-VIe siècle av. J.-C.) qui a dominé l’Italie centrale avant l’ascension de Rome dont les témoignages et ceux des époques successives sont nombreux dans les cinq provinces et chefs-lieux, Rieti, Viterbe, Latina et Frosinone (parc national des Abruzzes) : la Villa Adriana splendide et somptueuse de Tivoli (où se trouve également la Villa d’Este datant de la Renaissance), le Palais Barberini du XVIIe siècle de Palestrina et la Cathédrale d’Anagni.
Le caractère grandiose de la religiosité romaine s'y projete en dehors de Rome : Abbayes du Mont Cassin, de Casamari, de Fossanova et monastères de Subiaco, lieux chers à Saint Benoît de Nursie.
Bibliographie
Mario Luni
RAFFAELLO FABRETTI "ARCHEOLOGO" URBINATE
PRINCIPE DELLA ROMANA ANTICHITÀ
Urbino 2000
Contributi di Franco Negroni
Acclude la ristampa anastatica della "Vita di Ra
ARIODANTE FABRETTI
Par son exceptionnel cursus, Ariodante est, avec Raffaele, le fleuron des FABRETTI :
Né le 1er octobre 1816 en Ombrie, terre riche de trois millénaires d'histoire (
Étrusques, Romains, Chrétiens, Byzantins, Lombards), à Perugia où les Étrusques, maîtres es fortifications, ont construit la plus parfaite voûte parvenue jusqu'à nous.LES
ÉTRUSQUESEntre les VIIIe et IIIe siècles av. J.-C., la civilisation étrusque brille de la plaine du Pô à la Campanie.
Éducatrice de Rome, son héritière, on ne connaît pas avec certitude son origine. La langue, parlée seulement en Italie du nord et mer Egée, n'est pas indo-européenne, et l'écriture, de droite à gauche, a 26 signes. Artisanat raffiné -orfèvrerie- commerce actif, régime monarchique, ensevelissement des cadavres, calendrier lunaire...Sa période de splendeur (VIIIe-Ve siècles), fut marquée par la création de villes confédérées au plan en damier.
Les
Étrusques s'installent à Rome, fondent Capoue, contrôlent Bologne, la rive adriatique, les cols alpins, prennent pied en Corse, mais la victoire de la flotte grecque en -474 et l'invasion celte de -396, stoppent leur expansion.Perugia
a fait briller au XIIIe siècle la renaissance des idéaux et des conceptions de la beauté, comme en témoignent le Palazzo dei Priori et la Fontana Maggiore au centre de la place, et conserve de splendides monuments : le Palais Communal (XIIIe-XVe siècles), la Cattedrale San Lorenzo (1345-1490)... L'université, fondée en 1308, était considérée comme l'une des meilleures d'Italie, et l'on y pratiquait déjà l'autopsie en 1366.
Ville à l'histoire mouvementée qui connut les vicissitudes de la Ombrie et la domination papale de 1535 à 1860, elle recèle telle l'arche étrusque de nombreux trésors : Galleria Nazionale, Museo Archeologico Nazionale dell Umbria...
Il suit, dans cette ville magnifique, des études classiques, l'histoire locale, l'archéologie, matières qui marqueront sa destinée, sympathise avec l'archéologue Giovanni Battista Vermiglioli et le spécialiste en langue grecque Antonio Mezzanotte, et en 1839 s'inscrit à la Faculté de Médecine de l'Université de Bologne où il obtient un Baccalauréat en 40 et une Licence de médecine vétérinaire en 41.
Il devient Vice-bibliothécaire communal en 1842, et se met à l'écriture de "Biografie dei capitani venturieri dell Umbria" (42-46).
En 1844 il épouse Filomena Ferretti -née en 1820- qui ne lui donnera pas de fils. La lignée Fabretti passerait-elle par un frère ?
Suppléant de Vermiglioli à la chaire d'Archéologie en 1846, il en est le Titulaire en 48.
Puis il adhère à la Carboneria, aux Giovine Italia.
LA CARBONERIA
Sous l'Empire Austro-Hongrois, le Congrès de Vienne de 1815 s'attache, pour protéger les trônes en place, à découper l'Italie en fonction de leurs intérêts. L'Empire possède le Trentin, l'Istrie, occupe la Lombardie, la Vénétie ; le reste de l'Italie est sous son hégémonie par de nombreux liens militaires et dynastiques.
L'opposition entre en clandestinité, participant au "Risorgimento" (le Sursaut 1816-1817), comme la Carboneria dont le but est d'abattre la monarchie et conquérir la liberté politique par le biais d'une constitution. Un carbonaro est un fabricant de charbon de bois des montagnes forestières d'Italie du Sud. Pendant l'occupation française du Royaume de Naples, de nombreux irréguliers les rejoignent pour y être en sécurité et mener leur combat.
Organisation politique née en 1806, elle rassemble de grands noms comme Giuseppe Garibaldi. Devant respecter la plus haute discrétion, ses membres -libéraux modérés, constitutionnalistes et légalistes- utilisent les noms et expressions des travailleurs des mines de charbon, d'où son nom. Durant l'été 1820, à Naples, ils se soulèvent mais la révolte échoue et le mouvement disparaît après les répressions d'octobre 1820.
GIOVINE ITALIA
Giuseppe Mazzini (1805-1872), patriote et révolutionnaire italien, affirmant que "la patrie d'un Italien n'est ni Rome, ni Florence ou Milan, mais l'Italie tout entière", adhère à la Carboneria, ardent propagandiste des idées révolutionnaires et démocratiques. Poursuivi, il s'exile à Marseille où il écrit une lettre adressée au roi de Piémont-Sardaigne l'enjoignant à prendre la tête du mouvement national italien. Sa demande n'aboutissant pas, il fonde les journal et mouvement Giovine Italia. Déterminé à chasser les Autrichiens d'Italie, réaliser l'unité politique et installer la République, il se fait l'initiateur de l'action révolutionnaire, estimant que l'Italie peut s'unifier seule sans aide étrangère, rédige de nombreux ouvrages politiques, fait de "pensée et action" son slogan, réfléchit au concept de l'État : la "Troisième Rome", communauté morale devant guider les actes pour améliorer l'humanité, l'amener sur la voie du progrès et du bonheur, unie par des droits et devoirs communs.
Exilé à Londres, il demande au pape Pie IX de prendre la tête d'un mouvement émancipateur. Revenu en Italie, il tente de s'opposer à la proclamation du Royaume d'Italie en 1861 au profit de Victor-Emmanuel II, revendiquant toujours la République. Clandestin, emprisonné, libéré, il meurt à Pise.
Intègre, ascétique, il a vécu corps et âme à la réalisation de son projet.
En février 1849, élu Secrétaire de l'Assemblée Constituée de la République Romaine, il participe à la rédaction de la Constitution.
Emigré à Florence puis à Turin en 1850 , il est en 58 Assistant du Museo di Antichità, en 60 à la Chaire de Professeur d'Archéologie à l'Université, et l'Académie des Sciences l'accueille.
S'orientant vers le "social", il organise une "mutuelle" pour l'assistance des exilés nécessiteux (subventions, centre de réunion et d'échanges culturels, cantine, bibliothèque, service médical).
TURIN
Son histoire commence au IIIe siècle av. J.-C. le long du Pô avec les premières tribus "taurines", descendant de la fusion des celtoligures et des populations gauloises à la recherche de plaines cultivables. Jules César y fonde un "castrum", centre militaire au plan carré entouré de remparts, pour surveiller la frontière nord.
Porte principale des Alpes occidentales, à la chute de l'Empire, Turin passe sous domination des Goths, Lombards et Francs qui établissent un comté au VIIe siècle. Une longue période suit alternant jeux de forces batailles et alliances : Turin est concédée à l'Empereur de Savoie Frédéric II.
En 1404, fondation de l'Université. Début XVe siècle le Duc de Savoie en fait sa capitale qui, en 1536 devient française. Puis le Duc Emanuele Filiberto transfère son règne à Chambéry.
De 1620 à 30 les édifices prennent leur aspect actuel : Piazza Castello, Palais Royal, Palazzo Madama, Eglise de San Lorenzo, Cappella della SS. Sindone (chapelle du Saint-Suaire).
Mais cet essor est brusquement stoppé par une terrible épidémie de peste.
1706 écrit une page célèbre de son histoire : le siège des Français est rompu grâce aux troupes alliées autrichiennes et au sacrifice héroïque de Pietro Micca dans les galeries souterraines de la Citadelle.
La Basilique de Superga est érigée en signe de gratitude.
En 1863, affiliation à la Loge Maçonnique "Dante Alighieri" dont il devient Vénérable Maître. Membre du Conseil Suprême en 1875, il représente le lien entre la première génération maçonnique et la nouvelle, participant à la réforme de la Franc-Maçonnerie de la Ombrie.
FRANC-MA
ÇONNERIED'origine obscure, la franc-maçonnerie est l'héritière directe des confréries de bâtisseurs et tailleurs de pierre, formées sur les grands chantiers de cathédrales à partir du Xe siècle en Europe. Puis préoccupations ésotériques, notions d'humanisme, tolérance et philanthropie se font jour.
L'idéal de cette organisation philanthropique universelle, est l'amélioration matérielle, morale, intellectuelle et sociale de l'humanité, la lumière et la sagesse, la droiture et la bienfaisance.
Depuis l'origine du Grand Orient d'Italie, la loge "Dante Alighieri" est la plus importante de la Maçonnerie italienne.
Voici quelques membres :
Di Agostino De Pretis, futur Président du Conseil - le Député Francesco De Luca - Antonio Mordini, Ministre dei Lavori Pubblici - Saliceti, Armellini, Aurelio Saffi triumvirat de la République Romaine - Francesco Crispi (1818-1901), homme politique italien qui participa à l'expédition des Mille avec Garibaldi, chef de la gauche italienne, Ministre de l'Intérieur (1877), Président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères (1877-1891) et Giuseppe Garibaldi (1807-1882) patriote italien dont les opinions l'obligent à s'expatrier en Amérique latine où il participe à la lutte du Brésil contre le Rio Grande et à la guerre entre l'Uruguay et l'Argentine. Rentré en Italie il forme à Milan un corps de volontaires pour participer au soulèvement contre la domination autrichienne.
Après de brillantes victoires sur les troupes du Roi de Naples pour Victor-Emmanuel, jugeant le gouvernement trop modéré, il monte deux expéditions pour rétablir Rome comme Capitale mais échoue.
Lors de la guerre de 1870, il apporte son concours aux républicains français à la tête des "Chemises rouges".
Il est élu Député de Rome en 1875.
Nouvelle période d'écriture : 1866, "Analogia delle antiche lingue italiche con la greca, la latina e coi dialetti viventi", et de 1867 à 1880, "Corpus inscriptionum italicarum antiquioris aevi", premier Corpus Inscriptionarum des langues d'Italie.
D'assistant, il devient Directeur du Museo di Antichità en 1873.
Il entre en 1876 à l'Accademia dei Lincei -fondée à Rome en 1603 pour l'étude des sciences naturelles, mathématiques et philosophie- et en 77 à l'Accademia della Crusca -fondée en 1582 à Florence par cinq membres de l'Académie Florentine, elle se donne pour objectif la purification du toscan qui s'impose comme modèle et la langue littéraire de la Renaissance italienne.
Deuxième épisode politique comme Député de 1876 à 80.
1878, nouvel ouvrage, "Mosaico di Acqui"
Puis, alternant avec la rédaction de "Gli scavi di Caru" en 79, "Regio museo di Torino, ordinato e descritto" en 82, "Necropoli della Cascinetta" en 85, "Documenti di storia perugina" et "Cronache della città di Perugia" de 1887 à 94, il est de 1878 à 94 Directeur du Museo Egizio, de 1880 à 83 Directeur de l'École Supérieure de la Faculté des Lettres et de Philosophie de l'Université, Directeur du Musée d'Antiquité, en 1883-86 Président de l'Académie des Sciences, de 86 à 91 vice-président, de 1882 à 88 et de 1891 à 94 Fondateur et Président de la Société d'Archéologie.
MUS
ÉE ÉGYPTIENTurin s'enorgueillit du musée égyptien le plus important au monde après celui du Caire.
Fondé en 1824 par le Roi de Sardaigne, le Museo Egizio est riche de 30 000 objets et documents sur l'histoire et la civilisation égyptiennes, l'art et la vie quotidienne aux temps des Pharaons, de la période pré dynastique (IV millénaire av. J.-C.), à l'Empire romain (31 av. J.-C.).
Jean-François Champollion séjourna à Turin pour étudier cette collection et en rédiger le premier catalogue.
Il fonde en 1883 la Société pour la Crémation et en est Président jusqu'en 1894, incinération légalisée en 1963 par le Pape Jean XXIII, Franc-Maçon...
SOCI
ÉTÉ POUR LA CRÉMATIONLe centre d'études Ariodante Fabretti, par ses recherches et consultants scientifiques, vise à devenir un point de référence pour tous ceux se consacrant aux sujets relatifs à la mort, et à l'histoire de la crémation dans le Monde.
En 1886 il est le Président du Congrès International des Américanistes qui "a pour objet de contribuer au progrès des études ethnographiques linguistiques et historiques relatives aux deux Amériques, spécialement pour les temps antérieurs à Christophe Colomb, et de mettre en rapport les personnes qui s'intéressent à ces études"
De nouveau en politique, Conseiller Municipal de Turin en 1887 et Sénateur du Royaume en 89.
Puis Membre, associé, correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de France, et de 1892 à sa mort, Directeur de la classe des Sciences Morales de l'Académie des Sciences.
Il meurt le 15 septembre 1894 dans sa villa de Monteu da Po -ou à Turin car ... "Dans les registres des actes de décès de cette commune n'est pas présent le signore FABRETTI Ariodante", Le Maire Laura Gastaldo- est incinéré, ses cendres envoyées à Perugia, sa ville natale où une rue porte son nom -comme à Monteu da Po, Rieti et Roma- à qui il lègue sa bibliothèque de 4500 volumes.
Ariodante fut bien un acteur primordial de son temps, un "fondamental" comme l'on dit aujourd'hui.
REMERCIEMENTS A :
Marco Novarino, Secrétaire Général de la Fondation Ariodante Fabretti pour la Crémation
Elena Borgi, Directrice de l'Accademiea delle Scienze : www.accademiadellescienze.it
Dr. Vittorio Gnocchini, Directeur des Archives Historiques du Grand Orient d'Italie : www.grandeoriente.it
La Direction du Musée Archéologique
Le Secrétariat du Président du Conseil Communal
Laura Gastaldo, Maire de Monteu da Po
... Pour avoir aimablement répondu à mes questions, et qui m'ont permis, par leur aide -recherches et publications- de finaliser cet article.
SOURCES :
- Google, WebEncyclo et Yahoo! Encyclopédie
- Thais, Musei Online, Archeoprovincia, Associazione internazionale di Archeologia Calssica, Centro Studi e Museo di Arte Preistorica, Etruscan Philology Online
- ENIT Ente Nazionale italiano per il Turismo, In Italy Online, Italia Viaggiare in Italia, ItalianVisits, ItalyCyberGuide, Le Regioni d'Italia, Comuni d'Italia, Umbria 2000 turismo, Argoweb et Italy Perugia guides, Archivio di Stato di Torino, Comune Torino, Turismo Torino.
(ARTICLE WIKIPEDIA)
Ariodante FABRETTI
Si, vraisemblablement, Ariodante est membre de la famille, il en est le fleuron par son exceptionnel cursus :
1er octobre 1816 Naissance à Perugia, en Ombrie
Carrefour entre le nord et le sud, l'Adriatique et la Mer Tyrrhénienne, l'Ombrie est riche de trois millénaires d’histoire.
Autour de 1 000 av. J-C un groupe de tribus (Oscan-Ombrians) arrive dans la région, civilisation avancée fortement influencée par les Etrusques, comme en témoigne l’organisation en villes-états autonomes fédérées. Mais elle décline inexorablement au contact de Rome qui les soumet toutes. Le christianisme y trouve un terrain fertile dans les années très confuses où barbares et Byzantins se battent pour la possession de la péninsule. En 552, après la terrible guerre contre les Goths, l'Ombrie redevient possession byzantine, mais une nouvelle vague de barbares germaniques, les Lombards, engloutie l'Italie centrale, apportant un changement radical de puissance et stabilité sous la forme du duché de Spoleto en 571.
Avec les donations de Pépin le Bref et Charlemagne, les territoires byzantins et le duché deviennent possessions de l'Eglise, puis les villes principales ville-républiques indépendantes au début du XIème siècle. Des marchés et foires y prennent naissance, le commerce se développe, de nouveaux statuts et arrêtés sont promulgués.
Du XVème au XVIIIème siècle l'Ombrie reste en marge de l'histoire italienne. Ses villes sont minées par des luttes internes.
L’Ombrie a jouer un rôle actif dans le contexte culturel. Les monastères bénédictins, centres artistiques, techniques et scientifiques en médecine, science et agriculture, étaient les conservateurs de la culture classique antique et du renouveau chrétien, philosophique et mystique.
Maîtres dans l'art des fortifications, les Etrusques ont construit à Perugia, qui existait déjà au VIème siècle av. J-C, la plus parfaite voûte étrusque parvenue jusqu’à nous, faite de blocs de travertin massifs rectangulaires parfaitement réguliers montés sans mortier ni ciment.
Perugia, au rôle de première importance, une des dernières villes capitales de l'Ombrie soumises par Rome en 40 av. J-C, subit le siège des Wisigoths qui la détruisent en 547, comme l’avaient fait les Romains, est gagnée par les Byzantins jusqu'au VIIIème siècle où elle passe sous pouvoir ecclésiastique, et devient en l'an 1 000 commune libre.
Elle fait briller au XIIIème siècle la renaissance des idéaux et des conceptions de la beauté, la grandeur, la splendeur de la Renaissance, comme en témoignent le Palazzo dei Priori dont le hall, un des plus spacieux et des plus imposants de toute l'Italie, occupe entièrement le premier étage : le Sala dei Notari, et la Fontana Maggiore au centre de la place.
L’université de Perugia, fondée en 1308, une des plus vieilles d'Europe, était considérée comme une des meilleures d’Italie, et l’on y pratiquait déjà l'autopsie en 1366.
La ville conserve de splendides monuments étrusques et médiévaux : la Fontana Maggiore (1275-1277), une des plus élégantes du Moyen-Age, le Palais Communal (XIIIème-XVème siècles), la Cattedrale San Lorenzo (1345-1490) ou le Collegio del Cambio...
1535, Paul III impose son gouvernement. 1540, Perugia se rebelle en raison d'un impôt sur le sel, soulèvement maté par le Pape, népote à la vie irréprochable, qui envoie son fils à la tête de 13 000 soldats soumettre les habitants à la puissance papale : la ville doit payer la construction du Rocca Paolina, confiée au grand architecte Antonio da Sangallo, forteresse achevée après trois années de travail accablant.
XIXème siècle, Napoléon jette l'Europe dans la guerre, supprime l’autorité du Pape, expulse les ecclésiastiques à Rome, chasse moines et nonnes, annexe en 1809 Perugia, qu’il détrousse de 36 chefs d'oeuvre de Raphaël, Perugino... 1848-49, le peuple se rebelle et détruit le Rocca Paolina. Le gouvernement pontifical est rétabli. 1859-60, la ville se rebelle contre Pi IX qui envoie une troupe de 2 000 gardes suisses massacrant et brûlant tout sur leur chemin. Mais un corps des troupes italiennes contraint la forteresse à se rendre, mettant fin à la domination papale.
Si nous visitions la ville ?
Piazza IV novembre, le Palazzo dei Priori, commencé au XIIIème siècle, abrite la Galleria Nazionale qui présente une importante collection de l’école de Ombrie du XIIIème au XVIIIème siècle : œuvres de Duccio, Fran Angelico, Piero della Francesca, Piètro da Cortona, Pinturicchio et le Pérugin...
Au centre, la Fontana Maggiore (1275-1277), dessinée par Fra Bevignate, avec ses panneaux sculptés de Nicola et son fils Giovanni Pisano.
Piazza Dante, la Cattedrale San Lorenzo, bâtiment gothique commencé au XIVème siècle, érigé sur une église antique Romane, possède l'anneau nuptial de la Vierge.
La Via delle Volte della Pace est une rue médiévale formée d'un long portique gothique du XIVème siècle qui suit la muraille Etrusque.
Piazza Giordano Bruno, le Museo Archeologico Nazionale dell Umbria possède une importante section d'archéologie étrusque et romaine (urnes funéraires, sarcophages et bronzes), et l’imposante église gothique San Domenico, remaniée au XVIIème siècle, abrite le monument funéraire de Benoît XII.
Via dei Priori, l’Oratoire de San Bernardino, joyau de l'architecture Renaissance.
Bongo XX Guigna, la magnifique porte San Pietro, d’Agostino di Duccio, donne accès à cette église construite fin Xème siècle par le moine Piètre Vinicole de Perugia et remaniée à la Renaissance. Le choeur, en beau bois ouvragé, représente un travail unique dans toute l'Italie.
Piazza Fortebraccio, l’Arche étrusque, près du majestueux Palazzo Gallenga du XVIIIème siècle abritant l’Università per Stranieri. Loggia du XVIème.
Corso Vannucci, le Collegio di Cambio, élevé au XVème siècle pour abriter les changeurs de monnaie, possède une salle d'audience décorée de remarquables fresques par le Pérugin.
Via Marzia, le Rocca Paolina, forteresse dont il ne subsiste que des vestiges, doit son nom au pape Paul III qui la fit élever vers 1540.
Ponte San Giovanni, l’Ipogeo dei Volumni, sépulture étrusque du Iième siècle taillée dans le roc, comprend un atrium et neuf salles funéraires dont la plus importante est celle de la famille des Volumni.
Corso Garibaldi, la Chiesa di Sant'Angelo, de plan circulaire, ornée de seize colonnes antiques, édifiée aux XVIème et XVIIème siècles.
Vers 20 ans il part étudier à Turin, entre mille difficultés, l’archéologie et les langues italiennes antiques
L'histoire de Torino commence au IIIème siècle av. J-C le long du Pô avec les premières tribus "taurines", descendant de la fusion des celtoligures et des populations gauloises à la recherche de plaines cultivables. Pendant l'expansion romaine, l'endroit est le théâtre de guerres, réconciliations et alliances avec Rome, jusqu'à la fondation par Jules César d'un véritable centre militaire au plan carré entouré de remparts, le "castrum". Garnison pour surveiller la frontière nord sous Auguste, la ville prend le nom d'Augusta Taurinorum en 29-28 av. J-C.
Porte principale des Alpes occidentales, à la chute de l'Empire, Turin est assujetti aux Goths, Lombards et Francs qui établissent un comté au VIIème siècle. Une longue période suit où la Savoie s'insère dans un complexe jeu de forces de batailles et d'alliances entre Empire, évêques, feudataires jusqu'à ce que Turin soit concédée à la Savoie de l'Empereur Frédéric II.
En 1404, fondation de l'Université. Avec l'unification administrative et politique de toutes les provinces début XVème siècle le Duc de Savoie fait de Turin la capitale qui, en 1536 passe sous domination française. La ville compte à la fin du siècle 10 000 habitants. Puis le Duc Emanuele Filiberto transfère la capitale de son règne à Chambéry.
En 1620, son successeur Carlo Emanuele I confie à l'architecte Carlo Castellamonte la réalisation du premier agrandissement au sud :
Dans la partie la plus ancienne, comme la Piazza Castello, les édifices prennent leur aspect actuel : le Palais Royal bâti sur les ruines de l'ancien Palais Episcopal, le Palazzo Madama construit où s'élevait l'ancienne porte Praetoria romaine, le château de la famille d'Acaja, l'église de San Lorenzo et la Cappella della SS. Sindone (chapelle du Saint-Suaire), de Guarino Guarini, dont les coupoles animent et allègent l'élégance un peu sévère de la place dessinée par Vittozzi.
Mais cet essor est brusquement stoppé en 1630 par une terrible épidémie de peste.
Entre les XVIIème et XVIIIème siècles la ville présente la physionomie d'une capitale rigoureuse et austère réservant luxe et faste pour l'intérieur des édifices du gouvernement et de la noblesse. La Piazza San Carlo, coeur de la ville, en est un des plus élégants exemples.
Puis la ville affronte une longue période de guerre, aboutissant en 1706 au siège des Français, rompu par l'arrivée des troupes alliées autrichiennes et le sacrifice héroïque de Pietro Micca dans les galeries souterraines de la Citadelle.
La Basilique de Superga, projet confié à Filippo Juvarra, est érigée entre 1714 et 1717 en signe de gratitude.
1842-1846 Ecrit "Biografie dei capitani venturieri dell Umbria"
février 1849 Secrétaire de l’Assemblée constituée de la République Romaine, il participe à la rédaction de la Constitution
1858 Assistant du Museo di Antichità
1860 Professeur d’archéologie à l'Université de Turin
Entre le VIIIème et le IIIème siècle av. J-C, la civilisation étrusque brille de la plaine du Pô à la Campanie. Educatrice de Rome qui en est l’héritière, elle serait originaire d’Anatolie, d’après Hérodote, ou autochtone selon Denys d'Halicarnasse et les archéologues italiens qui ont remarqué qu'en leur foyer, la Toscane, les Etrusques se rattachent sans hiatus à leurs prédécesseurs.
La langue n’est pas indo-européenne, et parlée seulement en Italie du nord et mer Egée. L'écriture, tracée de droite à gauche, se compose de 26 signes. Le régime monarchique reposait sur le Roi, au pouvoir d'origine sacrée, et la classe des seigneurs dont les femmes participaient à la vie publique.
Les fonctions sacerdotales comme la divination (foudre, vol des oiseaux, entrailles...) sont exercées par les chefs de grandes familles. Paganisme et pratiques funéraires aristocratiques : ils ensevelissaient les cadavres, avec sacrifices et jeux religieux, dans des tombes, véritables maisons avec mobilier et peintures magnifiques, taillées dans le tuf, ou tumulus en pierre dénotant une connaissance exacte de la coupole et de la voûte qu’ils ont été les premiers à pratiquer entre les Vième et Vème siècles, de 40 à 50 m de diamètre, et 40m de hauteur. Les morts, incinérés dans des canopes, furent ensuite inhumés.
Les fresques, aux teintes végétales (blanc, noir, rouge et jaune) puis minérales (bleu, vert, rose, brun et violet) représentent des scènes de la vie (banquets, danses, jeux) puis la mythologie.
Calendrier lunaire.
La période de splendeur de ce peuple qui impressionna ses contemporains (VIIIème-Vème siècles), fut marquée par la création de villes au plan en damier "à la grecque". -600, fondation d’une confédération de 12 villes.
Les Etrusques s’installent à Rome, fondent Capoue, contrôlent Bologne, la rive adriatique, les cols alpins, prennent pied en Corse, mais la victoire de la flotte grecque en -474, puis l’invasion celte de -396, stoppent leur expansion.
Une seule ville a pu être étudiée, Marzabotto, à 24 km au sud de Bologne, fondée au milieu du VIème siècle av. J-C, quand ils avaient avec les Grecs des intérêts politiques et économiques dans la vallée du Pô.
Quatre grandes avenues divisant le secteur en huit régions et une rue plus étroite forment une grille de blocs rectangulaires de 7-8 maisons de plain-pied avec des salles ouvertes sur une cour centrale avec un puits. Seules les fondations en pierres du fleuve ont été préservées. Les murs, probablement de briques séchées au soleil, servaient d’appuis aux éléments de bois du toit recouvert de tuiles. Les maisons, résidences et commerces semblent avoir été construits ensemble. Deux cimetières s'étendent au nord et à l'est, avec sarcophages et tombeaux, une acropole plus bas au nord-ouest, avec quatre structures religieuses. Subsistent encore des traces d’une production de bronze et de fer destinée en partie à l'exportation, d’un four à céramique, de fabrication de briques et tuiles pour les besoins locaux. Comme Bologne, avec l'invasion celte au milieu du IVème siècle av. J-C, Marzabotto est devenu un village délabré qui a rapidement disparu.
1863 Affiliation à la Loge Maçonnique "Dante Alighieri" dont il devient Vénérable Maître
D'origine obscure, la franc-maçonnerie est l’héritière directe des confréries de bâtisseurs et tailleurs de pierre, formées autour des grands chantiers de cathédrales à partir du Xème siècle en Europe. Puis préoccupations ésotériques, notions d'humanisme, tolérance et philanthropie se firent jour.
La franc-maçonnerie française compte trois obédiences principales : le Grand Orient de France (1773), de tradition progressiste, qui a influencé la vie politique, la Grande Loge de France (1894), plus spiritualiste, et la Grande Loge Nationale Française (1913).
L’idéal de cette organisation philanthropique universelle, est l'amélioration matérielle, morale, intellectuelle et sociale de l'humanité, la lumière et la sagesse, la droiture et la bienfaisance.
Depuis l’origine du Grand Orient d’Italie, la loge "Dante Alighieri" est la plus importante de la Maçonnerie italienne.
Quelques membres :
De Crouy Chanel, héritier d’une vieille dynastie hongroise - György Klapka, héros de la révolution de 1849 pour avoir défendu la forteresse de Komaron, ultime rempart de la résistance hongroise après la chute de Világos - Pulsky, Directeur du Musée National de Budapest et Grand Maître du Grand Orient de Hongrie - Csácky, du Conseil Suprême du Rite Ecossais - Di Agostino De Pretis, futur Président du Conseil - le Député Francesco De Luca - Antonio Mordini, Ministre dei Lavori Pubblici - Saliceti, Armellini, Aurelio Saffi triumvirat de la République Romaine - Francesco Crispi
et Giuseppe Garibaldi.Francesco Crispi (1818-1901), homme politique italien qui participa à l’expédition des Mille avec Garibaldi, chef de la gauche italienne, Ministre de l’Intérieur (1877), Président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères (1877- 1891).
Giuseppe Garibaldi (1807-1882) patriote italien. Ses opinions l’obligent à s’expatrier en 1834 en Amérique latine où il participe à la lutte du Brésil contre le Rio Grande et à la guerre entre l’Uruguay et l’Argentine. En 1848, il rentre en Italie et forme à Milan un corps de volontaires pour participer au soulèvement contre la domination autrichienne. Il part pour les Etats-Unis en 1849, rentre en 1854 et harcèle les troupes autrichiennes.
Après de brillantes victoires sur les troupes du Roi de Naples, pour Victor-Emmanuel, jugeant le gouvernement trop modéré, il monte deux expéditions (1862-1867) pour rétablir Rome comme capitale mais échoue.
Lors de la guerre de 1870, il apporte son concours aux républicains français à la tête des "Chemises rouges". Il est élu Député de Rome en 1875.
1866 "Analogia delle antiche lingue italiche con la greca, la latina e coi dialetti viventi"
1875 Membre du Conseil Suprême du 33ème degré du Rite Ecossais, il représente le lien entre la première génération maçonnique et la nouvelle. Il participe à la réforme de la maçonnerie de l’Ombrie
Turin s'enorgueillit du premier grand musée égyptien le plus important au monde après celui du Caire.
Fondé en 1824 par Carlo Felice de Savoie, roi de Sardaigne, qui avait acquis la collection de 6 000 pièces du piémontais Bernardino Drovetti, officiel de l'armée napoléonienne et Consul Général de France dans la Campagne d'Egypte (1795-1799), le musée Egizio est riche aujourd'hui de 30 000 objets et documents sur l'histoire et la civilisation égyptiennes, l'art et la vie quotidienne aux temps des Pharaons, de la période prédynastique qui précède l'écriture (IV millénaire av. J-C), à l'Empire romain (31 av. J-C) :
- Statues de Ramses II (2.24m), Thoutmosis III, Amenhotep II, Prince Redi sculptée dans la diorite (IIIème dynastie 2 800 av. J-C), Sethi II, Toutankhamon et le dieu Amon, Horemheb et la reine Mutnegemet, Ramses II et le dieu Amon, Mout et Ramses II assis sur son trône
- Stèles
- Vases canopes pour la conservation des viscères, amulettes pour la protection des momies, petites statues funéraires ou oushabti (chouabtis), sarcophages, seize momies d'animaux sacrés : ibis et babouins du dieu Thot, crocodiles du dieu Sobek, faucons du dieu Horus, taureaux du dieu Hapi, poissons de la déesse Neith, chatte de la déesse Bastet
- Marteaux, pioches, outils de scribes et dessinateurs
- Perruques, miroirs et peignes, vases pour pommades et onguents
- Paniers et coffres pour habillement, tabourets, lits et appuis-tête, draps, sandales, étoffes précieuses
- Papyrus : "Papyrus Royal", énumération des pharaons jusqu'à la XVIIème dynastie, "Papyrus Judiciaire", où nous trouvons les actes du procès à charge des proches de Ramses II, coupables de l'avoir assassiné, "Papyrus des Mines" avec l'identification des mines d'or de l'Uadi Hammamat, "Papyrus de la Tombe de Ramses IV", en représentant la planimétrie, "Papyrus Satirico", images satiriques d'animaux imitant les attitudes humaines et scènes érotiques, "Papyrus des morts" rituel funéraire guidant le défunt dans le règne des morts, et procédure de momification.
Jean-François Champollion, qui séjourna à Turin pour étudier cette collection en rédigea le premier catalogue.
1879 "Gli scavi di Caru"
1880-1883 Directeur de l’école Normale d’instituteurs de la Faculté de Lettres et Philosophie de l’Université de Turin
1882 "Regio museo di Torino, ordinato e descritto"
1882-1888 Fondateur et Président de la Société d’Archéologie de Turin
1883-1886 Président de l'Académie des Sciences de Turin (6 mars 1883)
1883-1894 Fondateur (6 avril 1883) et Président de la Société pour la Crémation de Turin
Fondation Ariodante Fabretti Via E. De Sonnaz 13 - 10121 Torino Tél. : 011-547005 Fax : 011-547019 E-mail : fabretti@arpnet.it
Le centre d’études Ariodante Fabretti, à travers ses recherches et ses consultants scientifiques, vise à devenir un point de référence pour tous ceux qui se consacrent aux sujets relatifs à la mort, et à l’histoire de la crémation dans le Monde.
1885 "Necropoli della Cascinetta"
1886 Président du Congrès International des Américanistes qui, article 1, "a pour objet de contribuer au progrès des études ethnographiques linguistiques et historiques relatives aux deux Amériques, spécialement pour les temps antérieurs à Christophe Colomb, et de mettre en rapport les personnes qui s'intéressent à ces études"
1887 Conseiller de la Municipalité de Turin
1887-1894 "Documenti di storia perugina" et "Cronache della città di Perugia"
1891-1894 Président de la Société d’Archéologie de Turin
Membre, associé, correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
Il meurt à Turin le 15 septembre 1894, ayant gardé des contacts étroits avec Perugia.
RECHERCHES COMPLéMENTAIRES
Marco Novarino, Secrétaire Général de la Fondation pour la Crémation :
[Ariodante] "...adhère à la Carboneria, aux Giovine Italia, et à la Franc-Maçonnerie..."
La Carboneria
Sous la houlette de l'Empire Austro-Hongrois, le Congrès de Vienne de 1815 s'attache, pour ne pas mettre en danger, voire à bas les trônes en place, à diviser pour régner, découpant l'Italie en fonction des enjeux et intérêts des seules monarchies, sans la moindre attention aux populations. L’Empire Autrichien possède le Trentin et l'Istrie, occupe la Lombardie et la Vénétie tandis que le reste de l'Italie est sous son hégémonie par de nombreux et étroits liens militaires et dynastiques : les Duchés de Parme, de Modène, le Grand-Duché de Toscane. Le Royaume de Naples et l'état Pontifical ont conclu des traités d'alliance militaire avec Vienne.
L'opposition devant entrer en clandestinité, des sectes et sociétés secrètes pullulent propageant les idéaux libéraux et participant donc du "Risorgimento" (le Sursaut), comme la Carboneria dont le but est d'abattre l'absolutisme monarchique et conquérir des libertés politiques par le biais d'une constitution. Un carbonaro est, au sens propre, un fabricant de charbon de bois des montagnes forestières d’Italie du Sud. Pendant l'occupation française du Royaume de Naples, de 1806 à 1815, de nombreux irréguliers les rejoignent pour y être en sécurité et mener leur combat contre la domination étrangère.
Elle naît en 1806 en tant qu'organisation politique, rassemblant de grands noms, comme Giuseppe Garibaldi le père de la nation italienne. De rituel similaire, elle n'est pas un essaimage de la Franc-Maçonnerie.
Au Royaume de Naples, vers 1810, des officiers français de l'armée de Murat se détachent de "la Massoneria" pour créer une autre association secrète, "la Carboneria". Se répandant très rapidement dans le reste de l'Italie, en France et Espagne, elle est la principale cause d'inquiétude des gouvernements jusqu'en 1830. Ces membres, officiers, aristocrates, intellectuels, bourgeoisie libérale, devant respecter la plus haute discrétion, utilisent les noms et expressions typiques des travailleurs des mines de charbon, d'où le nom de "charbonnerie".
Cette société, à la structure fortement hiérarchisée et cloisonnée par son caractère clandestin, aux buts éminemment démocratiques, qui ne sépare pas l'égalité des fortunes de la liberté politique, comporte 9 grades sous la direction d'un petit nombre d'initiés prenant soin, pour raisons de sécurité, de demeurer inconnus, d'où l'usage courant de pseudonymes, écriture cryptée, messages et plans confiés à des émissaires. Entre eux, les carbonari s'appelaient "Bons Cousins" ou "Bons Amis".
Elle se développe principalement dans le Mezzogiorno, où elle est la première tentative d'organisation politique rassemblant intellectuels, étudiants, bourgeoisie du commerce, professions libérales, militaires dont le but est l'unification et l'indépendance de la Nation italienne.
La population de Montelupone, près d'Ancona (Marche), participe aux conspirations de l’après Congrès de Vienne et en constitue l'un des premiers foyers ; au palais Emiliani, des citoyens provenant de la région et de la Romagne préparent avec enthousiasme les premières émeutes révolutionnaires de l'Italie du Risorgimento (1816-1817).
Les carbonari sont libéraux modérés, constitutionnalistes et légalistes. Mais les militaires exercent très rapidement une influence dominante, et la transforment : pour eux, le recours à la violence, aux armes, aux coups de force est une voie naturelle d'action.
Durant l'été 1820, à Naples, encouragés par la révolution en Espagne, les carbonari se soulèvent pour réclamer une constitution. Bien que cette première révolte se solde par un échec, c'est à partir de cette date que la Carboneria s'étend à toute l'Italie.
Mais elle disparaît après les répressions féroces des milieux libéraux, carbonari et fédérés de Lombardie-Vénétie d’octobre 1820, contre la rébellion de la garnison militaire d'Alessandria au Piémont de mars 21, et l'insurrection de Bologne de 31.
Giovine Italia
Né à Gênes, d'une famille de patriotes francophiles, Giuseppe Mazzini (1805-1872), patriote et révolutionnaire italien, étudie la philosophie et le droit, obtient sa licence en 1827 et entre au barreau. Dès cette époque, il affirme que "la patrie d’un Italien n’est ni Rome, ni Florence ou Milan, mais l’Italie tout entière", et pour faire triompher ses idées unitaires, il adhère à la Carboneria, se fait ardent propagandiste des idées révolutionnaires et démocratiques et crée de nouvelles loges, comme à Livourne en 1830.
Poursuivi pour son activité de carbonaro, arrêté et emprisonné, libéré en février 31, il s’exile en Suisse, puis en France à Marseille, où il écrit une lettre publiée par de nombreux journaux, adressée au roi Charles-Albert de Piémont-Sardaigne, l’enjoignant à prendre la tête du mouvement national italien. Sa demande n’aboutissant pas, il fonde en juillet le journal et le mouvement Giovine Italia, qui compte bientôt des sections dans de nombreuses villes italiennes. Déterminé à chasser les Autrichiens d’Italie, pour réaliser l’unité politique de la péninsule et installer la République, il se fait le promoteur de l’action révolutionnaire, estimant que l’Italie peut s’unifier seule, sans aide étrangère, à condition que l’inertie de la population soit vaincue. Il rédige de nombreux ouvrages politiques, fait du couple "pensée et action" son slogan, réfléchit au concept de l’État, communauté morale qui doit guider les actes pour améliorer l’humanité, l’amener sur la voie du progrès et du bonheur, unie par des droits et devoirs communs. C’est la mission de la "Troisième Rome" qui doit succéder à la Rome Impériale et à la Rome Pontificale.
1837, il s’exile à Londres, et demande au pape Pie IX de prendre la tête d’un mouvement émancipateur (8 septembre 1847).
Nouvel exil londonien. Revenu en Italie en 1859, il tente encore de s’opposer à la proclamation du Royaume d’Italie en 61, au profit de Victor-Emmanuel II, revendiquant toujours la République. Il vit alors dans la clandestinité, sous un faux nom, est impliqué dans des soulèvements, emprisonné. À sa libération, il s’installe à Pise où il meurt.
Sa vie durant, Giuseppe Mazzini a contribué à former des révolutionnaires, des patriotes qui ont lutté pour l’unité du Pays. Il a laissé le souvenir d’un homme intègre, ascétique, dévoué corps et âme à la réalisation de son projet unitaire et républicain.
Son héritier, le Parti Républicain Italien, ne triomphe qu’en 1946, et édifie à Rome, face au Palatin, un monument national à la gloire de ce héros dont les valeurs et la droiture morale ont influencé en profondeur une partie de la classe politique italienne.
"...Membre de l’Accademia dei Lincei en 1876 et della Crusca en 77..."
Fondée à Rome en 1603 pour l'étude des sciences naturelles, mathématiques et philosophie, elle disparaît à la mort de son fondateur en 1630 puis se reforme à Rimini en 1745, avant d'être réintronisée à Rome sous le nom de "Nuovi Lincei". Elle prend le nom d'Académie Pontificale en 1847, se scinde en 70 en Académies Pontificale et Royale, se fond, sous Mussolini, dans l'Académie d'Italie, et redevient autonome en 1944.
Accademia della Crusca
Fondée en 1582, à Florence, par cinq membres de l'Académie Florentine, elle se donne pour objectif la purification du toscan "en séparant la farine du son" (crusca), qui s'impose comme modèle et devient la langue littéraire de la Renaissance italienne.
ACCENDINO
Grâce au forum Bertotti, un coin du voile se lève sur l’énigme du briquet, seul objet de ma famille qui me soit parvenu.
"Salut, ce devrait être un briquet militaire fin 1800 début 1900, typique des ateliers austro-hongrois, naturellement pas pour de simples militaires mais des officiers (jamais eu de militaires dans tes ancêtres ?), même si certains, pour des actions particulières de valeur, étaient récompensés par l'armée royale avec de petits bijoux. Tu devrais demander à qui fréquente la zone frontalière pour en savoir un peu plus."
L’identité de l’Autriche, habitée dès l’âge de pierre, se forge au cours du temps par l’invasion celte, la fondation de Vienne et Salzbourg en 113 av JC par les Romains, l’installation des peuples germaniques du IVe au VIe siècle ; le territoire, intégré au Royaume Franc, devient sous Charlemagne en 996 "Osterreich" (Royaume d’Orient). Saccagé au Xe siècle par les Hongrois, il est reconstitué par Otton le Grand en 955.
Rattaché à la Bavière, duché héréditaire -capitale Vienne- il est divisé en 1246 en deux régions, l’Autriche et la Styrie. Le Roi de Bohème attaque mais est battu en 1278 par Rodolphe de Habsbourg, descendant d’une famille suisse-alsacienne, élu en 1273 Empereur du Saint Empire Germanique qui, en 1519 sous Charles Quint, comprend les Pays-Bas, Flandre, Artois, Franche-Comté, Aragon, Navarre, Sardaigne, Sicile, Naples, Castille, Amérique espagnole, plus en 1526 Bohème et Hongrie !
Réforme contre les protestants, guerre de trente ans (1618-1648), lutte contre les Turcs en 1529 et 1683.
Joseph II, Empereur en 1765, déclare Vienne seule capitale, fait de l’allemand la langue officielle, développe le commerce et les manufactures, abolit le servage, est tolérant envers les protestants, expulse les Jésuites.
Tchèques, Hongrois, Belges et Italiens se soulèvent. L’Autriche cède en 1805-1809 la Vénétie, Trieste, la Dalmatie, la Croatie à la France, le Tyrol, le Trentin à la Bavière, mais retrouve en 1815 le Tyrol, Salzbourg, la Lombardie, la Vénétie.
En 1806, sous la pression de Napoléon 1er, les Habsbourg changent le titre symbolique d'Empereur du Saint Empire Romain Germanique en Empereur d'Autriche, et recouvrent les possessions héréditaires d'Europe Centrale sur lesquelles ils exercent une autorité réelle.
Le 8 février 1867, l'Empire Autrichien cède la place à une double monarchie austro-hongroise, nouvel état appelé Autriche-Hongrie, union de deux pays indépendants, l'Empire Autrichien proprement dit et le Royaume de Hongrie, simplement unis par allégeance à un même souverain, François-Joseph 1er, moins connu aujourd'hui que sa femme Elisabeth "Sissi", princesse bavaroise à l'opulente chevelure. Ainsi, la création de l'Autriche-Hongrie est l'aboutissement d'un très long processus historique qui débute au XIIIe siècle et permet à une famille issue du modeste château des Habsbourg en Suisse, de dominer toute l'Europe Centrale par de fructueuses alliances matrimoniales, régner sur les Pays-Bas, l'Espagne et ses colonies d'outre-mer pendant quelques décennies sous Charles Quint, Archiduc d'Autriche, Roi d'Espagne et Empereur d'Allemagne ! Après son règne tourmenté, les Habsbourg se recentrent sur leur combat traditionnel contre les Turcs qui menacent les peuples chrétiens du bassin du Danube.
En 1866, suite à la défaite de Sadowa face à la Prusse, l'Empereur renonce à ses dernières prétentions sur l'Allemagne et l'Italie. Il choisit de s'intéresser désormais à ses peuples, et, sous l'influence de sa femme sensible au charme des nobles hongrois, transforme ses états en une confédération bicéphale où Autrichiens de langue allemande et Hongrois se partagent le pouvoir sur le dos des Tchèques et Slaves du sud. Quelques mois après la signature, François-Joseph et Elisabeth ceignent à Budapest la couronne de Saint-Etienne, Saint-Patron et premier Roi de Hongrie.
La Hongrie devient royaume indépendant dénommé officiellement Transleithanie d'après la Leitha, rivière marquant la limite entre les deux nouvelles entités, avec, autour de sa capitale Pest (aujourd'hui Budapest) coeur de la Hongrie historique, la Croatie, Transylvanie, Slovaquie, la région polonaise de Cracovie. Les Hongrois de langue magyar représentent à peine la moitié de la population de cet ensemble très divers de Slaves, Allemands, Roumains, gitans, juifs, redevables à la Monarchie des Habsbourg de leur donner la préséance sur les autres minorités.
Le reste de l'Empire Autrichien devient la Cisleithanie, comprenant une majorité d'Allemands autour de Vienne et dans les monts Sudètes du nord de la Bohème, ainsi que de fortes minorités slaves et italiennes.
Les Tchèques, qui se réclament du prestigieux Royaume de Bohème, sont les grands perdants du compromis, mais conscients de l'avantage d'appartenir à un grand ensemble danubien, placent leurs espoirs dans l'avènement d'une triple monarchie.
Les nobles hongrois, ou magnats, bénéficient de privilèges et d'exemptions fiscales les dissuadant de toute ouverture démocratique en Transleithanie. Oublieux de la défaite de Sadowa, ils poussent François-Joseph à se rapprocher de l'Allemagne, voyant dans une alliance pangermaniste la meilleure garantie contre les revendications autonomistes des minorités slaves.
Les autres minorités ont l'espoir d'une évolution favorable de leur statut dans le cadre d'une fédération élargie, et les tensions s’apaisent durablement à l'intérieur de l'Empire. Par sa structure politique très souple, l'Autriche-Hongrie, précurseur de l'Europe actuelle, bénéficie pendant ses cinquante ans d'existence d'un immense rayonnement culturel et d'une expansion économique rapide. De Trieste à Cracovie, toute l'Europe Centrale en conserve la nostalgie dans son architecture comme dans son art de vivre.
Mais la double monarchie se fragilise par l'entêtement des magnats refusant tout nouveau compromis qui donnerait quelques droits aux Tchèques et autres Slaves.
L'Autriche-Hongrie s'effondre à l'issue de la Grande Guerre, suite à l'agitation des tchèques Tomas Masaryk et Édouard Benès, aux revendications territoriales de l'Italie et Roumanie, à l'animosité des dirigeants français à l'égard de la monarchie.
Invoquant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le Président américain Woodrow Wilson et Georges Clemenceau Président du Conseil autorisent l'éclatement de la "Mitteleuropa" (Europe Centrale).
L'Autriche-Hongrie, forte de 50 millions d'habitants, avec une capitale rivale de Paris, Londres ou Berlin, cède la place à plusieurs états rivaux, arc-boutés sur le mythe de leur identité nationale, linguistique ou ethnique : Autriche, Hongrie, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie.
A l'exception de l'Empire, ces états se caractérisent par une aussi grande hétérogénéité de langues, cultures et religions que feu la double monarchie.
L’accendino -qui vient de mon père et...- cache toujours son secret.
LE SAINT SUAIRE DE TURIN : CONTRE-ENQUêTE
Cette pièce de lin tissée en chevrons de 4 m x 1m10, d’un poids moyen de 23 mg/cm2, porte l’empreinte en négatif d’un cadavre humain d’1m82 torturé comme le prouvent le sang humain et le sérum coulant de blessures dues à un traumatisme grave et répété : traces de sang sur les poignets, barbe, front ; pommette droite et front tuméfiés, nez écorché, lèvre et joue enflées ; flagellation, crucifixion, clous, hémorragies. La partie droite du thorax présente entre les cinquième et sixième côtes la blessure d’un fer de lance romaine.
Dénudée, la victime, les poignets attachés au-dessus de la tête qui porte, exemple unique dans l’Histoire, une couronne d’épines posée avant la condamnation, provoquant l’hémorragie de la veine frontale, est flagellée 120 fois par 2 exécutants avec un flagrum constitué de 2 billes de plomb de 12 mm de diamètre reliées par une barrette de quelques cm.
Le nom de Nazareth n’existait pas mais Notzrot, celui d’une secte politico-religieuse dont les membres étaient des Nazaroi, au singulier Nazir : "prince, ceint d’une couronne".
Après la flagellation, on fait porter par le condamné, son épaisse tunique de laine remise, le patibulum (partie horizontale de la croix), alors que le staticulum ou stipes (partie verticale) est installé, calé dans un petit puits en ciment.
Simon de Cyrène, paysan, est contraint de le porter, pour aider Jésus, tombé sur le genou gauche et la face, à rester vivant jusqu’au Golgotha, lieu du supplice, colline pierreuse hors des murs nord de Jérusalem, où il est allongé dos sur le patibulum ; 2 clous de charpentier de 1 cm de coté sur 14-15 de long sont enfoncés dans les poignets, puis la poutre est encastrée dans le logement du stipes, les pieds, le gauche tordu sur le droit, fixés d’un seul clou ; aucune trace de cordes.
Tête tombant sur la poitrine, menton touchant le sternum, épaules déboîtées, bras étirés, tension artérielle chutant de 130 à 70, rythme cardiaque grimpant de 70 à 145, c’est l’asphyxie, thorax dilaté, grande perte de sang refluant au cerveau et défaillance du coeur. Jésus, le corps atrocement désarticulé, luttant pour respirer, suffoquant, inondé de sueur, reste conscient et parle. La mort advient subitement par arrêt cardiaque : "il lança un cri et expira". Un coup de lance est porté entre les cinquième et sixième côtes de la partie droite du thorax, transperçant le coeur, pour achever ou vérifier le décès.
Joseph d’Arymathie, membre du Sanhédrin (Cour Suprême juive composée de 70 juges),
a demandé le corps, offert son propre tombeau dans un jardin d’oliviers et de palmiers sur la pente ouest du Golgotha, acheté le drap, et Nicodème apporté le natrum d’Egypte pour une momification rapide. Suivant le rituel hébraïque strict, ils posent le drap dans la niche, y déposent le Christ, replient le drap et couvrent d’aromates, aloes et myrrhe, pour empêcher la putréfaction.Traces d’écritures autour du visage "Jésus Nazaréen" sur l’envers du tissu et sceaux d'authentification sur les liens.
A proximité, une citerne avec de lourdes planches et des clous anciens : les restes de la Croix.
Il n’y a pas d’empreinte au verso du linceul.
Elle n’est ni dessin, peinture, décalque, impression à chaud, intensification de la couleur, substance colorée, mais est due à la décomposition accélérée du lin, l’usure des fibrilles développée au fil des ans (environ 50 ans) au contact de la sueur par décomposition de la cellulose.
Le poids moyen de l’échantillon pour la datation au carbone 14 (Tucson, Oxford, Zurich) est de 43 mg/cm2 : l’analyse a été faite sur un prélèvement de restauration (raccommodage) !
La reconstitution expérimentale prouve que la datation avancée est fausse.
CHRONOLOGIE
66 Insurrection à Jérusalem chassant les Romains. Les Judéo-chrétiens s’enfuient par la Mer Morte et Qumran (Esséniens). Les Nazaréens d’Alep montrent à Jérôme "l’Evangile des Hébreux" en Araméen : le Suaire fut confié à l’Apôtre Pierre et caché à Qumran.
70 Révolte des Juifs que Titus réduit en esclavage : c’est la diaspora. Mise à sac.
Importance historique depuis le 1er siècle après la crucifixion.
135 Seconde révolte : Hadrien détruit tous les monuments, comble la vallée, enfouissant le Golgotha et le Sépulcre.
212 L’empreinte acheiropoïete, arrivée entre 66 et 170, est cachée à Edesse, en Turquie.
325 Constantin démolit le temple d’Hadrien, creuse la colline pour remettre au jour le Sépulcre vide, fait traduire du Syriaque et conserver de très anciens documents d’Edesse sur le Suaire.
560 Redécouverte du linceul à Edesse.
942-944 La ville est prise par les Arabes, puis par Constantinople qui négocie la relique.
Les traces d’un premier incendie prouvent qu’elle était conservée à Constantinople en 1150, 300 ans avant l’âge attribué par le carbone 14.
1151 La voient un abbé islandais, puis
1171 le Roi de Jérusalem, et
1204 un croisé lors de la mise à sac de la ville par la 4e croisade.
1300 Réapparition dans une famille française du Suaire, confié à Athènes aux Templiers, et parvenu à Marseille par Saint Jean d’Acre et Chypre. Lors du procès, ils furent accusés d’adorer un "visage barbu".
1349 Exposition dans la collégiale de Lirey.
1532 Second incendie : traces d’eau, de feu, et trous sur le Suaire dans son coffret de bois, argent, étain.
28 mai 1898 Secondo Pia en prend la première photo.
Les brûlures en forme de L prouvent que le Suaire de Constantinople est le Saint Suaire de Turin.
Les 59 espèces de pollens prélevés attestent sa présence et son passage à Jérusalem, près du Jourdain et de la Mer Morte, à Edesse (II-Xe siècles), Constantinople, au Piémont et à Chambéry.
16 août Fête du Saint Suaire.
Bruno FABRETTI-TREPPO
Nonno Emilio (18 avril 1888 Nimis-15 mars 1935 Aubergenville) épouse en premières noces Caterina TREPPO qui lui donne :
- Mon parrain Guido Giovanni (13 septembre 1912 Nimis-11 novembre 1962 Chartres), comme l’oncle d’Amérique Giovanni TREPPO de Floriston en Californie
- Bruno (4 février 1914 Nimis) né sous une bien sombre étoile
- et Vilma Caterina (16 août 1915)
Octobre 1914, la Grande Guerre débute, la France est en mauvaise posture face à l'Allemagne. Mussolini, rédacteur en chef du journal socialiste anti-interventionniste "Avanti !", appelle l'Italie à s'engager militairement à ses cotés. Il est mis à la porte et expulsé du parti. Il fonde alors "il Popolo d'Italia" où il fait campagne en faveur de la guerre.
La grande majorité des italiens, socialistes en tête, souhaite monnayer la neutralité de l'Italie. Le 26 avril 1915, au nom de "l'égoïsme sacré" (opter pour le camp qui promet le plus), l'Italie signe avec l'Entente (France, Grande-Bretagne, Russie) le traité secret de Londres par lequel elle obtient des concessions territoriales contre son entrée en guerre : Frontière des Alpes jusqu’au Brenner, l’Istrie, la Dalmatie, la Libye, l’érythrée, une partie de l’Asie Mineure. Et le 24 mai 1915 elle déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.
Mussolini, soldat exemplaire, nommé caporal pour ses actes de bravoure en février 1916, est gravement blessé en février 1917, transporté vers l'arrière puis réformé.
La guerre s'éternise. Des provocateurs socialistes déclenchent de graves émeutes, comme l’insurrection du 23 août 1917 à Turin, avec saccages et barricades, provoquant 57 morts et des centaines de blessés dans l’affrontement entre forces de l'ordre et insurgés.
1917, Emilio est à la guerre, la "grippe espagnole" frappe, emportant Caterina. Luigi, l’arrière grand-père, la suit dans les mêmes jours, le 30 janvier. Le village, commotionné, les enterre en un unique service religieux.
La "grippe espagnole", mutation particulièrement sauvage, un des plus grands fléaux de l'humanité, a tué 15 à 50 millions de personnes, (8 pour la Première Guerre Mondiale), frappant les individus de 20 à 40 ans d'une bronchite si sévère qu'ils meurent par suffocation.
Elle s'est abattue en trois vagues : La première, été 1918, cloue le malade au lit trois jours, la deuxième à l'automne et la troisième en janvier 1919 le tuent en trois jours, faisant dix fois plus de victimes que la première.
Et le virus originel disparaît sans laisser de trace.
D'où venait-il ? Trois versions :
L’Espagne :
En 1917, un Espagnol, le docteur L., aurait découvert au Pérou la formule El Sapo (le crapaud) appartenant à la célèbre pharmacopée Inca.
Cette formule extrêmement dangereuse provoque des mutations par l'effet d'un agent catalyseur, les diastases du sang de crapaud.
Bien que prévenu du danger, il se retire dans son laboratoire andalou, et commence à entretenir des bouillons de culture qu'il inocule à un cochon.
Mais une culture mute, donnant une souche virulente qui tue l'animal.
Au lieu d'incinérer le cadavre, le docteur l’autopsie et continue ses études.
Sa femme et son fils tombent malades et meurent, premières victimes du fléau que l'on baptisa "grippe espagnole". La souche virulente contamine tout le village, la province, l'Andalousie, l'Espagne. En 1918, la maladie ravage la Terre.
Chine :
Apparue en février 1918 en Chine (Canton), puis dans les camps militaires aux USA, elle aurait suivit l'armée américaine en Europe, ou l'immigration importante en provenance de Chine.
Amérique :
Les premiers cas d’épidémie auraient été détectés en Caroline du Sud.
Introduite en Europe par l'armée américaine en avril 1918, elle se propage au sein des forces armées, s'étendant en Italie et en Espagne, d'où le nom de "grippe espagnole". De là, elle s'étend à l'Europe entière, puis dans les colonies.
Bruno va chez la tante Orsola de Feletto et Guido chez sa grand-mère Caterina MINI.
En octobre, sur le front de l'Isonzo, a lieu la terrible défaite de Caporetto (Kobarid, localité slovène sur l'Isonzo, près de la frontière italienne)
.Le Général Luigi Cadorna, Commandant de l'armée italienne, avec ses tentatives répétées de percer le front de l'Isonzo, et bien qu'il ait gagné peu de territoires et subit de lourdes pertes, avait affaibli les forces Austro-Hongroises et inquiété les Allemands par sa victoire à Gorizia en août 1916. Ils décident d'effectuer une opération commune contre les Italiens, pour prévenir l'effondrement de l'Autriche-Hongrie :
Douze divisions d'assaut, sous les ordres de von Below, se concentreront dans la région de Caporetto pour percer en direction de Cividale et Udine.
Deux armées autrichiennes appuieront l’attaque pour contourner l'aile droite de l'armée italienne.
Le Général Krauss, descendant des Alpes, tentera d'envelopper l'aile gauche.
Cette manoeuvre veut anéantir l'armée italienne et organiser une nouvelle invasion de la France, par le Sud, selon les révélations du Général von Below, l'objectif réel étant Lyon.
L'offensive du 24 octobre 1917 est un succès foudroyant. Bien que Cadorna ait été averti à temps des projets allemands par des déserteurs, il laisse dégarni le front de Caporetto qui est enfoncé, après une courte préparation d'artillerie aux obus à gaz cyanhydrique provoquant une mort instantanée par paralysie du centre respiratoire cérébral.
Ce matin là, l’artillerie ennemie donne en continu. 4h30 silence total... 6h30 l’enfer : Sous des tourbillons de neige rendant la visibilité impossible, les troupes de choc austro-allemandes forcent les lignes italiennes par surprise et s'emparent de toute l'armée ennemie. Ce n'est que fuite sauvage et éperdue. 8h assaut final.
La "Justice aux armées" essaie de réagir, fusillant les officiers fuyards. Plus de 100 000 déserteurs.
Le 25, tout le front italien se replie. Le 27, le jeune lieutenant Rommel capture 2 000 prisonniers et l'ennemi s'empare de Cividale, le 28 entre à Udine, siège du GQG italien, le 30 occupe Codroipo et San Daniele et le 3 novembre, marche en direction de Venise, Padoue et Vicence.
Le 4, Cadorna donne l'ordre de retraite jusqu'au fleuve Piave. Il est limogé le 9 et remplacé par le Général Armando Diaz.
Les pertes italiennes se montent à 37 000 tués, 91 000 blessés et 335 000 prisonniers.
L'armée autrichienne envahit donc le Frioul par la route de Caporetto. La tante Orsola part, cherchant à éloigner le plus possible ses êtres chers, mais dans l'affolement perd Bruno à la gare d'Udine. Elle ne sait pas qu’un officier de l'armée italienne l’a trouvé ; Bruno vivra dans sa famille à Turin.
Pour secourir l'allié, le 27 octobre, la Xème armée française embarque pour l'Italie, et d'autres troupes passent les Alpes à pied.
Le 12 novembre, Conrad von Hötzendorff, commandant l'armée du Tyrol, attaque et prend Feltre, mais il est arrêté par les troupes de renfort.
Regroupés sur la rive droite de la Piave, les Italiens réussissent à contenir l'ennemi. En août 1918 ils reprennent l'initiative et en octobre remportent la victoire de Vittorio-Veneto qui contraint l'Autriche-Hongrie à demander l'armistice, signé le 4 novembre 1918 à la Villa Giusti.
L'Italie est victorieuse. Elle a remporté de remarquables succès sur terre, sur mer avec ses vedettes lance-torpilles, dans les airs avec 763 victoires pour 166 avions perdus. C'est l'euphorie et tous les Italiens attendent l'application du traité de Londres !
Mussolini, à la direction du journal, soutient les combattants en fustigeant défaitistes et profiteurs, dénonçant l'injustice qui fait peser sur les plus pauvres "l'impôt du sang". Il propose que les parasites soient neutralisés et que les anciens combattants aient une place privilégiée dans le gouvernement d’après guerre, exercé par un homme énergique et impitoyable pour faire place nette.
1919 Il crée les Squadri "Faisceaux de combat".
1920 Grève socialiste, à Milan et Turin, combattue par les fascistes.
1921 Fondation du Parti National Fasciste.
28 octobre 1922 Marche sur Rome. Le Roi charge Mussolini de constituer un gouvernement avec les fascistes.
1923 Création d’une milice.
1924 Victoire électorale des fascistes.
Après des années de recherche les FABRETTI retrouvent Bruno. Vers 1930, Emilio et Caterina VENERIO (2 octobre 1892 Nimis-3 juillet 1938 Aubergenville) ma grand-mère, leurs enfants Luigi Girolamo (16 juillet 1919 Nimis-13 novembre 1994 Elisabethville), Augusto Pietro mon père (14 décembre 1921 Nimis-11 août 1985 Elisabethville), décident de venir en France, passent à Turin mais Bruno refuse de les suivre et de quitter la ville, ses amis et parents "adoptifs".
L'histoire de Turin commence au IIIème siècle Av. J.-C. le long des rivages du Pô avec les premières tribus "taurines", descendant de la fusion des celtoligures avec des populations gauloises à la recherche de plaines cultivables. Pendant l'expansion romaine en Italie septentrionale, l'endroit est le théatre de guerres, réconciliations et alliances avec Rome, jusqu'à la fondation par Jules César d'un véritable centre militaire au plan carré entouré de remparts, le "castrum". Garnison pour surveiller la frontière nord sous Auguste, la ville prend le nom d'Augusta Taurinorum en 29-28 Av. J.-C.
Porte principale des Alpes occidentales, à la chute de l'Empire, Turin est assujetti aux Goths, aux Lombards et aux Francs qui établissent un comté au VIIème siècle. Une longue période suit où la Savoie s'insère dans un complexe jeu de forces de batailles et d'alliances entre Empire, évêques, feudataires jusqu'à ce que Turin soit concédée à la Savoie de l'Empereur Frédéric II.
En 1404, fondation de l'Université. Avec l'unification administrative et politique de toutes les provinces début XVème siècle le Duc de Savoie fait de Turin la capitale qui, en 1536 passe sous domination française. La ville compte à la fin du siècle 10 000 habitants. Puis le Duc Emanuele Filiberto transfère la capitale de son règne à Chambéry.
En 1620, son successeur Carlo Emanuele I confie à l'architecte Carlo Castellamonte la réalisation du premier agrandissement au sud :
Dans la partie la plus ancienne, comme la Piazza Castello, les édifices prennent leur aspect actuel : Le Palais Royal bâti sur les ruines de l'ancien Palais Episcopal, le Palazzo Madama construit où s'élevait l'ancienne porte Praetoria romaine, le château de la famille d'Acaja, l'église de San Lorenzo et la Cappella della SS. Sindone (chapelle du Saint-Suaire), de Guarino Guarini, dont les coupoles animent et allègent l'élégance un peu sévère de la place dessinée par Vittozzi.
Mais cet essor est brusquement stoppé en 1630 par une terrible épidémie de peste.
Entre les XVIIème et XVIIIème siècles la ville présente la physionomie d'une capitale rigoureuse et austère réservant luxe et faste pour l'intérieur des édifices du gouvernement et de la noblesse. La Piazza San Carlo, coeur de la ville, en est un des exemples les plus élégants.
Puis la ville affronte une longue période de guerre, aboutissant en 1706 au siège des Français, rompu par l'arrivée des troupes alliées autrichiennes et le sacrifice héroïque de Pietro Micca dans les galeries souterraines de la Citadelle.
La Basilique de Superga, projet confié à Filippo Juvarra, est érigée entre 1714 et 1717 en signe de gratitude.
En 1792, Vittorio Emanuele III entre en guerre contre la France révolutionnaire, qui annexe le Piémont quelques années plus tard. La domination française début XIXème siècle démantèle l'enceinte fortifiée, donnant espace, forme et vie, places harmonieuses et accueillantes. Par le traité de paix avec l'Autriche en 1850, Turin assume un rôle culturel et politique national et en 1861 est choisie comme capitale avec la proclamation de l'Unité d'Italie. Elle entame sa croissance industrielle.
Puis viennent les années de durs combats de la Seconde Guerre Mondiale : Les brigades fascistes font des carnages, comme celui du 18 décembre 1922. A la gare centrale de Porta Nuova, les wagons blindés emmènent les déportés vers les lagers et les camps de concentration nazis.
Turin fut une des villes les plus antifascistes d'Italie, où la Résistance fut un véritable mouvement organisé jusqu'à la Libération.
Le Saint Suaire :
Ce linceul de lin de 4.36 m par 1.10 m, portant les empreintes frontale et dorsale d'un homme mort crucifié comme Jésus -détails des tortures, traces des clous, couronne d'épines, flagellation, blessure au côté, absence de fractures aux jambes- est présent mi XIVème siècle à Lirey en France. Il aurait été vu précédemment en Orient à Edessa et Constantinople, et transporté en Europe pendant les Croisades. En 1453 il est cédé aux Ducs de Savoie et suit la famille régnante lors du transfert de la capitale de Chambéry à Turin en 1578. Depuis 1694 il est conservé dans la splendide Cappella della Sacra Sindone que Guarino Guarini construisit entre la Chiesa di San Lorenzo et le Palazzo Reale ("Sindone" en grec signifie pièce de toile pouvant servir de linceul). Depuis 1983 le Saint Suaire, légué par Umberto II de Savoie au Pape, appartient au Saint Siège.
Photographié pour la première fois en 1898 par Secondo Pia, le négatif du linceul montre tous les "signes".
Mais comment l'image s'est-elle formée ? Voici les résultats des recherches effectuées ce siècle :
- L'image n'est pas une peinture, elle a été imprimée par le cadavre d'un homme flagellé et crucifié.
- La reconstitution informatique montre des caractéristiques tridimensionnelles n'appartenant ni aux peintures ni aux photographies normales.
- Des pollens de fleurs attestent la présence du Saint Suaire non seulement en Europe mais aussi au Proche-Orient.
- Des analyses indiquent la présence de sang humain du groupe AB.
- Pas de traces de pigments colorants.
- L'épreuve de datation au Carbone 14, en 1988, attribue une date entre 1260 et 1390.
Mais des études expérimentales plus récentes remettent en cause ces résultats au sein même de la communauté scientifique.
Bruno part à Tripoli en 1937, où il rencontre Adèle BAGA (1910) qu’il épouse le 19 février 1938.
La Libye doit probablement son nom aux Libou qui attaquent l'Egypte pharaonique à partir du XIIème siècle av. J.-C. La côte libyenne a une grande importance commerciale, avec l'or du Soudan qui y parvient après avoir traversé le Sahara.
Dès le VIIIème siècle, les Phéniciens fondent des comptoirs commerciaux sur la côte de Tripolitaine, parmi lesquels Leptis Magna, Oea (Tripoli) et Sabratha, conquises par Carthage au Vième siècle.
Véritables têtes de pont vers l’Afrique, elles facilitent les contacts avec les tribus de l’intérieur et drainent les produits recherchés du commerce saharien : Or, ivoire, animaux sauvages, esclaves… Sabratha fait fortune grâce à l’envoi de bêtes féroces vers les arènes de Rome.
La Cyrénaïque, à l'ouest, est quant à elle colonisée par les Grecs au VIIème siècle (fondation de Cyrène en 631, invasion en 643). Elle est particulièrement prisée pour les céréales, les chevaux fameux dans tout le monde antique, et surtout le silphion, plante médicinale aux vertus extraordinaires, mais aussi condiment exporté en quantité massive, qui assure la richesse commerciale de la région pendant plusieurs centaines d’années. Elle est l’emblème de la monnaie de la cité.
Durant le Ier siècle av. J.-C., les trois régions qui forment l'actuelle Libye -Tripolitaine, Cyrénaïque et Fezzan- passent sous domination romaine (146 chute de Carthage, 106 débarquement, 74 Libye province romaine). La Libye, riche et fertile, devient l'un des greniers de l'Empire romain et connaît un essor remarquable peu après le début de l’ère chrétienne.
Mais les temps changent.
La région connaît un grand brassage de population, et accueille une très forte colonie juive, qui, à la suite de la prise de Jérusalem en 70, se révolte contre le pouvoir. L’insurrection s’étend en Egypte, Syrie, à Chypre et dans les autres pays du Levant. La répression est terrible et sauvage : Plus de cent mille morts et le saccage de tous les monuments publics.
En 365, Sabratha est détruite par un tremblement de terre
.Le pays entame son déclin après les invasions Vandales en 455, puis est reconquis par les Byzantins à partir de 533.
En 641, conquête arabe et islamisation. Mais les Berbères s'y opposent et rallient massivement le kharijisme, mouvement rigoriste dissident de l'Islam. Gouvernées successivement par les Omeyades, les Aghlabides et les Fatimides, ces régions sont en partie conquises en 1146 par les Normands, qui les abandonnent bientôt aux Almohades.
En 1551 elles passent sous suzeraineté ottomane. Tripoli et les ports côtiers deviennent des bases pour les corsaires turcs qui écument la Méditerranée et contrôlent le commerce avec le Soudan.
Mais le soleil cache de lourds événements.
28 septembre 1911, prétextant des provocations turques, l'Italie, qui veut s'établir en Tripolitaine, envoie un ultimatum à la Turquie et commence les hostilités le lendemain. Elle annexe Tripoli et la Cyrénaïque. Février 1912, elle bombarde Beyrouth, partie de l'empire Ottoman, occupe Rhodes et le Dodécanèse. En représailles, la Turquie expulse 70 000 Italiens.
Juillet 1912, les deux pays entament des négociations qui s'achèvent en octobre par le traité de Lausanne où la Turquie abandonne la Tripolitaine. La Libye devient autonome et revient à l’Italie.
Ethiopie :
Mussolini veut offrir à son pays un empire colonial digne de son rang : Le 2 octobre 1935, l’Italie attaque l’Ethiopie pour se venger de la défaite d’Adoua du 1er mars 1896.
Dix divisions appuyées par les chars et l'aviation, 400 000 hommes, se ruent sur ce pays misérable et le prennent en tenaille à partir des colonies italiennes de Somalie et d'Erythrée. Mais, malgré les bombardements et l'utilisation de l'ypérite et du phosphore, il faudra plusieurs mois pour venir à bout de la résistance éthiopienne et chasser le souverain, le
négus Haïlé Sélassié.1er juin 1936, Mussolini annonce à Rome la naissance de l'Africa Orientale Italiana.
La SDN condamne l’Italie qui se soude autour du Duce.
Déçu, mis au ban des nations, il se rapproche d’Hitler.Sergio et Luciano naissent en 1938 et 1940.
Et les canons tonnent, c’est la guerre du désert.
1939 Pacte d’amitié et d’alliance Italie-Allemagne, le "pacte d’acier".
Quand Mussolini déclare la guerre aux alliés le 10 juin 1940, l’armée italienne compte déjà 1 000 000 d’hommes en Libye. Elle veut s’emparer de l’Egypte et du canal de Suez vitaux pour les 36 000 britanniques gardant le canal et les gisements de pétrole, qui souhaitent, eux, prendre la Tunisie et pénétrer en Afrique du Nord.
Le 13 septembre 1940, le Maréchal Rodolfo Graziani et cinq divisions de l'armée italienne entre en Egypte mais stoppe devant les britanniques de
Wavell qui, bien que dépassés en nombre, contre-attaquent le 9 décembre, repoussent les Italiens sur plus de 800 km, et prennent Tobrouk le 22 janvier 1941.Hitler, choqué par les défaites de l'armée italienne, envoie l'Afrika Korps et le Général Rommel qui attaque le 24 mars et en avril repousse l'armée britannique hors de la majeure partie de la Libye.
Le 18 novembre, offensive de la VIIIème armée britannique forçant les Allemands à la retraite.
Rommel abandonne le siège de Tobrouk le 4 décembre mais, avec des renforts de Tripoli, lance une contre-attaque le 26 mai 1942 avec ses Panzers. Inférieur en nombre de moitié, il regagne la Cyrénaïque, Tobrouk, Bir Hakeim et El-Alamein le 21 juin, capturant plus de 35 000 britanniques, mais faute de carburant, doit s’arrêter.
Montgomery, à la tête de la VIIIème armée, repousse Allemands et Italiens, reprend le terrain perdu en octobre, et en janvier 1943 Tripoli et la Tunisie. La moitié de l'armée de Rommel est tuée ou prisonnière.
Bruno part à Caracas au Venezuela avec sa famille, comme photographe, travaillant pour le prestigieux National Geographic.
Le Venezuela est découvert par Christophe Colomb en 1498.
Fondée en 1567, Caracas compte à peine 2 300 âmes à la fin du XVIIème siècle.
L'exploitation des perles, les plantations de canne à sucre, tabac, cacao, café, coton et indigo sont les principales activités. Le développement des plantations explique l'importation d'esclaves noirs et la naissance d'une société coloniale. La bourgeoisie créole, ne supportant pas le monopole des compagnies royales, se lance dans la contrebande.
Héritier des tendances indépendantistes, le Libertador Simón Bolívar inflige une sévère défaite aux loyalistes en 1820. Le Venezuela fait partie de la République de Grande-Colombie (Venezuela, Colombie, Panama et Équateur) qui éclate à la mort de Bolívar en 1830.
Le général José Antonio Páez devient Président de la République. Les conservateurs restent au pouvoir jusqu'en 1847. Des rébellions épuisent le pays de 1858 à 1863.
Il connaît la prospérité sous le Général Antonio Guzmán Blanco qui supprime les couvents, crée l'enseignement primaire gratuit et obligatoire, instaure le mariage civil, organise l'administration, protège et stimule les arts sciences et lettres, fait construire routes et voies ferrées.
Mais le XIXème siècle s'achève dans le bruit de bottes. La guerre civile ébranle le pays, Caracas est prise par le caudillo Cipriano Castro en octobre 1899. Il s'aliène les Européens à cause de la dette impayée.
Juan Vicente Gómez impose de 1908 à 1935 un régime de fer.
L'économie se transforme avec la découverte, en 1922, d'importants gisements de pétrole. Le dictateur octroie de larges facilités aux compagnies étrangères et, dès 1926, l'or noir devient la première exportation du pays.
Ne bénéficiant pas des retombées économiques, ouvriers et intellectuels se révoltent en 1928.
Quand Gómez meurt, en 1935, son ministre de la Guerre et de la Marine, Eleazar López Contreras, lui succède. Il libéralise le régime (réglementation du travail, création d'assurances sociales...) et stimule le développement industriel, mais le pays reste rural et sous-développé. La démocratisation se poursuit sous le Général Isaías Medina Angarita (légalisation du Parti communiste, établissement de relations diplomatiques avec l'URSS) avant que le parti de l'Action démocratique (AD) ne le renverse en 1945 avec la junte de Rómulo Betancourt qui assume le pouvoir et lutte contre l'impérialisme et l'oligarchie.
Une nouvelle Constitution est élaborée avec un Président de la République élu au suffrage universel, qui sera en 1947 l'écrivain Rómulo Gallegos, candidat de l'AD.
Sa politique progressiste, vote des femmes, réforme agraire, effraie la bourgeoisie et l'armée reprend le pouvoir en novembre 1948.
Le colonel Pérez Jiménez exerce la dictature à partir de 1952. Il est chassé en 1958 par un soulèvement regroupant militaires, étudiants et ouvriers.
Bruno revient à Turin en 1965 où, depuis, toute la famille vit :
- Sergio, sa femme Maria BARBIERI (1943 Istria), leurs filles Daniela (1972), Viviana (1974) et leur fils prénommé Bruno (1975) en mémoire de son grand-père disparu cette année là.
- Luciano et sa femme Carla BARBERIS (1939), Germana (1970) et Sheila (1972) leurs deux filles.
Facoltà di Architettura-Politecnico di Torino - Tesi di Laurea - Architettura e sensi : Gli elementi "immateriali" nel progetto di Germana Fabretti
Précepteurs : Eugenia Monzeglio et Germana Bricarello
La première approche de la connaissance de l'environnement, de la ville et de ses architectures, est le travail de nos sens qui, de l'extérieur, s’élaborent dans nos esprits.
Le rapport entre le bâtiment et l'homme est dû à la sensibilité et la culture personnelles travaillant ensemble afin de créer chaque jugement et opinion.
Sur la base de cette idée la dissertation doctorale est développée en deux parties : La perception en tant qu'expérience phénoménale, la perception de l'objet architectonique en ses éléments, incitation de notre faculté de sensation. Les éléments "immatériels" identifiés par la lumière, les couleurs, bruits, odeurs, répondant aux besoins normaux des utilisateurs : La puissance expressive de ces éléments conditionne l'habitat, influence le comportement, le bien-être psychophysique ; l'architecture est accomplie par ces éléments immatériels dans une perception totale, comme les lumières et les couleurs participant à l'atmosphère créée par le bruit de l'eau débordante.
Actuellement la tendance projecturale, l'idée de la qualité formelle, est l'opposé de l'idée concrète des qualités sensorielles réalisées par une introduction soigneuse des éléments comme le visuel, le tactile, le thermique, l'olfactif.
Essayer d'observer l'environnement d'une manière plus avertie et d'améliorer la faculté de perception afin d'attraper chaque détail et sentiment, tel était l'enseignement proposé par le Bauhaus. Mais l'enseignement pratique basé sur une conception unitaire de formes et de couleurs a développé l'attitude passive.
L'excès de références sensorielles est identifié comme tentative d'améliorer les conditions de qualité de vie pour toute personne.
Dans la thèse plusieurs bâtiments modernes sont choisis pour la puissance expressive d'éléments "immatériels" et pour permettre d'autres discussions.
Bruno meurt le 28 mars 1975 et Adèle en 1996.
Correctif après vérification auprès de la National Geographic Society :
Dear Mr. Fabretti :
Thank you for writing to the National Geographic Society.
I regret that our Image Collection has no references to Bruno Fabretti as a contributor to National Geographic.
I am sorry that we could not help you in this instance.
M. R. Lamberton Research Correspondence
National Geographic Society 1145 17th Street N.W. Washington DC 20036, USA
Tél. : 202-857-7609 email : mlambert@ngs.org
Pietro & Emilio FABRETTI
Pietro Micca "Pieri" (7 mars 1882 Nimis-7 février 1968 Nimis), l’un des six fils de mes bisnonni Luigi et Caterina, émigré à Brunsbüttelkoog près de Hambourg, rencontre Berta NEUMANN (30 octobre 1890 Brunsbüttelkoog-31 décembre 1977) serveuse.
Ville portuaire de la province prussienne du Schleswig-Holstein, sur la rive nord de l'Elbe à 96 km au nord-ouest de Hambourg, 2 500 h en 1905, Brunsbüttel est le terminus occidental du Kaiser Wilhelm Canal, Nord-Ostsee ou Canal de Kiel, reliant l'estuaire de l'Elbe à Kiel sur la Baltique.
Pietro Micca est un prénom prestigieux étroitement lié à l’histoire de l’Italie, celui du soldat qui sauva Turin.
La Citadelle, fortifiée de 1564 à 66 par Emmanuel Philibert de Savoie, une des plus admirée d’Europe, permettait deux tactiques défensives : le feu de l'artillerie et des mousquets, et, occulte et imprévisible, aux indéniables effets pratiques et psychologiques, la guerre de mine et contre-mine. Ce réseau de 14 km aux nombreuses ramifications se développait sur deux niveaux, à 5-6 mètres et 13-14 mètres de profondeur, reliés par des escaliers. Les galeries de mine permettaient d’arriver sous les positions de l'assiégeant que l’on faisait sauter, les galeries de contre-mine contrecarraient les actions de l'ennemi par l'écoute, en devançant et neutralisant ses initiatives souterraines .
Depuis 1701, la France de Louis XIV et son alliée l'Espagne combattent en Italie contre l'Empire d'Autriche et la Grande Alliance : Autriche, Angleterre, Hollande, Portugal, et le Piémont est le théâtre de nombreux épisodes de guerre. L'été 1704, le Maréchal Vendôme, commandant l'armée franco-espagnole, assiège Turin, mais pendant six mois la résistance héroïque de la forteresse de Verrua, à 40 km, cloue sur place les français qui perdent 12 000 hommes. Le 13 mai 1706, le Duc de La Feuillade met le siège à la Citadelle.
Le Duc Victor Amédée II en confie la défense au Général Solaro della Margherita, quitte la ville en traversant le Pô que l'ennemi ne contrôle pas entièrement, et organise avec sa cavalerie une manoeuvre de diversion privant l'armée française d'un fort contingent d'hommes.
Les pertes françaises, par les mines souterraines aux effets catastrophiques et terrifiants, sont énormes. En août, il ne reste que 27 000 hommes des 44 000 dont disposait La Feuillade. Mais ils réussissent à pénétrer un certain nombre de galeries...
Vers minuit, le 20 août 1706, deux mineurs sont de garde dans la galerie haute, sur l'escalier reliant les deux niveaux. L'un s'appelle Pietro Micca... il entend des coups sourds de hache et de masse sur la porte en fer, et soudainement se rend compte de la situation critique. Son camarade essaye d'amorcer la mèche, le temps passe, les français redoublent d’efforts... Pietro Micca comprenant qu'il faut intervenir, crie à son camarade de s'éloigner, amorce la mèche et courre se mettre à l'abri... la porte s'écroule, mais en même temps la galerie s'effondre par la déflagration.
Le corps retrouvé à quarante pas en bas de l'escalier est tout ce qui reste du courageux soldat piémontais, surnommé Passapertutt.
Huit jours après cette épisode, le 7 septembre 1706, l'armée de secours austro-piémontaise aux ordres du Prince Eugène de Savoie met en déroute les franco-espagnols et rompt le siège de quatre mois en libérant Turin !
Suite au voeu de Victor Amédée II de Savoie à la veille de cette bataille, est construite la fameuse Basilique de Superga.
Les galeries furent en partie utilisées comme refuge antiaérien pendant la seconde guerre mondiale ; la construction d’immeubles début XXe siècle provoqua la destruction d'un certain nombre, mais attira l'attention et éveilla un nouvel intérêt à leur égard : remise en état, création du Museo Civico Pietro Micca e dell'Assedio di Torino del 1706 en 1961 commémorant le célèbre siège. On peut y voir la ville assiégée, accéder aux galeries -secret de la défense de Turin- et à l'escalier -découvert en octobre 1958- où Pietro Micca s'est sacrifié.
C’est aussi le nom d’une remarquable et respectée vieille lady, un bateau à vapeur de haute mer lancé en 1895 à Newcastle, conçu pour le travail portuaire et inscrit en 1905 au Registre Maritime de Naples, sous son nouveau nom italien, PIETRO MICCA. Ce remorqueur à vapeur-goélette, tire les pontons pour la mise en oeuvre des môles de ports méditerranéens, est enrôlé comme dragueur de mines en temps de guerre, a survécu sans craindre la concurrence grâce au service qu'il est seul à proposer : fournir la vapeur dont les grands navires ne peuvent se passer (cuisines, services, salles des machines), comme les bateaux américains de l'OTAN, dans la baie de Naples, durant les périodes d'entretien ou réparation.
L'Association des Amis des Bateaux à vapeur G.L. Spinelli l'achète en 1996, le restaure dans le respect et l'esprit de l'époque, se propose de le faire découvrir au grand public en tant que centre de la culture marine : manifestations culturelles didactiques, tourisme, recherche scientifique et écologique. Depuis la reprise de ses activités, le remorqueur a reçu plus de vingt mille personnes dans des dizaines de ports.
Il y a peu de temps, une Béatrice Fabretti faisait partie de l’équipage de 4 personnes !
De retour en Italie, ils ramènent dans leurs bagages Pietro né le 8 décembre 1906, qui, sur les dix enfants de cette branche la plus importante de la famille -Pietro (1906-1974), Caterina (1908-1910), Emilio (1910-1982), Erna (1913-1995), Caterina (1914-1995), Felice (1916-1998), Felice (1916-1998), Giuseppe (1918-1998), Elida (1922), Irena (1925), Marcello (1931-1989)- allait partager avec son frère Emilio le même destin exceptionnel qu’éclairent les articles et souvenirs suivants :
"Nous apprenons avec beaucoup de retard le décès le 3 octobre 1974, dans la ville d’Udine, du camarade Pedro Fabretti, disparition qui est une perte pour le Mouvement Ouvrier International.
Arrivé dans notre pays très jeune, en cette époque obscure de l'histoire italienne pendant laquelle beaucoup de militants du mouvement ouvrier et des partis politiques démocratiques durent émigrer pour échapper aux persécutions fascistes, il s'engagea immédiatement dans le Partido Comunista Argentin et eut une part considérable dans les grandes batailles que la classe ouvrière de notre pays livra dans la décennie 1930.
Ouvrier de l'industrie du bâtiment, il participa activement à l'organisation de la grande grève de ce secteur qui dura du 23 octobre 1935 jusqu'à fin janvier 1936, et culmina avec la grande grève générale de solidarité qui paralysa le pays les 8 et 9 janvier.
La conséquence immédiate de cette grève, marque significative de la classe ouvrière argentine, fut la création de la FONC (Federacion Obrera National de la Construccion), qui fixa les orientations du mouvement ouvrier.
En tant qu’un des premiers dirigeants de cette fédération, incorruptible militant du parti, il subit toutes les persécutions et vicissitudes que devaient affronter à cette époque les organisateurs du mouvement ouvrier :
Le 30 octobre 1937 le gouvernement du général Justo, appliquant la tristement célèbre loi 4144, l’expulse ainsi que son frère Emilio et d'autres dirigeants du Sindicato de la Construccion (Fioravanti, Pierruccioni, Pini) et, malgré les manifestations de protestation de tout le prolétariat argentin, les livre aux sbires de Mussolini. Confiné longtemps dans l’île de Ponza, il participa ensuite à la libération du peuple italien des troupes nazies et des fascistes.
Pedro Fabretti montra toujours dans les faits une fidélité absolue aux idées qu'il avait embrassées dans sa jeunesse et aux principes de l'internationalisme prolétarien. Il est mort comme il a toujours vécu, fidèle à la cause du communisme et du socialisme, à laquelle il dédia toute son énergie, ici comme en Italie.
Les camarades qui le connurent et l'apprécièrent ressentent profondément sa mort qui met dans le deuil tout notre parti, et les camarades italiens qui militent dans le Parti Communiste Argentin le prennent sûrement comme exemple à suivre."
(article argentin)Les 7 et 8 janvier 1936, la classe ouvrière déclenche à Buenos Aires une grève générale d'envergure (60 000 personnes) en solidarité avec les travailleurs de la construction au chômage depuis octobre 1935, et demande : augmentation de salaires, reconnaissance du syndicat, repos dominical, samedis de quatre heures, abolition du travail forfaitaire et responsabilité du chef d'entreprise face aux accidents de travail.
Tandis que des colonnes de manifestants parcourent les quartiers de la ville pour réaliser assemblées et meetings, des piquets de grève bloquent les usines et exhortent les commerçants à fermer. Chocs armés avec la police. Des centaines de femmes hommes et enfants empêchent la circulation des moyens de transport : plus de quatre-vingts voitures bateaux trams et omnibus sont détruits.
Le matin du 7, après plusieurs confrontations armées avec les forces de répression, les grévistes prennent les quartiers nord, nord-ouest, ouest et sud-ouest. La police se replie et se retranche dans les commissariats pour maintenir le contrôle du centre de la ville, l'armée et la marine occupent des lieux considérés vitaux comme le Département Central de la Police et le port...
Le 8, le Comité Défense et Solidarité avec les Travailleurs de la Construction prolonge la grève générale en protestation contre l'action policière qui arrête des centaines de dirigeants, ouvriers et manifestants.
Cette grève générale, point de repère dans l'histoire de la classe ouvrière argentine par la confrontation de l'ensemble des travailleurs avec le patronat et l'Etat, émergeant dans la scène politique face au gouvernement, échoue le 1er mai 1936 dans sa tentative de constitution d'un Front Populaire.
La loi 4144 du 22 novembre 1902, est la "Loi de Résistance" dictée par Roca, par laquelle on expulsait les travailleurs accusés d'idéologie anarchiste en les séparant ainsi de leurs femmes et enfants. L'immigrant étant suspect, dangereux, indésirable, elle permet d'expulser du pays tout étranger sous prétexte qu’il "compromet la sécurité nationale ou perturbe l'ordre public", et devient huit ans après "Loi de Défense Sociale" réglementant l'admission des étrangers sur le territoire argentin. "La loi de résistance apparaît comme une réponse d'élite politique, face au mouvement syndical et urbain conduit par des étrangers, tandis que la loi de Défense Sociale synthétise la lutte contre le terrorisme devant l'aggravation du conflit social."
Buenos Aires, capitale et plus grande ville d'Argentine, premier port d'Amérique latine depuis 1932, d'une population de près de 3 millions d'habitants, et sa zone métropolitaine de plus de 12 millions, est située sur le côté méridional du Río de la Plata, sur la côte sud-est du continent sud-américain. Sa population se compose d'Argentins, Espagnols, descendance italienne, communautés arabes, juives, arméniennes, chinoises, coréennes. La plupart des habitants sont catholiques et l'Espagnol est la langue principale. La banlieue appartient à la province de Buenos Aires, mais pas la ville, centre financier, industriel commercial et social, dont le port est un des plus actif au monde, relié au Brésil Uruguay et Paraguay.
A l'ouest est la pampa, zone agricole la plus productive en viande, laiterie, grain, tabac, laine et peau. Les principales industries : fabrication d'automobiles, raffinage du pétrole, métallurgie, machines, production de textiles, produits chimiques, papier, habillement, boissons.
Historique : L'Espagnol Juan Díaz de Solís a découvert le Rio de la Plata en 1516 avant d'être tué par les indiens. La ville est fondée comme "Puerto de Nuestra Senora de Santa María del Buen Ayre" le 2 février 1536 par Pedro de Mendoza, mais les attaques forcent les colons à abandonner l'emplacement en 1541. La situation se rétablie en 1580, après la destruction de la ville par les indiens, par Juan de Garay qui fonde la "Ciudad de la Santisima Trinidad" et le port de "Santa Maria del Buen Ayre". Le 25 mai 1810, les citoyens de Buenos Aires établissent un gouvernement provincial. La construction du chemin de fer au 19e siècle augmente la puissance économique de Buenos Aires qui, dans les années 20, est une destination favorite de millions d'immigrés Européens, principalement d'Italie et d'Espagne, ce qui causera les problèmes sociaux autour des secteurs industriels.
"Notre camarade Emilio FABRETTI "Arturo" a été inhumé civilement à Pordenone à 71 ans. Né à Nimis, entré très jeune dans le mouvement antifasciste, persécuté, il émigre avec son frère Pietro en Argentine où il devient dirigeant syndical des ouvriers du bâtiment et dirigeant du Parti Communiste Argentin. Arrêté durant une grève des travailleurs, incarcéré, il est rapatrié sur requête de la police fasciste italienne, et condamné par tribunal spécial au confinement sur l'île de Ponza jusqu'à la chute du fascisme. Il rentre au Frioul en août 1943.
La Fédération du PCI d'Udine le charge alors de venir à Pordenone avec la tâche de réorganiser le Parti et le mouvement syndical, et à la Libération, il devient secrétaire responsable de la CGIL unitaire, charge qu'il conserve jusqu'en 1953.
Durant son engagement, nous nous rappelons les organisations clandestines en pleine occupation nazi-fasciste de 1944 et les luttes pour le travail : il est les années de la reconstruction, des luttes qui exercèrent une influence décisive sur le futur économique et social de la région.
Le caractère humain et profondément unitaire d’Emilio Fabretti a marqué le mouvement syndical de notre province qui en conserve encore les traces par delà les années les plus difficiles de la CGIL.
Dans ses ultimes années, malgré une mauvaise santé, notre camarade est toujours resté attaché au parti, présent par toutes ses initiatives.
Il a été Conseiller de la province d'Udine et Conseiller Communal de Pordenone." (article italien)
Voici ce que dit leur soeur Elida :
"Pietro et Emilio partent pour l'Argentine en 1926, où ils travaillent dans l'industrie du bâtiment. Dans ce pays où les ouvriers sont exploités et peu payés, ils forment à Buenos Aires, avec trois autres Italiens, la Fédération Nationale du Bâtiment qui fixe des orientations dans le mouvement ouvrier d'Argentine, que le gouvernement persécute, envoyant souvent les ouvriers en prison lors des grèves, comme mes oncles. Le 30 octobre 1937 le gouvernement du général Justo, appliquant la loi 4144, les expulse avec d'autres dirigeants du Syndicat de l'Industrie du Bâtiment (Fioravanti, Pierruccioni, Pins) ; malgré les manifestations de protestation de tous les ouvriers, ils sont livrés aux hommes de Mussolini, expulsés, extradés dans un bateau-prison jusqu'en Italie, condamnés à cinq ans de confinement d'abord dans l'île de Ponza -où ils côtoyèrent le futur Président de la République Pertini- puis à Potenza, en Basilicate, dans le sud de l'Italie.
Pietro, lors de cette captivité, est rejoint par Vincenza Soler, une femme d'origine espagnole qui vivait à Buenos Aires avec ses parents. Il est libéré en 1942 et Vladimiro, qui réside à Turin, naît en 43.
La guerre finie, en 45, l'oncle Pietro et sa famille retournent à Nimis, où il est élu Maire aux premières élections démocratiques. En charge sept ans, il est surnommé Maire de la construction et relève le pays brûlé en 44 par les occupants allemands.
En 1950 naît Massimo leur second fils.
L'oncle Emilio se fixe à Pordenone, travaille chez Zanussi, épouse Eugenia Bellot une fille du lieu, et a deux fils : Arturo (1949-1996) et Pier Luigi en 1961, qui est musicien et vit à Paris, mais va souvent à Pordenone chez sa mère, à l'occasion de ses concerts autour du monde."
C’est dans l’île de Ponza que, selon la légende, Ulysse aurait rencontré la magicienne Circé.
Issue d’une explosion volcanique il y a deux millions d’années, elle a aussi une histoire :
5000-2000 : présence de l’homme préhistorique ; XIIe-XIe siècles : étape phénicienne ; VIIIe-VIIe siècles : aqueduc grec, arrivée des Etrusques ; -312 : colonie romaine (certains Empereurs y exilaient leurs soeurs après avoir partagé des jeux interdits) ; 813 : incursion sarrasine ; 1435 : bataille navale et victoire de Gênes sur Alfonso d'Aragona ; 1534 : incursions de Barberousse et en 1655 des Turcs ; 1757 : 12 bateaux napolitains, romains, maltais affrontent des navires turcs.
Et se trame le destin des Fabretti :
1771 : 300 forçats sont transférés dans l’île, lieu de relégation en 1820. Annexée à l’Italie en 1861, elle devient en 1928 confinement fasciste où Mussolini, pendant la Seconde Guerre Mondiale, expédie adversaires politiques comme le Président des Jeunesses Communistes, prisonniers grecs albanais slaves, et, ironie de l’Histoire, y est emprisonné du 27 juillet au 7 août 1943 avant de s’enfuir pour fonder la République de Salo.
L’île, au beau milieu de la mer Tyrrhénienne, à deux pas de Rome, aujourd’hui considérée dans le monde entier comme une sorte de paradis terrestre, une petite Capri ou Ischia, est désormais le must absolu, le rendez-vous -exil volontaire- le plus "in" de tout le "Who’s Who".
Sandro Pertini né à Stella (Savona-Liguria) le 25 septembre 1896, licencié en jurisprudence et en sciences politiques et sociales, est en 1917 en première ligne, publie à ses frais l'opuscule "Sotto il barbaro dominio fascista" pour lequel il est arrêté le 27 mai 1925 et condamné à huit mois de prison, puis en 26 à cinq ans de réclusion pour activité politique. Echappant à l'arrestation, il se réfugie à Milan puis en France où il demande et obtient l'asile politique, travaille à Paris jusqu'en 1929, date à laquelle il est expulsé lorsque la police découvre l’émetteur radio avec lequel il envoyait des messages en Italie. Arrêté et poursuivi en justice par le tribunal spécial pour la défense de l'État, il est condamné à onze ans de réclusion.
À la chute du fascisme, il combat les allemands à Rome à la Porte San Paolo. En août 1943, il fait partie du premier exécutif du Parti socialiste. Capturé par les SS, il est condamné à mort, mais la sentence n'a pas lieu. En 1944 il s'évade de la prison, rejoint Milan pour assumer la charge de Secrétaire du Parti Socialiste dans les territoires occupés par les Allemands, guide les brigades partisanes socialistes, est un des chefs du soulèvement populaire du 25 avril 1945. Il est décoré de la Médaille d'Or.
Après la guerre, il se consacre à la vie politique et au journalisme, est élu Secrétaire du Parti Socialiste Italien de l'Unité Prolétarienne en 1945, Député à l'Assemblée Constituante, Sénateur de la République en 48 et Président du groupe parlementaire, Directeur d’"Avanti" de 1945 à 46 et de 50 à 52, assume en 47 la direction du quotidien génois "Il Lavoro", est membre de la Chambre de 1953 à 78 et Président le 5 juin 1968, Député au Parlement en 1953, 58, 63, 68, 72, 76. Reconfirmé à la Présidence de la Chambre le 25 mai 1972 et le 4 Juillet 76, il est élu Président de la République le 8 Juillet 1978. Au terme du Mandat Présidentiel le 29 juin 1985 (démission) il est proclamé Sénateur à vie. Il meurt le 24 février 1990.
La Basilicate, région d'Italie méridionale, appelée également Lucanie, nom dérivé des habitants préhistoriques, les Lyki, terre de lumière, lieu de contrastes et de fortes harmonies des bois touffus de la province de Potenza -la capitale- aux paysages lunaires de la province de Matera, limitrophe de la Campanie, des Pouilles et de la Calabre, donne sur les plages sablonneuses de la Mer Ionienne et les côtes découpées de la Mer Tyrrhénienne.
Les colons grecs y apportent leurs culture, art et philosophie, mais après les répressions sanglantes que subissent les Lucanians rebellés contre Rome, la région qui connaissait alors des périodes de splendeur considérable est abandonnée.
Potenza, détruite par Frederick II, reconstruite par l'Evêque Oberto en 1250, est redétruite par Charles d'Anjou.
Des luttes continuelles des classes inférieures contre les barons féodaux et les autorités régnantes pour la possession de la terre marquent les 14e et 17e siècles. Aux 18e et 19e, beaucoup de paysans sont réduits à une telle misère qu'ils se tournent vers le banditisme.
En décembre 1857, Potenza est considérablement endommagé, ainsi que Marsicovetere située à environ 60 kilomètres au sud, par un tremblement de terre qui tue environ un quart de la population.
C'est seulement depuis la Deuxième Guerre Mondiale qu'une réforme agraire est menée pour casser les grandes exploitations, mais la petite région s'étendant sur 9 992 km2, faiblement peuplée de 607 859 habitants, est une des plus pauvres et arriérées d'Italie.
Une grande partie des familles vit grâce aux pensions acquises par une vie de travail à l'étranger ou dans d'autres régions. 20% de la population vit de l'agriculture : céréales, blé, agrumes, oliviers, tomates, et de l'élevage : ovins, caprins.
Il y a des gisements de gaz et pétrole, des manufactures (textiles et alimentaires), des entreprises dont à la 1re place FIAT. La Basilicate, dépourvue de ports, a un faible mouvement commercial, et le tourisme est limité à l'unique station balnéaire de Maratea sur la Mer Thyrrénienne.
La population réside dans de gros centres sur les hauteurs ou les chaînes ; l'isolement donne l'impression d'un paysage désertique, d'une beauté âpre et mélancolique, aux horizons vastes où retrouver la paix des silences profonds.
Au IIe siècle av. J-C, les Romains fondent une cité, Forum Julii, d’où dérive la région Frioul-Vénétie Julienne, et Nemas castrum, Nimis (de Nemus "bosquet sacré"), une fortification clé de la défense romaine par sa position stratégique sur les voies de communication reliant Cividale.
Durement touchée par l'histoire, la ville, aux maisons entre vignobles et bosquets, lombarde au VIe siècle, subit les incursions slave et hongroise en 955, la conquête vénitienne en 1420, l'invasion turque en 1499, et de grands malheurs au XVIe siècle : famines, tremblements de terre, guerres, épidémies. Vendue par la République de Venise elle devient autonome en 1648, et la région partie intégrante du Royaume d’Italie en 1866.
S’étendant sur 7 846 km2, bordée par l’Autriche au nord et la Slovénie à l’est, elle se compose de quatre provinces administratives : à l'ouest Pordenone (278 400 h) , Udine (518 852 h) au centre, Gorizia (137 800 h) à l'est et Trieste (299 830 h) au sud-est qui lui donne sa capitale.
Les 1 300 000 habitants se répartissent en trois langues de la famille indo-européenne : l’italien (53.5 %), le frioulan (43 %), le slovène (4.7 %).
Située à l'ouest du Frioul dans un secteur habité depuis la préhistoire : Paléolithique, Néolithique, âge de fer, "Portus Naonis" des Romains (du fleuve Noncello qui permettait d'atteindre Venise) au Ve siècle, en 1202 Pordenone se soustrait au Patriarcat d'Aquileia et se soumet à l'Autriche.
Le premier noyau de la cité se développe autour du château construit probablement au Xe siècle. En 1220 l'important port fluvial est détruit. Au XVe siècle la ville s'embellit de palais décorés avec jardins et fresques sur les façades.
Enclave des Hasbourg en terre friulane (1278), liée économiquement aux marchés transalpins et à Venise (1508), elle a toute potentialité pour se développer : céramique, orfèvrerie, cadres de laine et soie, écoles, médecins et notaires... et pendant le règne Lombard-Vénétie (1815-1866) : textile (coton), énergie hydro-électrique.
Annexée à l'Italie en 1866, d'autres secteurs s'ouvrent autour de 1900 : mécanique et électromécanique, sidérurgie, chimie, bois, électroménager (Zanussi) et les prestigieuses poteries de Galvani. Devenue le but d'un considérable flux d'immigration augmentant rapidement sa population, elle accède en 1968 au titre de chef-lieu d'une province de 51 communes d'environ 270 000 habitants.
À voir : le vieux centre de la ville, ou Contrada Maggiore développé selon la rue Corso Vittorio Emanuele ; le Château, vaste édifice en L érigé en 1274-76, ancienne résidence d'un représentant des Hasbourg réduite à une prison ; le Duomo de San Marco, aujourd'hui Cathédrale, d'influences romane, gothique, renaissance, baroque et néoclassique ; le Palais Riccheri, siège du musée civique ; le Palais Communal gothique (1291-1395), à l'horloge rajoutée au XVIe siècle ; le Palais vénitien Gregoris du XVIIe et ses gargouilles ; le Palazzo Ricchiesi du XIVe siècle, une des plus illustres familles de la ville, abritant la galerie d'art ; les églises de San Francesco, Santa Maria des Anges, Saint George ; les vieilles filatures de coton, exemple d'architecture industrielle. Aux alentours : Spilinbergo, siège de l'École de Mosaïstes du Frioul ; Sesto al Reghena, célèbre pour son imposante abbaye de période lombarde remontant au VIIIe siècle, considérée comme la plus ancienne au monde ; Villanova, où est né le célèbre Odorico da Pordenone qui visita la Chine au XIVe siècle, peu après Marco Polo.
Commémoration et souvenir :
NIMIS : Une cérémonie civile se tiendra Dimanche 3 octobre à 9h45 dans le cimetière, pour la commémoration des 30 ans de la disparition du Maire Pietro Fabretti, élu aux premières consultations administratives de l'après-guerre et protagoniste de la reconstruction du pays après l'incendie nazi-cosaque du 29 septembre 1944. Fabretti est né en 1906 à Brunsbüttelkoog, en Allemagne, où son père avait émigré. Comme se rappelle son fils Massimo, il part en 1926 en Argentine, s'établissant à Buenos Aires. Expulsé du pays pour activité politique et syndicale, il y revient en participant à la fondation du Syndicat des Ouvriers du Bâtiment. En 37, il est de nouveau expulsé comme antifasciste et condamné pour cela en Italie à cinq ans de confinement à Ponza et Lagonegro où, lorsqu'il recouvre la liberté, il réorganise le mouvement des ouvriers et la Chambre du Travail de Potenza. "En 45 mon père revient à Nimis où il est élu Maire aux premières consultations administratives de l'après-guerre pour un quinquennat de reconstruction après l'incendie, puis reste au Conseil Communal jusqu'en 71 dans l'opposition. Dans les années 50 il est membre de la Commission Exécutive et du Secrétariat de la Chambre du Travail d'Udine et de Bassa Friulana recouvrant pour des années la responsabilité du Syndicat de la Chimie et du Textile. Mon père aimait profondément Nimis, et a donné à ses concitadins toute sa force et son expérience lors de son mandat, au moment de sa plus grande maturité et énergie. Administrateur honnête, connaisseur et spécialiste attentif des problématiques des organismes locaux et de tout ce qui relève de la compétence de la Commune, il en défendit avec succès l'autonomie." (Messaggero Veneto du 30/09/2004)
D’après Danilo et Svetlana, "Pieri", socialiste objecteur de conscience pendant la guerre 14-18 et pacifiste, a lui aussi subi -avec sa famille- la relégation politique à Piedimonte d’Alife, zone contrôlée de Campanie, pour le faire taire. Giuseppe et Felice sont nés là-bas.
"Cela ne l'a pas empêché de dire ce qu'il pensait même avec Mussolini. De gauche convaincu, il scandalisait par ces idéaux politiques. Peu importe qu'on le punisse pour le faire taire, personne n'y arrivait ; il avait ses convictions et ne se gênait pas pour en parler. Sa famille en a beaucoup souffert (refus de travail...), mais c'était son honneur, sa vérité. Cet homme courageux et honnête a transmis à ces enfants la veine politique, la capacité de révolte, un atavisme chez nous."
(Svetlana)Des traces d'installation humaine remontent à l'âge du bronze et du fer sur le Mont Cilla où, défendue de murs mégalithiques, Piedimonte est vaincue par les Romains. Les populations abandonnent les forteresses, descendent dans les plaines, et, à cause des invasions sarrasines des VIIIe IXe siècles, édifient sur les précédentes fortifications sunnites. Sous la tutelle des contes lombards d'Alife, se forme le premier noyau d'habitation.
Au Haut Moyen-age, Piedimonte est Duché lombard, au XIIIe siècle devient autonome, et en 1383 est cédée aux Gaetani d'Aragona jusqu'en 1806, période importante pour Piedimonte qui occupe un rôle central dans l'histoire de l'Italie du Sud, et devient centre intellectuel d'artistes.
Au XVe siècle elle se développe comme centre commercial et manufacturier lié à la production de tissage de laine et de coton.
En 1730 elle obtient le titre de Ville de l'Empereur d'Autriche, pendant la révolution de 1799 est assiégée et pillée par les Français.
En 1813 des entrepreneurs suisses lui donnent une réalité industrielle, la plus moderne et grande industrie du Règne des Deux Siciles, donnant du travail à plus de 2 000 personnes, et en 1816 Piedimonte devient Chef-lieu de District.
En 1860 le territoire est le théâtre d'importants heurts entre borbonici et garibaldini. Avec l'unité d'Italie, Piedimonte perd son importance administrative, et devient un petit centre, semblable à tant à d'autres, réussissant avec peine à maintenir une certaine production.
En 1900 commence la construction du chemin de fer Naples - Piedimonte inauguré le 30 juin 1914.
Dans la première moitié du XXe siècle, elle conserve son rôle économique grâce au chemin de fer, à la cotonnerie -détruite par les allemands en 1943-, à la centrale hydro-électrique exploitant les eaux du lac Matese.
En septembre et octobre, la ville est détruite par les allemands, subissant un coup fatal dont elle se relèvera lentement. Depuis quelques décennies, Piedimonte reprend activités de commerce, tourisme, urbanisme, devient pôle d'attraction et centre commercial de l'aire matesina.
L'immense territoire des Matese est une terre de fort contraste entre vallées collines et montagnes où alternent villages et bois, centres productifs et petits bourgs où le temps semble s’arrêter. En parcourant des ruelles étroites, passant sous d'étroits portiques, on peut arriver aux pieds d'une tour ou au sommet d'une colline ; des ruelles raides débouchent sur une piazzetta, où l'on entrevoit de belles femmes dans leur costume sévère.
Histoire, traditions et légendes vivent ici comme expression du folklore local.
La Campanie, de campus = terre plate, est déjà peuplée au Néolithique, occupée par des colonies grecques (fondation de Naples), phéniciennes, étrusques et sunnites -VIIe IIIe siècles-, par les Romains -IIe - (routes, agriculture). L'éruption du Vésuve détruit Pompei en août 79.
Invasion des Lombards (routes, châteaux) puis occupation française au XIIe siècle (agriculture, commerce). La croissance économique démarre au XIIIe où Naples est capitale du sud de l'Italie. Déclin économique grave sous la domination espagnole aux XV XVIe siècles, mais la puissance revient sous les Bourbons aux XVII XVIIIe (agriculture, industries).
Climat doux et ressources agricoles riches : tomates, pomme de terre, fruits (pastèque, prune, abricot, raisin etc.) dans de petites propriétés agricoles, commerce ouvert à la mer et aux ports (Naples, centre de communication entre le sud et le nord de l'Italie).
La Campanie est la région la plus industrialisée de l'Italie méridionale (métallurgie, mécanique, ciment, chimie, habillement, électronique), mais étant la plus peuplée, le niveau de vie est très bas.
En bordure de mer, le tourisme à transformé côtes et îles.
Pietro & Emilio FABRETTI
Pietro Micca "Pieri" (7 mars 1882 Nimis-7 février 1968 Nimis), l’un des six fils de mes bisnonni Luigi et Caterina, émigré à Brunsbüttelkoog près de Hambourg, rencontre Berta NEUMANN (30 octobre 1890 Brunsbüttelkoog-31 décembre 1977) serveuse.
Ville portuaire de la province prussienne du Schleswig-Holstein, sur la rive nord de l'Elbe à 96 km au nord-ouest de Hambourg, 2 500 h en 1905, Brunsbüttel est le terminus occidental du Kaiser Wilhelm Canal, Nord-Ostsee ou Canal de Kiel, reliant l'estuaire de l'Elbe à Kiel sur la Baltique.
Pietro Micca est un prénom prestigieux étroitement lié à l’histoire de l’Italie, celui du soldat qui sauva Turin.
La Citadelle, fortifiée de 1564 à 66 par Emmanuel Philibert de Savoie, une des plus admirée d’Europe, permettait deux tactiques défensives : le feu de l'artillerie et des mousquets, et, occulte et imprévisible, aux indéniables effets pratiques et psychologiques, la guerre de mine et contre-mine. Ce réseau de 14 km aux nombreuses ramifications se développait sur deux niveaux, à 5-6 mètres et 13-14 mètres de profondeur, reliés par des escaliers. Les galeries de mine permettaient d’arriver sous les positions de l'assiégeant que l’on faisait sauter, les galeries de contre-mine contrecarraient les actions de l'ennemi par l'écoute, en devançant et neutralisant ses initiatives souterraines .
Depuis 1701, la France de Louis XIV et son alliée l'Espagne combattent en Italie contre l'Empire d'Autriche et la Grande Alliance : Autriche, Angleterre, Hollande, Portugal, et le Piémont est le théâtre de nombreux épisodes de guerre. L'été 1704, le Maréchal Vendôme, commandant l'armée franco-espagnole, assiège Turin, mais pendant six mois la résistance héroïque de la forteresse de Verrua, à 40 km, cloue sur place les français qui perdent 12 000 hommes. Le 13 mai 1706, le Duc de La Feuillade met le siège à la Citadelle.
Le Duc Victor Amédée II en confie la défense au Général Solaro della Margherita, quitte la ville en traversant le Pô que l'ennemi ne contrôle pas entièrement, et organise avec sa cavalerie une manoeuvre de diversion privant l'armée française d'un fort contingent d'hommes.
Les pertes françaises, par les mines souterraines aux effets catastrophiques et terrifiants, sont énormes. En août, il ne reste que 27 000 hommes des 44 000 dont disposait La Feuillade. Mais ils réussissent à pénétrer un certain nombre de galeries...
Vers minuit, le 20 août 1706, deux mineurs sont de garde dans la galerie haute, sur l'escalier reliant les deux niveaux. L'un s'appelle Pietro Micca... il entend des coups sourds de hache et de masse sur la porte en fer, et soudainement se rend compte de la situation critique. Son camarade essaye d'amorcer la mèche, le temps passe, les français redoublent d’efforts... Pietro Micca comprenant qu'il faut intervenir, crie à son camarade de s'éloigner, amorce la mèche et courre se mettre à l'abri... la porte s'écroule, mais en même temps la galerie s'effondre par la déflagration.
Le corps retrouvé à quarante pas en bas de l'escalier est tout ce qui reste du courageux soldat piémontais, surnommé Passapertutt.
Huit jours après cette épisode, le 7 septembre 1706, l'armée de secours austro-piémontaise aux ordres du Prince Eugène de Savoie met en déroute les franco-espagnols et rompt le siège de quatre mois en libérant Turin !
Suite au voeu de Victor Amédée II de Savoie à la veille de cette bataille, est construite la fameuse Basilique de Superga.
Les galeries furent en partie utilisées comme refuge antiaérien pendant la seconde guerre mondiale ; la construction d’immeubles début XXe siècle provoqua la destruction d'un certain nombre, mais attira l'attention et éveilla un nouvel intérêt à leur égard : remise en état, création du Museo Civico Pietro Micca e dell'Assedio di Torino del 1706 en 1961 commémorant le célèbre siège. On peut y voir la ville assiégée, accéder aux galeries -secret de la défense de Turin- et à l'escalier -découvert en octobre 1958- où Pietro Micca s'est sacrifié.
C’est aussi le nom d’une remarquable et respectée vieille lady, un bateau à vapeur de haute mer lancé en 1895 à Newcastle, conçu pour le travail portuaire et inscrit en 1905 au Registre Maritime de Naples, sous son nouveau nom italien, PIETRO MICCA. Ce remorqueur à vapeur-goélette, tire les pontons pour la mise en oeuvre des môles de ports méditerranéens, est enrôlé comme dragueur de mines en temps de guerre, a survécu sans craindre la concurrence grâce au service qu'il est seul à proposer : fournir la vapeur dont les grands navires ne peuvent se passer (cuisines, services, salles des machines), comme les bateaux américains de l'OTAN, dans la baie de Naples, durant les périodes d'entretien ou réparation.
L'Association des Amis des Bateaux à vapeur G.L. Spinelli l'achète en 1996, le restaure dans le respect et l'esprit de l'époque, se propose de le faire découvrir au grand public en tant que centre de la culture marine : manifestations culturelles didactiques, tourisme, recherche scientifique et écologique. Depuis la reprise de ses activités, le remorqueur a reçu plus de vingt mille personnes dans des dizaines de ports.
Il y a peu de temps, une Béatrice Fabretti faisait partie de l’équipage de 4 personnes !
De retour en Italie, ils ramènent dans leurs bagages Pietro né le 8 décembre 1906, qui, sur les dix enfants de cette branche la plus importante de la famille -Pietro (1906-1974), Caterina (1908-1910), Emilio (1910-1982), Erna (1913-1995), Caterina (1914-1995), Felice (1916-1998), Felice (1916-1998), Giuseppe (1918-1998), Elida (1922), Irena (1925), Marcello (1931-1989)- allait partager avec son frère Emilio le même destin exceptionnel qu’éclairent les articles et souvenirs suivants :
"Nous apprenons avec beaucoup de retard le décès le 3 octobre 1974, dans la ville d’Udine, du camarade Pedro Fabretti, disparition qui est une perte pour le Mouvement Ouvrier International.
Arrivé dans notre pays très jeune, en cette époque obscure de l'histoire italienne pendant laquelle beaucoup de militants du mouvement ouvrier et des partis politiques démocratiques durent émigrer pour échapper aux persécutions fascistes, il s'engagea immédiatement dans le Partido Comunista Argentin et eut une part considérable dans les grandes batailles que la classe ouvrière de notre pays livra dans la décennie 1930.
Ouvrier de l'industrie du bâtiment, il participa activement à l'organisation de la grande grève de ce secteur qui dura du 23 octobre 1935 jusqu'à fin janvier 1936, et culmina avec la grande grève générale de solidarité qui paralysa le pays les 8 et 9 janvier.
La conséquence immédiate de cette grève, marque significative de la classe ouvrière argentine, fut la création de la FONC (Federacion Obrera National de la Construccion), qui fixa les orientations du mouvement ouvrier.
En tant qu’un des premiers dirigeants de cette fédération, incorruptible militant du parti, il subit toutes les persécutions et vicissitudes que devaient affronter à cette époque les organisateurs du mouvement ouvrier :
Le 30 octobre 1937 le gouvernement du général Justo, appliquant la tristement célèbre loi 4144, l’expulse ainsi que son frère Emilio et d'autres dirigeants du Sindicato de la Construccion (Fioravanti, Pierruccioni, Pini) et, malgré les manifestations de protestation de tout le prolétariat argentin, les livre aux sbires de Mussolini. Confiné longtemps dans l’île de Ponza, il participa ensuite à la libération du peuple italien des troupes nazies et des fascistes.
Pedro Fabretti montra toujours dans les faits une fidélité absolue aux idées qu'il avait embrassées dans sa jeunesse et aux principes de l'internationalisme prolétarien. Il est mort comme il a toujours vécu, fidèle à la cause du communisme et du socialisme, à laquelle il dédia toute son énergie, ici comme en Italie.
Les camarades qui le connurent et l'apprécièrent ressentent profondément sa mort qui met dans le deuil tout notre parti, et les camarades italiens qui militent dans le Parti Communiste Argentin le prennent sûrement comme exemple à suivre."
(article argentin)Les 7 et 8 janvier 1936, la classe ouvrière déclenche à Buenos Aires une grève générale d'envergure (60 000 personnes) en solidarité avec les travailleurs de la construction au chômage depuis octobre 1935, et demande : augmentation de salaires, reconnaissance du syndicat, repos dominical, samedis de quatre heures, abolition du travail forfaitaire et responsabilité du chef d'entreprise face aux accidents de travail.
Tandis que des colonnes de manifestants parcourent les quartiers de la ville pour réaliser assemblées et meetings, des piquets de grève bloquent les usines et exhortent les commerçants à fermer. Chocs armés avec la police. Des centaines de femmes hommes et enfants empêchent la circulation des moyens de transport : plus de quatre-vingts voitures bateaux trams et omnibus sont détruits.
Le matin du 7, après plusieurs confrontations armées avec les forces de répression, les grévistes prennent les quartiers nord, nord-ouest, ouest et sud-ouest. La police se replie et se retranche dans les commissariats pour maintenir le contrôle du centre de la ville, l'armée et la marine occupent des lieux considérés vitaux comme le Département Central de la Police et le port...
Le 8, le Comité Défense et Solidarité avec les Travailleurs de la Construction prolonge la grève générale en protestation contre l'action policière qui arrête des centaines de dirigeants, ouvriers et manifestants.
Cette grève générale, point de repère dans l'histoire de la classe ouvrière argentine par la confrontation de l'ensemble des travailleurs avec le patronat et l'Etat, émergeant dans la scène politique face au gouvernement, échoue le 1er mai 1936 dans sa tentative de constitution d'un Front Populaire.
La loi 4144 du 22 novembre 1902, est la "Loi de Résistance" dictée par Roca, par laquelle on expulsait les travailleurs accusés d'idéologie anarchiste en les séparant ainsi de leurs femmes et enfants. L'immigrant étant suspect, dangereux, indésirable, elle permet d'expulser du pays tout étranger sous prétexte qu’il "compromet la sécurité nationale ou perturbe l'ordre public", et devient huit ans après "Loi de Défense Sociale" réglementant l'admission des étrangers sur le territoire argentin. "La loi de résistance apparaît comme une réponse d'élite politique, face au mouvement syndical et urbain conduit par des étrangers, tandis que la loi de Défense Sociale synthétise la lutte contre le terrorisme devant l'aggravation du conflit social."
Buenos Aires, capitale et plus grande ville d'Argentine, premier port d'Amérique latine depuis 1932, d'une population de près de 3 millions d'habitants, et sa zone métropolitaine de plus de 12 millions, est située sur le côté méridional du Río de la Plata, sur la côte sud-est du continent sud-américain. Sa population se compose d'Argentins, Espagnols, descendance italienne, communautés arabes, juives, arméniennes, chinoises, coréennes. La plupart des habitants sont catholiques et l'Espagnol est la langue principale. La banlieue appartient à la province de Buenos Aires, mais pas la ville, centre financier, industriel commercial et social, dont le port est un des plus actif au monde, relié au Brésil Uruguay et Paraguay.
A l'ouest est la pampa, zone agricole la plus productive en viande, laiterie, grain, tabac, laine et peau. Les principales industries : fabrication d'automobiles, raffinage du pétrole, métallurgie, machines, production de textiles, produits chimiques, papier, habillement, boissons.
Historique : L'Espagnol Juan Díaz de Solís a découvert le Rio de la Plata en 1516 avant d'être tué par les indiens. La ville est fondée comme "Puerto de Nuestra Senora de Santa María del Buen Ayre" le 2 février 1536 par Pedro de Mendoza, mais les attaques forcent les colons à abandonner l'emplacement en 1541. La situation se rétablie en 1580, après la destruction de la ville par les indiens, par Juan de Garay qui fonde la "Ciudad de la Santisima Trinidad" et le port de "Santa Maria del Buen Ayre". Le 25 mai 1810, les citoyens de Buenos Aires établissent un gouvernement provincial. La construction du chemin de fer au 19e siècle augmente la puissance économique de Buenos Aires qui, dans les années 20, est une destination favorite de millions d'immigrés Européens, principalement d'Italie et d'Espagne, ce qui causera les problèmes sociaux autour des secteurs industriels.
"Notre camarade Emilio FABRETTI "Arturo" a été inhumé civilement à Pordenone à 71 ans. Né à Nimis, entré très jeune dans le mouvement antifasciste, persécuté, il émigre avec son frère Pietro en Argentine où il devient dirigeant syndical des ouvriers du bâtiment et dirigeant du Parti Communiste Argentin. Arrêté durant une grève des travailleurs, incarcéré, il est rapatrié sur requête de la police fasciste italienne, et condamné par tribunal spécial au confinement sur l'île de Ponza jusqu'à la chute du fascisme. Il rentre au Frioul en août 1943.
La Fédération du PCI d'Udine le charge alors de venir à Pordenone avec la tâche de réorganiser le Parti et le mouvement syndical, et à la Libération, il devient secrétaire responsable de la CGIL unitaire, charge qu'il conserve jusqu'en 1953.
Durant son engagement, nous nous rappelons les organisations clandestines en pleine occupation nazi-fasciste de 1944 et les luttes pour le travail : il est les années de la reconstruction, des luttes qui exercèrent une influence décisive sur le futur économique et social de la région.
Le caractère humain et profondément unitaire d’Emilio Fabretti a marqué le mouvement syndical de notre province qui en conserve encore les traces par delà les années les plus difficiles de la CGIL.
Dans ses ultimes années, malgré une mauvaise santé, notre camarade est toujours resté attaché au parti, présent par toutes ses initiatives.
Il a été Conseiller de la province d'Udine et Conseiller Communal de Pordenone." (article italien)
Voici ce que dit leur soeur Elida :
"Pietro et Emilio partent pour l'Argentine en 1926, où ils travaillent dans l'industrie du bâtiment. Dans ce pays où les ouvriers sont exploités et peu payés, ils forment à Buenos Aires, avec trois autres Italiens, la Fédération Nationale du Bâtiment qui fixe des orientations dans le mouvement ouvrier d'Argentine, que le gouvernement persécute, envoyant souvent les ouvriers en prison lors des grèves, comme mes oncles. Le 30 octobre 1937 le gouvernement du général Justo, appliquant la loi 4144, les expulse avec d'autres dirigeants du Syndicat de l'Industrie du Bâtiment (Fioravanti, Pierruccioni, Pins) ; malgré les manifestations de protestation de tous les ouvriers, ils sont livrés aux hommes de Mussolini, expulsés, extradés dans un bateau-prison jusqu'en Italie, condamnés à cinq ans de confinement d'abord dans l'île de Ponza -où ils côtoyèrent le futur Président de la République Pertini- puis à Potenza, en Basilicate, dans le sud de l'Italie.
Pietro, lors de cette captivité, est rejoint par Vincenza Soler, une femme d'origine espagnole qui vivait à Buenos Aires avec ses parents. Il est libéré en 1942 et Vladimiro, qui réside à Turin, naît en 43.
La guerre finie, en 45, l'oncle Pietro et sa famille retournent à Nimis, où il est élu Maire aux premières élections démocratiques. En charge sept ans, il est surnommé Maire de la construction et relève le pays brûlé en 44 par les occupants allemands.
En 1950 naît Massimo leur second fils.
L'oncle Emilio se fixe à Pordenone, travaille chez Zanussi, épouse Eugenia Bellot une fille du lieu, et a deux fils : Arturo (1949-1996) et Pier Luigi en 1961, qui est musicien et vit à Paris, mais va souvent à Pordenone chez sa mère, à l'occasion de ses concerts autour du monde."
C’est dans l’île de Ponza que, selon la légende, Ulysse aurait rencontré la magicienne Circé.
Issue d’une explosion volcanique il y a deux millions d’années, elle a aussi une histoire :
5000-2000 : présence de l’homme préhistorique ; XIIe-XIe siècles : étape phénicienne ; VIIIe-VIIe siècles : aqueduc grec, arrivée des Etrusques ; -312 : colonie romaine (certains Empereurs y exilaient leurs soeurs après avoir partagé des jeux interdits) ; 813 : incursion sarrasine ; 1435 : bataille navale et victoire de Gênes sur Alfonso d'Aragona ; 1534 : incursions de Barberousse et en 1655 des Turcs ; 1757 : 12 bateaux napolitains, romains, maltais affrontent des navires turcs.
Et se trame le destin des Fabretti :
1771 : 300 forçats sont transférés dans l’île, lieu de relégation en 1820. Annexée à l’Italie en 1861, elle devient en 1928 confinement fasciste où Mussolini, pendant la Seconde Guerre Mondiale, expédie adversaires politiques comme le Président des Jeunesses Communistes, prisonniers grecs albanais slaves, et, ironie de l’Histoire, y est emprisonné du 27 juillet au 7 août 1943 avant de s’enfuir pour fonder la République de Salo.
L’île, au beau milieu de la mer Tyrrhénienne, à deux pas de Rome, aujourd’hui considérée dans le monde entier comme une sorte de paradis terrestre, une petite Capri ou Ischia, est désormais le must absolu, le rendez-vous -exil volontaire- le plus "in" de tout le "Who’s Who".
Sandro Pertini né à Stella (Savona-Liguria) le 25 septembre 1896, licencié en jurisprudence et en sciences politiques et sociales, est en 1917 en première ligne, publie à ses frais l'opuscule "Sotto il barbaro dominio fascista" pour lequel il est arrêté le 27 mai 1925 et condamné à huit mois de prison, puis en 26 à cinq ans de réclusion pour activité politique. Echappant à l'arrestation, il se réfugie à Milan puis en France où il demande et obtient l'asile politique, travaille à Paris jusqu'en 1929, date à laquelle il est expulsé lorsque la police découvre l’émetteur radio avec lequel il envoyait des messages en Italie. Arrêté et poursuivi en justice par le tribunal spécial pour la défense de l'État, il est condamné à onze ans de réclusion.
À la chute du fascisme, il combat les allemands à Rome à la Porte San Paolo. En août 1943, il fait partie du premier exécutif du Parti socialiste. Capturé par les SS, il est condamné à mort, mais la sentence n'a pas lieu. En 1944 il s'évade de la prison, rejoint Milan pour assumer la charge de Secrétaire du Parti Socialiste dans les territoires occupés par les Allemands, guide les brigades partisanes socialistes, est un des chefs du soulèvement populaire du 25 avril 1945. Il est décoré de la Médaille d'Or.
Après la guerre, il se consacre à la vie politique et au journalisme, est élu Secrétaire du Parti Socialiste Italien de l'Unité Prolétarienne en 1945, Député à l'Assemblée Constituante, Sénateur de la République en 48 et Président du groupe parlementaire, Directeur d’"Avanti" de 1945 à 46 et de 50 à 52, assume en 47 la direction du quotidien génois "Il Lavoro", est membre de la Chambre de 1953 à 78 et Président le 5 juin 1968, Député au Parlement en 1953, 58, 63, 68, 72, 76. Reconfirmé à la Présidence de la Chambre le 25 mai 1972 et le 4 Juillet 76, il est élu Président de la République le 8 Juillet 1978. Au terme du Mandat Présidentiel le 29 juin 1985 (démission) il est proclamé Sénateur à vie. Il meurt le 24 février 1990.
La Basilicate, région d'Italie méridionale, appelée également Lucanie, nom dérivé des habitants préhistoriques, les Lyki, terre de lumière, lieu de contrastes et de fortes harmonies des bois touffus de la province de Potenza -la capitale- aux paysages lunaires de la province de Matera, limitrophe de la Campanie, des Pouilles et de la Calabre, donne sur les plages sablonneuses de la Mer Ionienne et les côtes découpées de la Mer Tyrrhénienne.
Les colons grecs y apportent leurs culture, art et philosophie, mais après les répressions sanglantes que subissent les Lucanians rebellés contre Rome, la région qui connaissait alors des périodes de splendeur considérable est abandonnée.
Potenza, détruite par Frederick II, reconstruite par l'Evêque Oberto en 1250, est redétruite par Charles d'Anjou.
Des luttes continuelles des classes inférieures contre les barons féodaux et les autorités régnantes pour la possession de la terre marquent les 14e et 17e siècles. Aux 18e et 19e, beaucoup de paysans sont réduits à une telle misère qu'ils se tournent vers le banditisme.
En décembre 1857, Potenza est considérablement endommagé, ainsi que Marsicovetere située à environ 60 kilomètres au sud, par un tremblement de terre qui tue environ un quart de la population.
C'est seulement depuis la Deuxième Guerre Mondiale qu'une réforme agraire est menée pour casser les grandes exploitations, mais la petite région s'étendant sur 9 992 km2, faiblement peuplée de 607 859 habitants, est une des plus pauvres et arriérées d'Italie.
Une grande partie des familles vit grâce aux pensions acquises par une vie de travail à l'étranger ou dans d'autres régions. 20% de la population vit de l'agriculture : céréales, blé, agrumes, oliviers, tomates, et de l'élevage : ovins, caprins.
Il y a des gisements de gaz et pétrole, des manufactures (textiles et alimentaires), des entreprises dont à la 1re place FIAT. La Basilicate, dépourvue de ports, a un faible mouvement commercial, et le tourisme est limité à l'unique station balnéaire de Maratea sur la Mer Thyrrénienne.
La population réside dans de gros centres sur les hauteurs ou les chaînes ; l'isolement donne l'impression d'un paysage désertique, d'une beauté âpre et mélancolique, aux horizons vastes où retrouver la paix des silences profonds.
Au IIe siècle av. J-C, les Romains fondent une cité, Forum Julii, d’où dérive la région Frioul-Vénétie Julienne, et Nemas castrum, Nimis (de Nemus "bosquet sacré"), une fortification clé de la défense romaine par sa position stratégique sur les voies de communication reliant Cividale.
Durement touchée par l'histoire, la ville, aux maisons entre vignobles et bosquets, lombarde au VIe siècle, subit les incursions slave et hongroise en 955, la conquête vénitienne en 1420, l'invasion turque en 1499, et de grands malheurs au XVIe siècle : famines, tremblements de terre, guerres, épidémies. Vendue par la République de Venise elle devient autonome en 1648, et la région partie intégrante du Royaume d’Italie en 1866.
S’étendant sur 7 846 km2, bordée par l’Autriche au nord et la Slovénie à l’est, elle se compose de quatre provinces administratives : à l'ouest Pordenone (278 400 h) , Udine (518 852 h) au centre, Gorizia (137 800 h) à l'est et Trieste (299 830 h) au sud-est qui lui donne sa capitale.
Les 1 300 000 habitants se répartissent en trois langues de la famille indo-européenne : l’italien (53.5 %), le frioulan (43 %), le slovène (4.7 %).
Située à l'ouest du Frioul dans un secteur habité depuis la préhistoire : Paléolithique, Néolithique, âge de fer, "Portus Naonis" des Romains (du fleuve Noncello qui permettait d'atteindre Venise) au Ve siècle, en 1202 Pordenone se soustrait au Patriarcat d'Aquileia et se soumet à l'Autriche.
Le premier noyau de la cité se développe autour du château construit probablement au Xe siècle. En 1220 l'important port fluvial est détruit. Au XVe siècle la ville s'embellit de palais décorés avec jardins et fresques sur les façades.
Enclave des Hasbourg en terre friulane (1278), liée économiquement aux marchés transalpins et à Venise (1508), elle a toute potentialité pour se développer : céramique, orfèvrerie, cadres de laine et soie, écoles, médecins et notaires... et pendant le règne Lombard-Vénétie (1815-1866) : textile (coton), énergie hydro-électrique.
Annexée à l'Italie en 1866, d'autres secteurs s'ouvrent autour de 1900 : mécanique et électromécanique, sidérurgie, chimie, bois, électroménager (Zanussi) et les prestigieuses poteries de Galvani. Devenue le but d'un considérable flux d'immigration augmentant rapidement sa population, elle accède en 1968 au titre de chef-lieu d'une province de 51 communes d'environ 270 000 habitants.
À voir : le vieux centre de la ville, ou Contrada Maggiore développé selon la rue Corso Vittorio Emanuele ; le Château, vaste édifice en L érigé en 1274-76, ancienne résidence d'un représentant des Hasbourg réduite à une prison ; le Duomo de San Marco, aujourd'hui Cathédrale, d'influences romane, gothique, renaissance, baroque et néoclassique ; le Palais Riccheri, siège du musée civique ; le Palais Communal gothique (1291-1395), à l'horloge rajoutée au XVIe siècle ; le Palais vénitien Gregoris du XVIIe et ses gargouilles ; le Palazzo Ricchiesi du XIVe siècle, une des plus illustres familles de la ville, abritant la galerie d'art ; les églises de San Francesco, Santa Maria des Anges, Saint George ; les vieilles filatures de coton, exemple d'architecture industrielle. Aux alentours : Spilinbergo, siège de l'École de Mosaïstes du Frioul ; Sesto al Reghena, célèbre pour son imposante abbaye de période lombarde remontant au VIIIe siècle, considérée comme la plus ancienne au monde ; Villanova, où est né le célèbre Odorico da Pordenone qui visita la Chine au XIVe siècle, peu après Marco Polo.
Commémoration et souvenir :
NIMIS : Une cérémonie civile se tiendra Dimanche 3 octobre à 9h45 dans le cimetière, pour la commémoration des 30 ans de la disparition du Maire Pietro Fabretti, élu aux premières consultations administratives de l'après-guerre et protagoniste de la reconstruction du pays après l'incendie nazi-cosaque du 29 septembre 1944. Fabretti est né en 1906 à Brunsbüttelkoog, en Allemagne, où son père avait émigré. Comme se rappelle son fils Massimo, il part en 1926 en Argentine, s'établissant à Buenos Aires. Expulsé du pays pour activité politique et syndicale, il y revient en participant à la fondation du Syndicat des Ouvriers du Bâtiment. En 37, il est de nouveau expulsé comme antifasciste et condamné pour cela en Italie à cinq ans de confinement à Ponza et Lagonegro où, lorsqu'il recouvre la liberté, il réorganise le mouvement des ouvriers et la Chambre du Travail de Potenza. "En 45 mon père revient à Nimis où il est élu Maire aux premières consultations administratives de l'après-guerre pour un quinquennat de reconstruction après l'incendie, puis reste au Conseil Communal jusqu'en 71 dans l'opposition. Dans les années 50 il est membre de la Commission Exécutive et du Secrétariat de la Chambre du Travail d'Udine et de Bassa Friulana recouvrant pour des années la responsabilité du Syndicat de la Chimie et du Textile. Mon père aimait profondément Nimis, et a donné à ses concitadins toute sa force et son expérience lors de son mandat, au moment de sa plus grande maturité et énergie. Administrateur honnête, connaisseur et spécialiste attentif des problématiques des organismes locaux et de tout ce qui relève de la compétence de la Commune, il en défendit avec succès l'autonomie." (Messaggero Veneto du 30/09/2004)
D’après Danilo et Svetlana, "Pieri", socialiste objecteur de conscience pendant la guerre 14-18 et pacifiste, a lui aussi subi -avec sa famille- la relégation politique à Piedimonte d’Alife, zone contrôlée de Campanie, pour le faire taire. Giuseppe et Felice sont nés là-bas.
"Cela ne l'a pas empêché de dire ce qu'il pensait même avec Mussolini. De gauche convaincu, il scandalisait par ces idéaux politiques. Peu importe qu'on le punisse pour le faire taire, personne n'y arrivait ; il avait ses convictions et ne se gênait pas pour en parler. Sa famille en a beaucoup souffert (refus de travail...), mais c'était son honneur, sa vérité. Cet homme courageux et honnête a transmis à ces enfants la veine politique, la capacité de révolte, un atavisme chez nous."
(Svetlana)Des traces d'installation humaine remontent à l'âge du bronze et du fer sur le Mont Cilla où, défendue de murs mégalithiques, Piedimonte est vaincue par les Romains. Les populations abandonnent les forteresses, descendent dans les plaines, et, à cause des invasions sarrasines des VIIIe IXe siècles, édifient sur les précédentes fortifications sunnites. Sous la tutelle des contes lombards d'Alife, se forme le premier noyau d'habitation.
Au Haut Moyen-age, Piedimonte est Duché lombard, au XIIIe siècle devient autonome, et en 1383 est cédée aux Gaetani d'Aragona jusqu'en 1806, période importante pour Piedimonte qui occupe un rôle central dans l'histoire de l'Italie du Sud, et devient centre intellectuel d'artistes.
Au XVe siècle elle se développe comme centre commercial et manufacturier lié à la production de tissage de laine et de coton.
En 1730 elle obtient le titre de Ville de l'Empereur d'Autriche, pendant la révolution de 1799 est assiégée et pillée par les Français.
En 1813 des entrepreneurs suisses lui donnent une réalité industrielle, la plus moderne et grande industrie du Règne des Deux Siciles, donnant du travail à plus de 2 000 personnes, et en 1816 Piedimonte devient Chef-lieu de District.
En 1860 le territoire est le théâtre d'importants heurts entre borbonici et garibaldini. Avec l'unité d'Italie, Piedimonte perd son importance administrative, et devient un petit centre, semblable à tant à d'autres, réussissant avec peine à maintenir une certaine production.
En 1900 commence la construction du chemin de fer Naples - Piedimonte inauguré le 30 juin 1914.
Dans la première moitié du XXe siècle, elle conserve son rôle économique grâce au chemin de fer, à la cotonnerie -détruite par les allemands en 1943-, à la centrale hydro-électrique exploitant les eaux du lac Matese.
En septembre et octobre, la ville est détruite par les allemands, subissant un coup fatal dont elle se relèvera lentement. Depuis quelques décennies, Piedimonte reprend activités de commerce, tourisme, urbanisme, devient pôle d'attraction et centre commercial de l'aire matesina.
L'immense territoire des Matese est une terre de fort contraste entre vallées collines et montagnes où alternent villages et bois, centres productifs et petits bourgs où le temps semble s’arrêter. En parcourant des ruelles étroites, passant sous d'étroits portiques, on peut arriver aux pieds d'une tour ou au sommet d'une colline ; des ruelles raides débouchent sur une piazzetta, où l'on entrevoit de belles femmes dans leur costume sévère.
Histoire, traditions et légendes vivent ici comme expression du folklore local.
La Campanie, de campus = terre plate, est déjà peuplée au Néolithique, occupée par des colonies grecques (fondation de Naples), phéniciennes, étrusques et sunnites -VIIe IIIe siècles-, par les Romains -IIe - (routes, agriculture). L'éruption du Vésuve détruit Pompei en août 79.
Invasion des Lombards (routes, châteaux) puis occupation française au XIIe siècle (agriculture, commerce). La croissance économique démarre au XIIIe où Naples est capitale du sud de l'Italie. Déclin économique grave sous la domination espagnole aux XV XVIe siècles, mais la puissance revient sous les Bourbons aux XVII XVIIIe (agriculture, industries).
Climat doux et ressources agricoles riches : tomates, pomme de terre, fruits (pastèque, prune, abricot, raisin etc.) dans de petites propriétés agricoles, commerce ouvert à la mer et aux ports (Naples, centre de communication entre le sud et le nord de l'Italie).
La Campanie est la région la plus industrialisée de l'Italie méridionale (métallurgie, mécanique, ciment, chimie, habillement, électronique), mais étant la plus peuplée, le niveau de vie est très bas.
En bordure de mer, le tourisme à transformé côtes et îles.
A
Appelplatz
Place d'appel. Lagerplatz
Camp de travail
Arbeitsstatistik
Bureau du travail appliquant les plans S.S. pour l'organisation du travail, les transports, les nouveaux Kommandos
Aryanisation
Expropriation et transfert des biens Juifs au profit des "Aryens"
Aufseherin
Surveillante S.S.
Auschwitz-Birkenau
Destiné aux prisonniers polonais, il devient le plus important des camps de concentration. 1.2 millions de Juifs et 100 000 autres victimes y sont exterminés. À la libération, on ne retrouve que 7 600 prisonniers
B
Bauleitung
Direction des bâtiments dirigeant tous les Kommandos de travail affectés à la construction et l'entretien
Bergen Belsen
Camp de concentration (1940) au nord de l'Allemagne pour prisonniers français et belges. (Stalag 311 pour les soviétiques). Libéré le 15 avril 1945 par les troupes britanniques qui y découvrent 60 000 prisonniers et des milliers de cadavres non enterrés. Après la libération, devient camp de personnes déplacées
Bibelforscher-Bibelforscherin
Scrutateur de la Bible. Secte mystique refusant le service militaire (objecteur de conscience) considérant Hitler comme la Bête de l'Apocalypse. Les membres sont internés à partir de 1939, portant un triangle violet
Block
Baraque des détenus. Effectif d'un Block pour l'appel. Environ 50 m x 7 m, partagé en deux ailes (Flügel) A et B, situées de part et d'autre de l’entrée et comprenant un dortoir (Schlafsaal), une pièce commune (Dienstraum), un poste d'eau et des W.C. Un autre Block "Pferdestall", écurie de l’armée pour 52 chevaux, pouvait abriter 1 200 détenus. (Auschwitz, petit camp à Buchenwald etc.)
Blockältester - Blockowa
Doyen du Block, détenu responsable du Block et de son effectif. Dans les camps de femmes, Blockowa Blockführer
Fonction du S.S. chargé d'un Block
Blocus britannique
En mai 1939, les Britanniques restreignent l'immigration des Juifs vers la Palestine afin d'obtenir le soutien des états arabes contre l'Allemagne
Buchenwald
Un des premiers camps de concentration établis par les Nazis en juillet 1937, en Allemagne centrale. Les premiers prisonniers sont des communistes et des Juifs. Après la Nuit de Cristal en 1938, on y emprisonne 10 000 Juifs. 43 000 personnes y périssent avant la libération par les troupes américaines en avril 1945
Bunker
Prison du camp avec cachots et chambres de torture
C
Camp de personnes déplacées
En Allemagne, France, Italie et Belgique, où l'on regroupe les Juifs apatrides
Camps de concentration
Les Nazis organisent les camps après leur prise du pouvoir en 1933 afin d'enfermer leurs opposants politiques et ceux qu'ils considérent comme "racialement" indésirables comme les Juifs et Tziganes. Ces camps (1 800), sont des camps de transition ou de travail. Dachau, Buchenwald puis après l'occupation de la Pologne, les camps d'extermination Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor, Chelmno
Chambres à gaz
Pièces hermétiquement closes "douches". Les prisonniers sont rassemblés et l'on lâche de l'oxyde de carbone. À Auschwitz-Birkenau on utilise du Zyklon B. Puis on incinère les corps ou les enterre dans des fosses communes
Chelmno
Etablis par les Nazis en 1941 en Pologne centrale pour exterminer jes Juifs du ghetto de Lodz, au monoxyde de carbone des échappements de moteurs. 250 000 Juifs et 5 000 Tsiganes y sont morts
Croix-Rouge
Organisation internationale (1863), fondée pour prendre soin des blessés, malades et sans abri en temps de guerre. Elle a tenté d'évaluer les conditions de vie des prisons et camps de concentration. Après la guerre, elle a participé à la recherche des survivants, la réunification des familles
D
Dachau
Établi en mars 1933 près de Munich, il est le premier camp de concentration. Opposants politiques. Après la Nuit de Cristal, 10 000 Juifs y sont emprisonnés. 507 000 victimes avant la libération par les troupes américaines en avril 1945
Déportation
Expropriation des Juifs possédant des terres sur le sol allemand, puis moyen d'expédier les Juifs en camps de concentration pour la Solution finale
E
Effektenkammer
Magasin de l'habillement. Vêtements, objets personnels, valeurs, etc., soustraits aux détenus. Tenues rayées, etc.
Étoile de David
En 1939, tous les Juifs de Pologne sont contraints de porter l'étoile, puis la Russie, l'Allemagne et les pays européens occupés
F
Fours crématoires
Bâtiments dans les camps de concentration abritant les fours d’incinération des prisonniers exterminés
G
La Gestapo conjointement avec la S.S., joua un rôle déterminant dans le système concentrationnaire et les génocides. C'est une de ses sections, l'Amt IVA, qui décidait des internements dans le système concentrationnaire et des libérations. Elle était représentée dans chaque K.L par la Politische Abteilung (la section politique). C'est une autre section de la Gestapo, le Referat IVBA, dirigé par Eichmann, qui eut en charge les génocides
Gestapo
Geheime Staatspolizei, police secrète d'État dirigée par Heinrich Müller. Section des SS, unité quasi militaire qui prenait des mesures contre les opposants politiques en utilisant terreur et arrestations arbitraires. Adolf Eichmann commandait la section de la Gestapo chargée de mettre en oeuvre la Solution finale
Ghetto
Quartiers juifs dans la partie la plus pauvre de la ville, où on les obligeait à s'installer. Entourés de barbelés ou de murs, ils étaient complètement fermés avant la déportation. Surpeuplement, famine et travaux forcés
Ghetto de Lodz
Février 1940 en Pologne. Centre de production de guerre dans lequel les Juifs étaient utilisés comme travailleurs forcés. 43 500 morts de faim ou maladies, 150 000 déportés vers Auschwitz et Chelmo.
Dernier ghetto liquidé en août 1944
Ghetto de Varsovie
Quartier muré de Varsovie (novembre 1940) pour enfermer les Juifs. À la suite de l’insurrection d’avril 1942, les Nazis le liquident et expédient les 300 000 Juifs restant vers le camp d'extermination de Treblinka
H
Hitler, Adolphe (1889 - 1945)
Fondateur du parti nazi allemand qu’il dirige de 1919 à 45, Chancelier du Troisième Reich de 1933 à 45, il écrit son plan de conquête sa haine des Juifs dans Mein Kampf (1923). Le 30 janvier 1942, il déclenche le massacre et l'extermination de 6 000 000 de Juifs. Il se suicide dans son abri souterrain à Berlin, le 30 avril 1945
Holocauste
Assassinat collectif de 6 000 000 de Juifs par les Nazis au cours de la seconde guerre mondiale (sacrifice par le feu, incinération sacrée)
HSSPF
Höherer S.S. und Polizeïführer (Führer suprême de la Police et des S.S.). Himmler exerçe à la fois des fonctions étatiques (chef des Polices d'État, ORPO, KRIPO et GESTAPO) et des fonctions politiques (Reichsführer de la S.S.). Il institue un corps recruté dans la S.S. dont les membres le représentent dans cette double fonction
I
I.K.L.
Inspection des camps de concentration
J
Jeunesses hitlériennes
Clubs paramilitaires nazis (1926). En 35, 60% des jeunes Allemands en font partie
Justes parmi les Nations
Ordre de mérite accordé aux non-Juifs qui ont sauvé des Juifs de la persécution nazie
K
Kaninchen
Lapin domestique, cobaye. A Ravensbrück, détenues sur lesquelles les S.S. pratiquaient des expériences
Kapo
Détenu responsable d'un Kommando de travail ou dirigeant un service. "Oberkapo" (grand Kapo). Choisi parmi les détenus de droit commun, auxiliaire zélé se livrant aux pires sévices et brutalités en contrepartie de rations supplémentaires ou autres privilèges. L'origine du mot provient de la contraction des mots 'KAmaraden Politzei", ou inventé par des prisonniers italiens ("capo" chef)
K.L. ou K.Z.
Konzentrationslager (camp de concentration). Chaque K.L. est désigné par le sigle K.L. suivi des lettres initiales du nom du camp
Equipe de travail ou service du camp.
Kommando extérieur : camp annexe dépendant d'un grand camp
L
Lagerältester
Doyen du camp, détenu ayant la responsabilité de la gestion interne sous l’autorité du Lagerführer
Lagerführer
Officier subalterne ou sous-officier S.S. chef de camp. Le Lagerkommandant est son supérieur
Lagerkommandant
Officier supérieur commandant l'ensemble d’un camp
Lagerpolizei - Lagerschutz
Police ou garde du camp. Détenus affectés à cette fonction
Lauskontrolle
Contrôle des poux
Lois de Nuremberg
Ensemble de lois antisémites (Nuremberg 15 septembre 1935) privant les Juifs de la nationalité allemande, interdisant les mariages et relations sexuelles entre Juifs et Allemands
M
Marches de la mort
À la fin de la guerre, les Nazis se retirent devant les troupes alliées en forçant des prisonniers à marcher sur de longues distances dans des conditions inhumaines. 250 000 périrent
Mauthausen
Camp de travail et de concentration destiné aux hommes (1938 Linz Autriche), extrêmement difficile. 120 000 morts sur 200 000 prisonniers. Chambres à gaz et fours crématoires. On tuait des prisonniers en les poussant du haut des falaises de 300 pieds des carrières. Libéré le 5 mai 1945 par les Américains
Mengele, Joseph (Dr.) (1911-1978)
Médecin anthropologue qui a travaillé à Auschwitz. Connu pour ses "sélections", il a mené des expériences médicales sur des jumeaux Juifs et des handicapés physiques
Musulman
Détenu parvenu au dernier degré de l’épuisement
N
Nacht und Nebel /Nuit et brouillard
Lorsque l'arrestation n'était pas le fait de la Gestapo, des tribunaux allemands prononçaient un jugement. Les condamnés échappant à la peine capitale ou en attente d'exécution étaient internés avec la procédure N.N. (Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard). Pour effrayer la population des pays occupés, il fallait la tenir dans l'ignorance de leur sort : ils disparaissaient dans la Nuit et le Brouillard"
Nazi
Membre du parti national-socialiste des travailleurs allemands (1919) qui s'est emparé du pouvoir en 33 sous Adolph Hitler
N.S.D.A.P
Sigle du parti nazi : Nationalsozialistiche Deutsche Arbeit Partei (Parti National-Socialiste Allemand du Travail). La S.A. et la S.S. étaient des organisations du N.S.D.A.P.
Nuit de Cristal
Pogrom organisé par les nazis les 9 10 11 novembre 1938. Plusieurs dizaines de milliers de juifs furent internés dans les K.L. Un volet de la "Solution Finale"
Nuit de Cristal
Le 9 novembre 1938, les Nazis orchestrèrent de nuit leur attaque contre les Juifs allemands et autrichiens. Des centaines de synagogues furent incendiées, des milliers d'entreprises juives détruites et 30 000 Juifs victimes d'une rafle et expédiés vers les camps de concentration
O
Organisieren - Organiser
L'expression la plus populaire du jargon concentrationnaire, qui peut se traduire par : pratiquer le système D. Chaparder, voler
P
Personnes déplacées
En 1945, on estime entre 1.5 et 2 millions de personnes déplacées dont 200 000 Juifs
Polices et services de renseignement
Organismes militaires dépendant de la Wehrmacht, l'Abwehr, la Geheimfeldpolizei, la Feldgendarmerie, des polices d'Etat (ORPO, la Police en uniforme, et SIPO, qui regroupait la KRIPO et la Gestapo). Himmler dirigeait les polices d'Etat. L'action de la SIPO et de la police privée de la S.S., le S.D., était coordonnée par le R.S.H.A. (Reichsicherheitshauptamt/Office principal de Sûreté du Reich). L'Amt III du R.S.H.A. était la Kripo (la Police criminelle), l'Amt IV, la Gestapo (Police secrète d’état. En 1939, tous les fonctionnaires des polices d’État se virent attribuer un grade dans la S.S.
Politische Abteilung
Voir Gestapo
Désigne infirmeries et hôpitaux, placés sous l’autorité d'un lagerartz, médecin S.S.
Résistance
Opposition aux Nazis. Groupes de partisans, Résistance française, Organisation de Résistance juive en Pologne et gouvernements exilés
S
(Sturm Abteilung Section d'Assaut). Milice privée du N.S.D.A.P., portant l'uniforme brun, dont la S.S. n’était qu'une branche à l'origine,. La S.A., après la prise de pouvoir de Hitler, ouvre les camps de concentration. Après la Nuit des Longs Couteaux (30 juin 1934), la S.A. est supplantée par la S.S. de Himmler
Seconde guerre mondiale
1939 - 45. La Grande Bretagne, France, Union soviétique, États-Unis, Canada, Chine et les autres Alliés battent l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et le Japon. En réponse à l'invasion de la Pologne par l'Allemagne en septembre 1939, la Grande Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne. Le Canada entre en guerre peu après, les États-Unis après le bombardement de Pearl Harbour en décembre 41. Les Allemands se rendent en mai 1945 et les Japonais en août
Sélection
Choisir les victimes à exterminer : femmes, enfants, personnes âgées, tous ceux qui ne convenaient pas physiquement
Sionisme
Mouvement juif (XIXe siècle) en réponse à l'antisémitisme et aux pogroms
Sobibor
Mai 1942 à l'est de la Pologne, un des trois camps aménagés pour exterminer les Juifs (250 000)
Nom de code pour l’éviction des Juifs des territoires du Reich. Au début, émigration forcée des juifs, puis projet de transformation de l’île de Madagascar en un gigantesque ghetto de déportation, et à l'automne 1941 génocide confié à Eichmann
(Schutzstaffel troupes de protection) : À l'origine troupe de choc et simple filiale de la S.A. Sous la direction de Himmler (S.S. Reichsführer), la S.S. supplante la S.A. après la Nuit des Longs Couteaux et se transforme en un organisme complexe : troupe armée (Waffen S.S.), unités "à tête de mort" (gardiens des K.L.), police de renseignement (S.D.), organismes gérant les K.L. (I.K.L. puis W.V.H.A.). Elle noyaute les polices d’État (ORPO et SIPO) devenant un parti dans le parti et un État dans l’État.
Établis au début comme gardes du corps personnels de Hitler, les SS sont transformés par Heinrich Himmler. Certaines unités ont été affectées aux champs de bataille
Svastika
Symbole du parti nazi, croix à branches égales tournées à angle droit
La svastika est un symbole mystique (Inde, Amérique du Sud) à 2 sens de rotation : le Spirituel et le Matériel. Détourné par le parti nazi, orienté à 45°, et sens Matériel ‘Sasvastika)
T
Treblinka
Camp établi en Pologne, où furent assassinés 870 000 Juifs. Etabli en 1941 pour exploiter la carrière. Fonctionne de juillet 1942 à août 43
W
Wehrmacht
Forces armées de l’état (Armée de terre Heer ; Armée de l'Air Luftwaffe ; Marine de guerre Kriegsmarine). Un service de renseignement et deux services de police
W.V.H.A.
Wirschafts-Vervaltungshauptamt/Office principal d'administration et d’économie de la S.S.). Gestion et direction des entreprises économiques de la S.S., exploitation de travail des détenus
Anelito FABRETTI
Un autre FABRETTI, de Prato en Toscane, meurt le 14 septembre 1944 à Hartheim en Autriche
.Fin 1939, des médecins allemands expérimentent du gaz toxique en vue de l'extermination de masse. "Euthanasie" est l'extermination systématique des malades mentaux ou handicapés physiques allemands "indignes de vivre". Six installations de gazage utilisant du monoxyde de carbone pur sont mises en place dans le cadre de ce programme dont le château d’Hartheim qui, de 1940 à fin 44 est le plus grand et important institut d'euthanasie : racisme, handicapés, prisonniers impopulaires ou inaptes au travail de Dachau, Gusen, et Mauthausen d’où 5 000 déportés sont gazés comme 30 000 personnes envoyées directement dont 18 269 handicapés.
Ces massacres en Autriche étaient insuffisamment révélées. Mais au cours des dernières années de nouvelles et importantes sources ont émergées d’archives inaccessibles en 1989 de l'ancien bloc de l'Est et du NS-Euthanasie d’Autriche.
La recherche fondamentale scientifique doit précéder l'organisation d'un atelier de réflexion et d'une exposition nationale en Haute Autriche prévue pour 2003, afin de montrer au public l’élaboration de bases scientifiques sur les euthanasies de 40 à 45.
Hartheim était un kommando de Mauthausen, camp central de l’Autriche construit en juillet 1938 par des prisonniers transférés de Dachau et mis en service le 8 août, forteresse inexpugnable de granit où passèrent 230 000 hommes dont 120 000 moururent (criminels, asociaux, opposants politiques, Témoins de Jéhovah, résistants, 1/3 de juifs hongrois à partir de 44). Il comprenait une fabrique de bretelles et bandes de mitraillette, un atelier de récupération de vêtements venant d’Auschwitz. Ses 43 Kommandos fournissaient la main-d’œuvre de Messerschmitt, Steyr-Daimler-Puch, Heinkel, Siemens, d’imprimeries de fausse monnaie...
En contrebas, une carrière de granit cerclée de barbelés et miradors, gigantesque cratère accessible par 186 marches inégales "l’Escalier de la Mort", employait les déportés valides -dont beaucoup furent poussés du haut des falaises de 300 pieds- pour les exterminer par le travail. Descente à l’aube au pas de course, remontée le soir en colonnes par 5, une pierre sur le dos.
Les médecins y effectuèrent sélections (gazage de 120 personnes à la fois) et expériences médicales (inoculation de la tuberculose...)
Des meurtres de masse étaient spécialement organisés pour la visite de dignitaires nazis.
Surpopulation sous l’avance des forces alliées, épidémie de typhus début 45.
La Croix-Rouge suédoise l’évacue du 22 au 28 avril, et la 3e Armée américaine le libère le 5 mai. Les 5 et 6 les détenus en groupes de combat harcèlent des détachements SS. Le 7, la 7e DB américaine prend en charge le camp.
L'histoire de Prato commence avec l'invasion lombarde, bien que la zone soit déjà habitée au Paléolithique et par les Liguriens, Etrusques (VIIe-Ve s.) et Romains. Puis la population se donne une forme gouvernementale autonome, la Commune, confiée à des consuls et podestà élus pour six mois.
Fin XIIe début XIIIe siècle deux enceintes sont construites pour défendre la commune devenue importante par le commerce de la laine. Mais la ville est le centre de luttes acharnées entre Guelfes et Gibelins et subit l'influence de Florence qui en détermine la vie politique et institutionnelle.
Au XIVe, suite aux famines et à l'épidémie de peste de 1348, elle subit un radical remaniement démographique, et en 1512 est mise à sac par les troupes espagnoles. En 1653 lui est concédé le titre de Ville.
Le début du XIXe siècle voit la mécanisation de l'industrie et dans la seconde moitié se développe l'activité locale de la fabrication de produits en laine "valorisée", tirée des surplus textiles, qui permet à la ville de conquérir le leadership de ce secteur.
L'Europe est liée à la Toscane par l'ère de l'Humanisme et de la Renaissance née et développée entre le XIVe et le XVIe siècle, bouleversant radicalement la culture et l'art de l'époque, la marquant d'une trace profonde et indélébile. Cette région, en particulier son chef-lieu Florence, conserve les plus grands témoignages de cette époque : architecture civile et religieuse, sculptures et peintures montrent l'esprit créatif de génies comme Léonard de Vinci ou Michel-Ange. Elle comprend également Sienne avec la piazza del Campo en forme de coquille où se déroule une course de chevaux annuelle, dite "Palio", opposant les quartiers de la cité. A voir également Montepulciano et Pienza, joyaux de l'art de la Renaissance ; San Gimignano, pittoresque cité médiévale dominée par 13 tours dans la province de Sienne, célèbre pour ses grands vins Chianti et Brunello ; Pise et sa Tour penchée ; Carrare, au Dôme recouvert de marbre blanc veiné portant le même nom que la ville.
La Toscane est une région à l'ouest de l'Italie, entourée par le Latium, l'Ombrie, l'Émilie-Romagne, la Ligurie, la mer Tyrrhénienne. Le principal fleuve est l'Arno et le Tibre y prend sa source.
Déjà habitée au Paléolithique, elle est développée par les Etrusques (VIIe-VIe s.) -d'où son nom- qui fondent les premières villes, introduisent des plantes agricoles, améliorent les terres fertiles, construisent des aqueducs, extraient et travaillent le fer de l'île d’Elbe et le mercure du Mont Amiata, construisent les premiers ports sur la Mer Tyrrhénienne.
Les Romains (IVe-IIIe s.), après de longs conflits, fondent les colonies, construisent les routes reliant la région à Rome.
Du Ve au XVe siècle la Toscane est dévastée par les Allemands, les Goths, puis régie par les Lombards et les Francs. C'est la relance économique : artisanat, production, commerce, art et culture, architecture religieuse civique et militaire.
La Renaissance (XVe- XVIe s.) voit la suprématie de Florence et des Médicis .
Avec l'avènement du nouvel Etat italien en 1865-71, la ville devient Capitale. Construction de chemins de fer, nouvelles routes, industries.
La zone des Apennins a une agriculture modeste, celle de Pise est la plus industrialisée de l'Italie centrale. Fleurs, raisin, maïs, légumes, fruits, tabac, sucre de betterave. Moutons. Pêche. Extraction du marbre et énergie thermique. Industrie de transformation : métallurgie, mécanique, textile, chimie, habillement, meubles... Tourisme et commerce.
Niveau élevé de l'éducation et de la participation dans la vie sociale.
La région est divisée en dix provinces : Arezzo, Firenze, Grosseto, Livorno, Lucca, Massa-Carrara, Pisa, Pistoia, Prato, et Siena avec 287 communes.
LES événements
L'entrée en guerre de l'Allemagne nazie, les choix malheureux du Gouvernement de Mussolini, l'embargo des pays alliés envers l'Italie et les bombardements ont mis à mal le pays et ses pauvres habitants.
Septembre 43, la nouvelle de l'armistice crée le chaos dans le pays, alors qu'au nord les troupes allemandes occupent unités productives, voies de communication et rafles les soldats italiens. Mais le pire est à venir : Mussolini, arrêté en juillet est libéré. Le fascisme se réorganise, la "République Sociale Italienne" naît à Salò. Les appelés doivent partir ou déserter, être avec ou contre les fascistes.
CHRONOLOGIE
09 juillet 43 Débarquement des troupes alliées en Sicile
Le 19 Rencontre de Mussolini et d'Hitler à Feltre : de nouvelles troupes allemandes sont envoyées en Italie septentrionale
24 Fin du gouvernement de Mussolini : le commandement des forces armées passe au Roi Vittorio Emanuele III
25 Mussolini est arrêté et les détenus politiques obtiennent la liberté
Septembre, premier bombardement sur Prato détruisant la gare.
Le 8 L'armistice, signé 5 jours avant, est rendu publique par un communiqué radio-téléphonique
12 Libération de Mussolini par des parachutistes allemands
23 Naissance de la République Fasciste d’Italie septentrionale à Salò, sur le lac de Garde
13 octobre L'Italie déclare la guerre à l'Allemagne
Le 16 1024 juifs du ghetto de Rome sont déportés en Allemagne
Novembre, destruction d'habitations civiles et d'usines.
Le 18 De la Fiat Mirafiori part dans tout le nord italien une grève "antiallemande"
30 Rafle des juifs et confiscation des biens. Juifs, bohémiens, prisonniers politiques sont déportés en camps de concentration
Janvier 44, 300 bombes larguées sur la ville provoquent 31 morts et 72 blessés, des dommages considérables au réseau hydraulique et électrique.
18 partisans encerclés de nuit sont massacrés. Représailles sur la population.
22 Les alliés débarquent à Anzio
12 février Grève générale communiste dans tout le nord de l’Italie. Représailles, arrestations et déportations
4 mars, grève générale à Prato. Hitler donne l'ordre de déporter 20% des grévistes, et le ratissage s'organise : habitations des antifascistes, barrages aux croisements. Le Führer voulant fournir 1 900 hommes valides au travail pour le troisième Reich, la ville paie son tribu pour acte de rébellion. Les entreprises sont obligées de dénoncer les grévistes. Beaucoup réussirent à s'échapper, mais le destin des autres est scellé. Le 8, un convoi part de Florence. Des centaines de billets sont confiées au vent pour que quelqu'un les ramasse et avertisse les familles. Les ouvriers, artisans, commerçants, détenus entassés dans les wagons plombés aux fenêtres grillagées arrivent le 11 à Mauthausen en Autriche.
20 seulement reviendront sur 136, morts à Linz, Gusen, Mauthausen, Ebensee, Hartheim, de typhus, faiblesse, maladies, ou dans les chambres à gaz avec une piqûre d'essence dans le coeur.
Les américains arriveront à Mauthausen le 5 mai, libéreront Gunsen et Linz. Ebensee est abandonné par les SS qui avaient préparé des galeries minées pour tuer tous les prisonniers du camp, mais la chose fut heureusement éventée.
12 avril Le Roi Vittorio Emanuele III abdique en faveur de son fils Umberto
9 mai, Prato reçoit la Médaille d'argent de la valeur militaire pour activité partisane.
"La volonté de liberté exprimée dans la grève générale causa la vengeance des nazis et la déportation de beaucoup de citoyens."
Juin, 19e incursion aérienne, sabotage d'un train d'explosifs.
04 juin Libération de Rome
Juillet, violente série d'incursions aériennes, plus de 60 morts, destruction d'édifices industriels, habitations civiles et infrastructures.
Objectif principal, les dépôts de carburant. Les allemands détruisent les outillages, pillent les usines, font sauter les ponts ; représailles.
Août, heurts toujours plus fréquents entre bandes de partisans et allemands.
Le 12 Massacre nazi à Sainte Anne de Stazzema : 560 victimes
Septembre, les alliés arrivent pendant que les allemands quittent Prato après avoir détruit systématiquement usines, habitations civiles et voies.
Le 28 Massacre à Marzabotto : 1 836 morts
Novembre Dans le nord les groupes antifascistes sont toujours plus nombreux. Aux brigades "Garibaldi", "Justice et Liberté", "Matteotti" se joignent beaucoup de déserteurs, jeunes et soldats appelés aux armes de la République de Salò
Septembre - octobre la ville commence lentement à revivre.
04 février 45 Conférence de Yalta entre Roosevelt, Churchill et Staline
27 avril Les résistants interceptent Mussolini en fuite près de Côme, le fusillent le 28 avec sa maîtresse Clara Petracci, et exposent les corps place Loreto à Milan
Le 30 Hitler et sa maîtresse Eva Braun se suicident dans leur bunker berlinois afin d’échapper au même sort
Le corps du Führer n’a pas été retrouvé.
Bruno FABRETTI
Le commendatore Bruno Fabretti, giornalista, né le 15 septembre 1923, vicomte selon sa carte de visite, est le seul survivant des 48 déportés de Nimis, et l’un des 4 des représailles nazies qui provoquèrent aussi 33 victimes dans la ville voisine de Torlano.
Voici l’odyssée hors normes de ce cousin rescapé de Lodz, Dachau, Neuengamme, Bergen-Belsen, et Buchenwald !
"Le 8 septembre 1943 je me trouvais en Grèce.
Les forces alliées conquièrent la Sicile le 10 juillet, débarquent en Calabre et Campanie les 3 et 9 septembre, provoquant à Rome la panique dans la classe politique : le Roi Victor-Emmanuel III et le Grand Conseil fasciste relèvent Mussolini de sa charge, l'assignent à résidence, et confient le pouvoir le 23 juillet au Maréchal Badoglio qui s'empresse de négocier un armistice, signé le 3 septembre et rendu public le 8 par Eisenhower.
Parce que l'Italie signa l'armistice, nous soldats fûmes coupés du pays dans chaque partie du monde ; alliés des troupes allemandes avec lesquelles nous étions amis, nous devînmes tout à coup leurs ennemis.
Capturés comme militaires, sous le prétexte de nous ramener en Italie, ils nous amenèrent au camp de captivité de Lodz en Pologne.
Ce camp, à coté de Varsovie, était spécialement conçu pour les enfants, endormis pour être pendus, envoyés en chambre à gaz, tués à coups de marteaux, morts dans les wagons ou tués à l'ouverture, les nouveaux nés exécutés sous les yeux de leurs mères qui mourront d'infection.
Les Allemands rassemblèrent dans le ghetto de Lodz, centre de production de guerre important établi en février 1940, quelques 200 juifs polonais et 20 000 juifs d'Allemagne, Autriche, Tchécoslovaquie, Pays-Bas, Luxembourg. Par suite des conditions inhumaines et des déportations massives, il n’y avait plus que quelques centaines de détenus à la Libération,
Les juifs y étaient utilisés comme travailleurs forcés. 43 500 moururent de faim ou de maladies et 150 000 furent déportés vers les camps d'extermination d'Auschwitz et Chelmo. C'était le dernier ghetto existant encore en Pologne quand il fut liquidé en août 1944.
Là, en 2 mois je devins l'ami d'un triestino ; nous réussîmes à nous échapper du camp, et après 54 jours de marche de nuit, retournâmes lui à Trieste, moi à Nimis.
Au IIème siècle av. J-C, les Romains fondent une cité, Forum Julii, d’où dérive la région Frioul-Vénétie Julienne, et Nemas castrum, Nimis (de Nemus "bosquet sacré"), une fortification clé de la défense romaine par sa position stratégique sur les voies de communication reliant Cividale.
Durement touchée par l'histoire, la ville, aux maisons entre vignobles et bosquets, lombarde au VIème siècle, subit les incursions slave et hongroise en 955, la conquête vénitienne en 1420, l'invasion turque en 1499, et de grands malheurs au XVIème siècle : famines, tremblements de terre, guerres, épidémies. Vendue par la République de Venise elle devient autonome en 1648, et la région partie intégrante du Royaume d’Italie en 1866.
S’étendant sur 7 846 km2, bordée par l’Autriche au nord et la Slovénie à l’est, elle se compose de quatre provinces administratives : à l'ouest Pordenone (278 400 h) , Udine (518 852 h) au centre, Gorizia (137 800 h) à l'est et Trieste (299 830 h) au sud-est qui lui donne sa capitale.
Les 1 300 000 habitants se répartissent en trois langues de la famille indo-européenne : l’italien (53.5 %), le frioulan (43 %), le slovène (4.7 %).
Le village est divisé par le torrent Cornappo : ne pouvant regagner ma maison coté ouest où se trouvaient Cosaques et SS, je rejoignis les partisans sur les cols de Nimis, Faedis et Torlano.
En 1923, le NSDAP (Parti National-Socialiste) dirigé par Adolf Hitler est engagé dans une lutte violente pour la conquête du pouvoir. Les Nazis s'appuient sur les SA (Sturmabteilung : Sections d'Assaut), milices armées paramilitaires constituées par Ernst Röhm et Hans Ulrich Klintzsch pour assurer la protection des meetings, multiplier intimidations violences et brutalités à l'encontre des opposants. Elles dépendent exclusivement de Klintzsch et en rien d’Hitler qui, en 1923, considérant avoir besoin de sa propre unité de protection rapprochée, décide la création d'un groupe d'élite de 200 hommes, "garde prétorienne" (Stabswache) totalement dévouée, à uniforme noir et emblème à tête de mort (Totenkopf), basée à Munich.
C'est l’origine de la Waffen-SS ou "SS Combattante", branche de la SS Allgemeine ou "SS Générale". L'Ordre Noir venait de naître...
En 1929, les SA sont comme une armée privée au sein de l'état, la force armée la plus puissante du parti nazi.
Les SS (Schutzstaffel : Section de Protection), prenant de plus en plus d'importance, Hitler, voulant "une organisation d'élite constituée de troupes issues du Parti et sûre en toutes circonstances", nomme à leur tête Heinrich Himmler, (Reichführer : Chef Suprême), avec une mission simple, faire de la SS une force armée puissante composée de soldats d'élite, capable de contre balancer les SA. Himmler mit en place un système de recrutement drastique ne sélectionnant que des hommes en excellente condition physique, aux origines raciales pures et adeptes convaincus des thèses nazies. Ils étaient 52 000 en 1933, contre 3 000 000 de membres des SA, pour atteindre 500 000 volontaires ou engagés de force.
Certaines unités ont été affectées aux champs de bataille, mais on connaît davantage leur rôle dans la destruction de la communauté juive.
En septembre 1944, la région fut encerclée et incendiée, et tous les gens évacués. Je me mélangeais à la population, mais à Tarcento je fus pris avec les jeunes garçons et filles de 15 à 30 ans qu'ils mettaient d'un coté, et les anciens de l'autre. Convoyés en colonnes par les SS jusqu'à Udine, emprisonnés 2 nuits, chargés à la gare dans des wagons à bestiaux en direction de Dachau, nous traversâmes le pays avec vêtements et bagages, pensant aller travailler comme mon père en Allemagne, ce que nous disaient les soldats au départ.
Convoi n°87 parti de Trieste le 2 octobre, matricule 112 872, arrivé à Dachau le 5 (avec Pietro Venerio).
Mis en service le 22 mars 1933 près de Munich en Allemagne, Dachau, Quartier Général de la Waffen-SS, est organisé comme modèle des camps pour les adversaires du régime, juifs, nazis dissidents, ennemis personnels.
Ses kommandos fournissent de la main d’œuvre à Messerschmitt, BMW, Zeppelin...
Activités : Maçonnerie, menuiserie, serrurerie, sellerie, cordonnerie, fabrication de vêtements, boulangerie, boucherie, ferme expérimentale, jardinage, élevage d'angoras, entomologie (étude des insectes), armurerie, extraction de tourbe.
En 1938, après "la Nuit de Cristal", 10 000 juifs y sont emprisonnés.
Le 2 juillet 1944, un convoi, le "train de la mort", parti de Compiègne avec 2 000 détenus français arrive, le 5, avec plusieurs centaines de morts.
Une épidémie de typhus début janvier 1945 fait des milliers de victimes, jetées et entassés dans d'immenses fosses.
Cette maladie transmise par le poux du corps, au taux de létalité de 1 à 20%, se caractérise par de brusques accès de fièvre, des frissons, maux de tête, fortes douleurs musculaires, une fatigue extrême, puis une éruption de taches brunes entre le cinquième et sixième jour.
29 avril 1945 17 h, "les Américains sont là !", libération du camp par la 7ème armée américaine. 507 000 victimes y périrent.
La nuit du 9 au 10 novembre 1938 reste l'un des plus tristes moments de l'histoire allemande.
Des lois antisémites avaient mis à l'écart les allemands juifs, et d'autres leur avaient succédé : enregistrement des entreprises juives, carte d'identité spéciale, privation de passeport.
L'agression mortelle d'un conseiller de l'Ambassade d'Allemagne à Paris, Ernst vom Rath, par Herschel Grynszpan, un juif polonais de 17 ans, est le prétexte choisi pour relancer la politique antisémite.
Le 9 novembre, le ministre de la propagande, Joseph Goebbels, dénonce un "complot juif" contre l'Allemagne, et jette ses militants dans les rues le lendemain pour un pogrom de très grande ampleur : les SA, SS et Jeunesses Hitlériennes s'en prennent aux synagogues et locaux des organisations israélites, aux magasins et biens des particuliers, en tenue de ville pour faire croire à un mouvement populaire spontané.
91 juifs sont assassinés, blessés, maltraités et violentés, 280 synagogues incendiées, 7 500 boutiques détruites et pillées, de nombreuses habitations dévastées et presque tous les cimetières profanés.
Avec un certain cynisme, les nazis donnent à ces violences antisémites le nom poétique de "Nuit de Cristal", en référence aux vitrines brisées, et taxent la communauté juive d'une énorme amende pour cause de tapage nocturne !
De 20 à 35 000 juifs seront arrêtés, envoyés à Dachau, Sachsenhausen... et libérés contre rançon. L'extermination n'est pas encore d'actualité.
Au camp de jeunes Hitlériens entraient dans les files, nous crachaient dessus, donnaient des coups de pied dans les tibias et on se demandait ce que nous avions fait.
Ils nous firent entrer dans une grande halle, nous déshabillèrent complètement, prirent nos bagages, nous rasèrent tout le corps, nous désinfectèrent dans une grande cuve de créoline et nous tatouèrent un nombre sur le bras : on comprit alors que nous n'étions plus des hommes mais des numéros.
Je restais avec mes 48 compatriotes et ceux d'Attimis et Faedis environ 20 jours puis nous fûmes transférés à Neuengamme à 20 km d'Amburgo sur l'Elbe, où nous connûmes ce qu'était un camp dur : travail de 5 à 19 h, dans le froid, en costume rayé blanc et bleu, des espadrilles en toile aux pieds.
La créoline, désinfectant bactéricide, détruit puces et punaises.
Transport n°204 du 22 octobre
.13 décembre 1938, les SS déplacent cent détenus de Sachsenhausen à une briqueterie vide de Hambourg-Neuengamme, qui deviendra camp de concentration indépendant début été 1940.
Pendant la guerre, des dizaines de milliers de personnes sont expulsées des camps pour Neuengamme partout en Europe occupée.
Activités : Briqueterie, menuiserie, ateliers de munitions, horlogerie.
Main d’œuvre pour les usines du Nord-Ouest de l’Allemagne : cellulose, mines de sel, usine Volkswagen, fortifications, constructions navales, installations portuaires, base sous-marine et usine souterraine d’aviation, avions de chasse, et Pennemünde la base expérimentale des V2.
Peu habillés et peu nourris, les soins médicaux insuffisants, les conditions sanitaires catastrophiques, le harassement et les abus infligés par les SS déciment environ 55 000 des 106 000 détenus.
Du 6 au 30 avril 1945, une partie des prisonniers est évacuée vers Sandbostel, une autre sur le paquebot "Cap Arcona" et les cargos "Athen" et "Thiebeck" coulés en baie de Neustadt.
4 mai 1945, les troupes britanniques parviennent sur un site vide.
Après la guerre, des fonctionnaires SS, du NSDAP, de la Wehrmacht y sont internés, et en 1948 les anglais rendent le camp à Hambourg qui y établit un centre de correction. Vers la fin des années 60 les autorités judiciaires y construisent une autre prison.
Le Parti Nazi fondé en 1919 par un serrurier de Munich, Anton Drexler, est un des nombreux mouvements populaires existant en Allemagne suite à la défaite du pays lors de la Première Guerre Mondiale. Afin d'enquêter sur cet organisme, les services de renseignement allemands envoient le caporal Hitler contrôler ses activités. Impressionné, il le rejoint comme numéro 7.
Vers 1932, largement soutenu à travers l'Allemagne avec 13 750 000 voix, il devient le plus important groupe politique du Reichstag, le Parlement de la République de Weimar. Après l'interdiction ou le démantèlement de tous les autres partis jusqu'au 5 juillet 1933, et l'interdiction de nouveaux le 14, renommé NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei : Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands) il arrive au pouvoir avec Adolf Hitler. "Nazi" fait référence aux membres de ce parti ou adhérents de cette philosophie.
Principale puissance politique de l'Allemagne nazie de la chute de la République de Weimar en 1933 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1945, il est déclaré illégal, ses représentants arrêtés et reconnus coupables de crimes contre l'Humanité au Tribunal de Nuremberg.
(Wehrmacht : Puissance de défense) désigne à partir de 1935 l'ensemble de l'Armée de Terre Allemande.
5 h du matin appel et les ennuis si on ne se réveillait pas assez vite parce que le kapo de la baraque, le plus mauvais de tous, nous donnait de terribles coups de bâton derrière la tête. Poitrine nue, on se lavait dans la cour avec l'eau glacée par -20° en octobre puis l'appel qui durait 1h 1h1/2 ou plus. Nous avions un numéro sur la veste -j'avais le 62 588- qu’on devait savoir en allemand, car si on ne répondait pas ne comprenant pas la langue, un SS venait, le contrôlait, disait "ya" pour nous en nous frappant de 4-5 coups de bâton sur la tête. Ensuite, avant de travailler, toujours en rangs, ils nous donnaient des tranches carrées de pain noir avec un peu de margarine dessus, résultat d'une recherche scientifique des médecins du camp qui la tiraient des cadavres. Avec cette tartine il fallait tenir toute la journée jusqu'au soir. Puis même appel et coucher.
Avec mes compatriotes, comme on avait toujours faim, on parlait en allant se coucher du plus beau et plus cher des menus, mais il n'y avait rien. Alors on parlait de polenta, de fromage, et je me rappelais toujours mon grand-père qui nous disait lorsque nous étions tous à table : "Le fromage dans la main gauche, la polenta dans la droite, frotter le fromage avec la polenta et la manger". On parlait de ces choses simples, pas des amuse-gueule d'aujourd'hui, puis chacun au lit, où on devait dormir à 2 et où on était 4. Nos pensées allaient à nos maisons, nos mamans, et on priait Dieu : "Qu'avons nous fait d'aussi grave, à 20-30 ans, pour être punis. Dieu, où es-tu ?"
Un Monseigneur, un jour, a dit dans un sermon : "Dieu a envoyé Jésus-Christ sur Terre, avec mission de punir les méchants et les mauvais". Quand j'étais déporté dans ces camps, je me demandais qui étaient les mauvais et les méchants, et je n'arrivais pas à comprendre : "A quels mauvais et quels méchants se référait-il ? Nous, nous étions les méchants et mourions dans les camps d'extermination ?".
On implorait toujours Dieu, et toujours la pensée de la mamma était invocation à Dieu ; cela nous a sauvé et fait retrouver la maison.
12 000 000 d'êtres humains ont été déportés, 11 exterminés ; 1 seulement est revenu pour toute l’Europe : c’est vraiment peu.
Les Nazis ont organisé les camps de concentration peu après leur prise du pouvoir en 1933 afin d'enfermer et d'isoler leurs opposants politiques et ceux qu'ils considéraient comme "racialement" indésirables comme les Juifs et les Tziganes. La plupart de ces 1 800 camps étaient des camps de transition ou de travail. Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen furent les premiers. Après l'occupation de la Pologne, ils organisèrent des camps d'extermination à Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor, Belzec, Chelmno et Majdanek.
Les camps d'extermination avaient pour seul but le massacre de gens considérés comme irrécupérables. Les SS utilisaient la fusillade pour exterminer juifs et autres déportés, mais cette méthode étant peu "rentable" il développèrent en décembre 1941 le gazage au Zyklon B, produit insecticide, à Auschwitz-Birkenau et Majdanek, et dans la plupart des autres camps d'extermination, au monoxyde de carbone. Ils faisaient se déshabiller essentiellement les malades, infirmes, femmes enceintes, personnes âgées et enfants, leur donnaient un savon et les dirigeaient par groupe de 800 vers les chambres à gaz, pièces hermétiquement closes camouflées en salles de douche où en quelques minutes ils étaient gazés, puis enterrés dans des fosses communes que les SS leur faisaient creuser. Mais comme cela dégageait une odeur pestilentielle, on construisit les fours crématoires.
En 1942, les médecins SS testèrent la piqûre intracardiaque à mort directe, surtout utilisée pour les Polonais.
Pour éviter le développement de cette "race inférieure" les SS développèrent la stérilisation par opération ou méthodes biologiques.
Ugine a massivement produit ce gaz, comme le révèle un rapport du 24 février 1941 découvert en mars 1997 dans les archives du "Majestic", l’hôtel où siégeait le commandement de l'administration militaire allemande, dans lequel Kolb, délégué nazi à la chimie et directeur de l'IG-Farben, annonçait la spécialisation d’une des sociétés fondées avec Ugine dans "la fabrication et la réalisation de moyens de gazage et de bases d'acide cyanhydrique pour gazage", le Zyclon B sous licence allemande, dans l’usine de Villers Saint-Sépulcre (Oise).
Placées dans des boites métalliques hermétiques, des rondelles poreuses stabilisaient la combinaison chimique pour le transport. A l'ouverture, l'acide cyanhydrique liquide se vaporisait en gaz dont l'efficacité létale devenait maximale à la température de 27°, celle des chambres à gaz.
Les gardes nous amenèrent creuser la terre pour le grand four à briques du camp ; on la mettait sur des chariots qu'on amenait au four où d'autres les portaient à l'intérieur en continu. On creusait aussi un petit port afin que des péniches nous emmènent travailler à Amburgo bombardé chaque jour par les alliés ; on arrivait, déblayait les ruines, dégageait les routes et les magasins, et le soir on retournait se cacher dans les péniches.
Un jour, je me retrouvai sans compatriotes, sans friulani, alors je me suis lié avec des déportés russes qui étaient très affectueux avec moi, l'italien, et suis devenu leur ami ; ils me firent comprendre qu'ils allaient tenter de fuir pendant un bombardement, quand les allemands donnaient l'alarme et descendaient dans les refuges, alors que nous continuions à travailler sous les bombes.
Nous nous enfuîmes, mais un engin tomba près de moi faisant un massacre, je fus blessé au coté et à la jambe gauche et tombai dans une mare de sang. L’attaque terminée les allemands sortirent ramasser les blessés et ne sachant pas qu’on était en train de fuir, sinon ils nous auraient tués, nous rapportèrent dans le camp, et, plein de sang, me jetèrent sur un tas de cadavres devant ma baraque en disant : "Celui-ci mourra pendant la nuit". C'était la veille de Noël, je ne suis pas mort mais j'ai perdu connaissance. Aucune trace de cette nuit là dans mon journal. Sur le registre de Bergen-Belsen, à coté de mon nom et matricule, j'ai vu que j'étais arrivé le 2 janvier et reparti le 18 pour Buchenwald ; quinze jours dont je ne me rappelle rien.
Le camp de concentration de Bergen-Belsen est établi en 1940 près de Hanovre au nord de l'Allemagne pour recevoir des prisonniers Français et Belges, et d'Albanie, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Pologne, des juifs "protégés" pour échange. On le renomme Stalag 311 en 41 pour les prisonniers soviétiques, et en 43 lui redonne le nom de Bergen-Belsen.
125 000 détenus
. Activités économiques : cuisines, chaussures, construction, défrichement.Après un accord passé avec le commandant pour neutralisation à cause du typhus le 12 avril 1945, les SS quittent le lendemain le camp libéré le 15 par les troupes britanniques qui y découvrent 60 000 prisonniers émaciés et des milliers de cadavres non enterrés.
Il devient camp de réfugiés après la Libération, les forces armées du Canada participant à son administration.
Après "la Nuit de Cristal" en 1938, on y emprisonna environ 10 000 juifs. Dora-Nordhausen et Ohrdruf étaient deux satellites.
43 000 personnes y périrent avant la libération du camp.
Anne Franck et sa soeur y meurent du typhus en mars 1945, 3 semaines seulement avant la libération du camp.
Née le 12 juin 1929 à Francfort-sur-le-Main, elle a 4 ans lorsque sa famille fuit l'Allemagne nazie pour Amsterdam. Les Pays-Bas sont envahis le 10 mai 1940, les juifs contraints de se faire enregistrer en janvier 41, et obligés de porter l’étoile jaune en avril 42. Pour ses 13 ans, Anne reçoit de son père un cahier blanc et rouge, son journal intime nommé Kitty. Le 5 juillet, sa soeur Margot est convoquée par la Zentralstelle, synonyme de déportation vers un camp de travail forcé : le lendemain, simulant une fuite vers la Suisse, les Franck se cachent dans l'annexe de l'entreprise paternelle, dans un grenier fermé par une porte armoire secrète sans pouvoir en sortir ni faire de bruit, où ils seront rejoints par les Van Daan et un dentiste. Du 14 juin 42 à sa dernière lettre du 1er août 44, elle nous raconte ses petites histoires d'amour avec Peter le fils Van Daan, ses disputes, critiques, peurs, colères et la difficulté de vivre enfermé sous la menace d'être découverte, l'évolution psychologique des 8 personnes, comment entrevoir un court instant la rue. 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. 4 août, ils sont dénoncés, arrêtés et déportés à Auschwitz. Anne et sa soeur, malades, sont séparées de leurs parents et transférées à Bergen-Belsen en octobre.
Seul son père survécut. Otto est mort le 19 août 1980 en Suisse, après avoir consacré sa vie à la mémoire de sa fille.
"Qui nous a imposé cela ? Qui a fait de nous, les Juifs, une exception parmi tous les peuples ?" Journal d'Anne Frank - 11 avril 1944
15 juillet 1937, les premiers détenus allemands amenés de Lichtenburg débutent la construction du camp de Buchenwald en Allemagne centrale. Les premiers prisonniers furent des communistes et des juifs. Abrités dans quelques baraques, défrichant la forêt pendant des années sur une centaine d'hectares, ils bâtissent une véritable ville avec rues, avenues, usines et édifices en dur, les pierres provenant de la carrière. La seule construction de la voie ferrée et de la "Route du sang" reliant le camp à Weimar, où l’on entrait par un portail où se détachaient les mots "Jedem das Seine" ("A chacun son dû"), coûta la vie à plus de 10 000 déportés.
Main d’œuvre pour l’industrie : briqueterie, menuiserie, BMW, Opel, aciéries, AEG (munitions), Messerschmitt, construction aéronautique...
60 000 détenus meurent sur les 239 000.
3 avril 1945, les SS reçoivent l’ordre de liquider le camp. D’énormes convois évacuent vers Bergen-Belsen, Dachau, Flossenbürg, nombre de détenus qui périssent au cours des "marches de la mort" ou au terme du voyage, mais grâce à l'action de l'organisation clandestine, ils échouent dans leur ultime entreprise d'extermination.
5 avril, la 4ème DB américaine découvrent le kommando d’Ohrdruf.
11 avril, quelques heures avant l’arrivée des américains, les SS abandonnent le camp aux 25 000 derniers prisonniers.
A Buchenwald on nous emmenait agrandir le camp pour faire de la place aux autres déportés qui arrivaient de toute l'Allemagne ; on dormait sur le sable, par grand froid en cette fin janvier ou février.
Puis ils me choisirent pour travailler aux fours crématoires. Avec un tchécoslovaque nous étions devant une bouche et devions prendre les cadavres qu’on nous portait, les charger sur un chariot mécanique, les enfourner à 14-15 par tour, pendant 12 heures du matin au soir où une autre équipe travaillait de nuit. Nous ne pouvions en enfourner moins de 500 par roulement, et avec les six fours on ne réussissait pas à les mettre tous ; alors les allemands, ne pouvant leur donner de sépulture, ont amené un caterpillar, et pour ce travail on avait une portion de soupe en plus par jour : quelques navets, de l'eau colorée, mais cela nous stimulait pour continuer.
Nous étions devenus des épaves, ne pouvions parler et lorsqu'un SS donnait des ordres ne devions jamais lever les yeux parce que, pensant que nous ne voulions pas obéir, il sortait son pistolet pour nous tuer ; on était des robots.
Mais le 5 avril 1945 à 5 h du matin personne nous réveilla, et on s'aperçut que les SS étaient partis en laissant électrifiée l'enceinte afin qu'on ne puisse fuir. Plus de kapo ni d’SS. On entendait vers le sud les bombardements et dans la nuit voyait clignoter les canons.
Nous ne pouvions plus résister, mourant par milliers sur les places et dans les baraques, sans pain ni soupe.
Alors les russes me portèrent, "viens avec nous" ; avec de petits morceaux de boîtes métalliques ils allaient où il en mourait un pour, chaud encore, y prendre un morceau de peau qu'ils mâchaient, mais je n'ai jamais réussi à le faire.
Sur les latrines à ciel ouvert de la place, les allemands jetaient les épluchures de pommes de terre en les enfouissant pour qu'on ne puisse les prendre. Me rappelant ce détail, je suis descendu dans la boue jusqu'à la ceinture en chercher, et ainsi j'ai réussi à tenir 9 jours.
Au matin du 9ème jour les russes m'ont fait comprendre qu'ils étaient en train de fuir grâce à des poutres en bois pour isoler du courant, me portant car je ne pouvais plus tenir debout : "vas vers le bosquet en direction de la canonnade". A quatre pattes comme un chat, je me suis traîné et réfugié sous le feuillage où je suis resté toute la journée et la nuit ; le matin à peine l'aube levée je suis parti et suis arrivé dans une clairière où il y avait de vieux paysans qui plantaient des pommes de terre. J'ai attendu deux heures qu'ils finissent, et, tout doucement, suis allé près des sillons, j'ai creusé, et ce fut là mon premier repas de liberté : de toutes petites pommes de terre enveloppées de fumier, très bonnes !
Ensuite, toujours à couvert, j'ai descendu le col, et arrivé près de Weimar où est le monument de Goethe, j'ai vu sur la place centrale des américains arrêter les allemands et les désarmer ; je me suis livré à eux, ils m'ont accueilli, embrassé, et, ne tenant plus sur mes pieds, m'ont porté en ambulance à l'infirmerie, fait des piqûres et donné à manger.
Cependant, vous devez comprendre qu'avec la libération des milliers de déportés sont morts, arrivés au dernier stade : ils ont commencé à manger, leur estomac s'est bloqué et ils sont morts. Moi j'ai eu des dysenteries, contracté le typhus, plein de poux sur tout le corps, et c'est un médecin allemand qui m'a soigné.
Nous étions à Spandau près de Berlin ; les russes, tous les américains s'étant retirés vers l'Elbe, ont envahi la zone ; on est allés vers eux.
Ils nous donnèrent une vache vivante que nous avons tuée à coups de bâton et dépecée avec les couteaux.
Ils nous dirent : "nous vous ramenons en Italie mais pas par voie de terre car tous les ponts de l'Allemagne ont sauté. Nous vous amenons en Russie, ensuite en bateau en Italie". On a vite accepté. C'était fin avril et nous logions dans des familles de paysans à Odessa. Mais passés quelques mois à manger et boire sans rien faire, on voulait retourner à la maison.
Partis les premiers jours de décembre, après vingt jours de bateau nous sommes arrivés à Brindisi où étaient les autorités et la Croix Rouge qui nous prirent au port, nous emmenèrent dans une caserne, nous donnèrent de nouveaux vêtements, mille lires (environ deux millions d'aujourd'hui, ce qu’on ne savait pas n'ayant jamais vu pareille somme).
Nous devions faire une quarantaine mais on s'est dit : "On est revenus en Italie après 4 ans de manque de maison et on devrait rester 40 jours ici ?". Le soir même avec 4 autres nous avons pris le train et sommes arrivés à Mestre, où la police ferroviaire nous a fait descendre parce que nous n'avions pas de billet, nous a donné à manger et à boire, un billet de première classe, et parvenu à Udine, j'ai pris l'autocar pour Nimis et suis arrivé devant ma maison, réduite en un tas de décombres.
J'ai demandé où étaient les miens : mon père était mort dans les années 40, il me restait ma mère et mon frère. Mon voisin m'annonça qu'il était mort comme parachutiste, et ma mère évacuée il ne savait où. Après 15 jours de recherche à Tarcento, Buia, San Daniele je l'ai retrouvée à Feletto Umberto, hôte d'une famille. Le prêtre m'accompagna auprès d'elle que je n'avais pas vue depuis 4 ans et toujours implorée : la rencontre avec ma maman a été l'instant le plus émouvant de ma vie.
A Feletto ils étaient très solidaires et te donnaient à manger, mais comme j'étais un peu orgueilleux et ne voulais pas vivre comme tous les friulani dans cette dépendance, au bout d'une semaine je suis allé à Udine à la Chambre du Travail -l'actuel bureau de placement-, dis mon nom, que je revenais d'Allemagne, ma maison avait brûlée et je voulais trouver un emploi pour ne pas dépendre plus des autres. Un employé à lunettes et cheveux longs se montra au guichet : "Pas de souvenir de Dachau ?". Je ne l'avais pas reconnu car nous avions les cheveux rasés. "Donnes-moi ton adresse, que je te cherche un bon travail".
Il m'en trouva un comme Garde d'Etat assermenté dans la Brigade "Julia". "Je t'ai recommandé auprès du commandant".
Lorsque j'entrai dans son bureau il m'embrassa, m'emmena à la Caisse. C'étaient les premiers jours de janvier 1946, il me fit délivrer d'avance une solde de 2 450 Lires ; "tu commenceras au 1er février".
Avec cet argent j'ai acheté des chaussures, des assiettes et un visa, et je pensai à ma vie.
Il m’avait dit "reviens avec un certificat de 5ème classe", mais je ne l'avais pas car j'ai fait six ans de 2ème élémentaire, et n'ai jamais réussi à arriver à la 5ème parce qu'ils me renvoyèrent. Je suis resté en 2ème car le maître prisait du tabac "Zinziglio" et m'aimait bien. Alors, chaque matin, j'allais prendre 10 centimes de tabac et lui faisais son mélange à priser dans un grand mouchoir rouge : comme j'étais sa mascotte, il ne m'a jamais promu pour continuer.
Comment faire ? Je connaissais le maestro Masotti des classes élémentaires de Tricesimo et lui expliquai l'affaire : "Pas de problème, j'en parle au directeur ; entre temps vas au marché et prends-lui des asperges, il les aime". Et avec 1 kg d'asperges et 6 oeufs, le directeur m'a donné le certificat.
Tout en exerçant mon métier je continuais à étudier : classes moyennes, supérieures puis cours de journalisme à Urbino.
Les gens me demandent : "Monsieur Fabretti, comment avez-vous encore la force, après 50 ans passés à raconter ces choses dans les écoles ?"
Ce sont les personnalités rencontrées qui m'ont donné ce courage et incité à témoigner, sinon je ne serais jamais venu vous en parler ; et aussi le souvenir d’un grand-père à qui nous demandions de raconter sa guerre de Caporetto en 14-18 et ce pauvre nonno nous racontait toujours et toujours ses aventures.
Et d'autres : "Monsieur Fabretti, avec tout ce que vous avez supporté, combien d'allemands avez-vous tué ?"
Revenu à 22 ans, je n'avais que ma mère, plus de maison. Je regardais seul devant moi, seulement la bonne route, pas celle de la drogue et de la délinquance. Je devais me refaire une vie. J'ai construit une maison, trouvé une femme avec laquelle j'ai passé 50 ans de mariage (1949). Avec 4 enfants et 9 petit-enfants, je suis un père et un grand-père heureux.
Je n'ai tué aucun homme. J'ai su pardonner. Pour le montrer, j'ai fait un jumelage entre Nimis et Lach, un village près de Graz en Autriche. Ces gens ont été froidement accueillis, parce tout avait brûlé et il y avait eu tant de victimes : 54 déportés, les partisans et les morts des bombardements ; mais maintenant des rapports d'amitié se sont instaurés.
Je n'ai aucune rancune ni haine dans mon coeur, c'est ce que je veux vous enseigner."
Interview-conférence du 29 novembre 1999
A faire généalogie
Le triangle rouge pointe en bas était réservé aux dissidents
Per non dimenticare Pour ne pas oublier
Bruno Fabretti, né à Nimis le 15 septembre 1923, réside au 11 Via Vittorio Veneto.
En novembre 1945, il entre à l'Officina Militare della Julia à Udine, puis au service civil à la Quinta Officina Regionale della Julia à Basiliano comme garde assermenté, où il écrit pendant la nuit ce testament spirituel, la mémoire d’une époque.
"A mes fils, aux fils de mes compagnons, à tous les jeunes, afin qu’ils se rappelent combien vaut la liberté"
En avril 46, à l'Accademia Militare di Modena comme infirmier diplômé.
En 50 à l'Ospedale Militare di Padova, puis à celui d'Udine où il prend sa retraite le 1er juillet 71.
Carrière diplomatique de 50 à 62 dans les Etats de l'Est.
Collaborateur des journeaux "il Gazzettino", "il Messagero Veneto" e "il Friuli Sera".
Journaliste en 1969.
Directeur responsable du mensuel "Lis Campanelis - La Voce del Friuli", envoyé à tous les émigrants du Frioul à travers le monde, et du journal d'entreprise "Dopolavoro Club Patriarca".
A collaboré à la réalisation de nombreux livres et opuscules concernants le tremblement de terre, comme "Friuli - Un minuto di morte", a realisé le gros livre "Nimis - Un calvario nei secoli" et d'autres encore.
Il vit et travail à Nimis.
Grèce
En février 1941, à 17 ans ½, Bruno s’engage à Mezzocamino di Roma comme simple soldat du Régiment Chimique (lance-flamme et chimie).
Volontaire pour la Grèce (front gréco-albanais), il est affecté à la défense du pont de Corinthe [59-D8] par action de brume artificielle, dans la police militaire à Athènes [59-E8], puis en 43 à la protection du port de Patras [59-C7] avec le même système.
L'armistice signé, coupé du monde sans comprendre comment rentrer il s’embarque pour regagner l’Italie, mais le bateau est bombardé par les Stukas ; il se jette à l’eau, nage jusqu'à l'île voisine de Keffallenia [59-B7] où il se glisse dans une soute. Mais la chasse allemande revient, ils sont obligés sous la miraille de virer vers la côte de Mesolongion [59-C7], seul salut possible.
Bien traité par les habitants (atteint de malaria, il est soigné dans une famille), avec promesse de rapatriement les Allemands chassés, armé et incorporé dans un groupe, il participe à des actions de guerre le long de la route d’Agrinion à Navpaktos.
Quelque temps à ramasser le raisin avec ses hôtes, puis il descend à pied la montagne, à l’abri des bosquets le long du canal de Corinthe qu’il traverse, et arrive à Athènes.
Lodz
La recherche des militaires italiens s’intensifiant, il trouve un travail de groom dans les ascenseurs du cinéma-théatre Omonia, le directeur ne pouvant plus le garder, les allemands menaçant de mort tout grec cachant un soldat italien, il vagabonde dans la ville en demandant à manger aux portes des maisons, dormant dans quelque angle ou cabine téléphonique. C’est là qu'un soir une patrouille allemande le surprend et l’emmène au camp de concentration de militaires italiens de Gudy près de la ville de Dafn.
Puis, sous prétexte de les ramener en Italie, par wagons ouverts, ils arrivent dans une localité brumeuse et froide, la ville de Lodzt [] en Pologne, comme prisonniers préposés aux travaux de défense militaire de la zone.
Nimis
Avec un triestino, ils décident de s'évader.
Une matinée qu'ils travaillent à une dizaine de km du camp dans un village, ils se cachent dans des ruines, s'éloignent vers des bosquets, prennent la direction du Sud de nuit à pied, sans autre possibilité les allemands étant partout, arrivent en Hongrie, puis se séparent, Bruno vers Taipana et son ami vers Caporetto et Trieste : 54 jours de marche.
Le torrent Cornappo divise Nimis. Ne pouvant regagner sa maison et sa famille à cause des Cosaques et SS occupant le secteur Ouest, par peur d’être repris, il rejoint les partisans de la zone Est
Giovanni FABRETTI
Le fils aîné de Giuseppe, de la "dynastie" des postini, Giovanni Antonio FABRETTI né le 6 septembre 1903 à Nimis, pris lui aussi dans la rafle du 29 septembre 44, est dans le même convoi pour Dachau que Bruno et Pietro.
Ils y côtoient André Verchuren arrivé de Compiègne par "le Train de la Mort" le 5 juillet 44.
Puis il est transféré à Buchenwald - kommando Gandersheim dans une usine Heinkel.
Il y meurt le 6 avril 1945.
Nimis : au IIe siècle av. J-C, les Romains fondent une cité, Forum Julii, d’où dérive la région Frioul-Vénétie Julienne, et Nemas castrum, Nimis (de Nemus "bosquet sacré"), une fortification clé de la défense romaine par sa position stratégique sur les voies de communication reliant Cividale.
Durement touchée par l'histoire, la ville, aux maisons entre vignobles et bosquets, lombarde au VIe siècle, subit les incursions slave et hongroise en 955, la conquête vénitienne en 1420, l'invasion turque en 1499, et de grands malheurs au XVIe siècle : famines, tremblements de terre, guerres, épidémies. Vendue par la République de Venise elle devient autonome en 1648, et la région partie intégrante du Royaume d’Italie en 1866.
S’étendant sur 7 846 km2, bordée par l’Autriche au nord et la Slovénie à l’est, elle se compose de quatre provinces administratives : à l'ouest Pordenone (278 400 h) , Udine (518 852 h) au centre, Gorizia (137 800 h) à l'est et Trieste (299 830 h) au sud-est qui lui donne sa capitale.
Les 1 300 000 habitants se répartissent en trois langues de la famille indo-européenne : l’italien (53.5 %), le frioulan (43 %), le slovène (4.7 %).
Convoi : transport n° 87 parti de Trieste le 2 octobre, matricule 112 873, arrivé à Dachau le 5.
Dachau : mis en service le 22 mars 1933 près de Munich en Allemagne, Dachau, Quartier Général de la Waffen-SS, est organisé comme modèle des camps pour les adversaires du régime, juifs, nazis dissidents, ennemis personnels.
Ses kommandos fournissent de la main d’œuvre à Messerschmitt, BMW, Zeppelin...
Activités : Maçonnerie, menuiserie, serrurerie, sellerie, cordonnerie, fabrication de vêtements, boulangerie, boucherie, ferme expérimentale, jardinage, élevage d'angoras, entomologie (étude des insectes), armurerie, extraction de tourbe.
Le 2 juillet 1944, un convoi, le "Train de la Mort", parti de Compiègne avec 2 000 détenus français arrive, le 5, avec plusieurs centaines de morts.
29 avril 1945 17 h, "les Américains sont là !", libération du camp par la 7e armée américaine. 507 000 victimes y périrent.
André Verchuren naît le 28 décembre 1920 à Neuilly sous Clermont dans l’Oise de parents d’origine belge (Raymond et Marie Verschueren).
Il apprend l’accordéon à 4 ans, fait son premier bal à 6, donne des cours à 12 avec son père qui possède une école d'accordéon comptant 180 élèves, remporte en 1935 un 1er prix à Bruxelles, en 36 un à Paris et hors concours devient champion du monde en Belgique devant plus de 1 000 concurrents.
1939 : il fait partie de la résistance en s’occupant de la récupération des parachutistes américains. Arrêté il est conduit à Compiègne et le 2 juillet 1944 à 9h15 part dans le "Train de la Mort" pour Dachau, convoi n° 7 909 (2 566 prisonniers, 1 630 rescapés à l’arrivée).
Il travaille aux fours crématoires, enfournant les cadavres -ou quasi- comme Bruno à Buchenwald.
Août 1945 : après 13 mois de captivité, libéré il reprend tout à zéro.
Il tourne en 1948 avec François Perier, 55 Viviane Romance et Maurice Ronet, 57 Line Renaud, et 64 dans un film autrichien.
En 1951 il est au Moulin Rouge, 55 il reçoit le Prix de l’Académie Charles Cros, 58 un disque d’or (1 000 000 de disques) et fait son retour à l’Olympia en 2003 après 10 000 galas et 60 000 000 de disques vendus.
En 1966 il est présenté au Général de Gaulle.
Transfert : transport 213, matricule 94 302.
Buchenwald : 15 juillet 1937, les premiers détenus allemands amenés de Lichtenburg débutent la construction du camp de Buchenwald en Allemagne centrale. Les premiers prisonniers furent des communistes et des juifs. Abrités dans quelques baraques, défrichant la forêt pendant des années sur une centaine d'hectares, ils bâtissent une véritable ville avec rues, avenues, usines et édifices en dur, les pierres provenant de la carrière. La seule construction de la voie ferrée et de la "Route du sang" reliant le camp à Weimar, où l’on entrait par un portail où se détachaient les mots "Jedem das Seine" ("A chacun son dû"), coûta la vie à plus de 10 000 déportés.
Main d’œuvre pour l’industrie : briqueterie, menuiserie, BMW, Opel, aciéries, AEG (munitions), Messerschmitt, construction aéronautique...
60 000 détenus meurent sur les 239 000.
3 avril 1945, les SS reçoivent l’ordre de liquider le camp. D’énormes convois évacuent vers Bergen-Belsen, Dachau, Flossenbürg, nombre de détenus qui périssent au cours des "marches de la mort" ou au terme du voyage, mais grâce à l'action de l'organisation clandestine, ils échouent dans leur ultime entreprise d'extermination.
5 avril, la 4e DB américaine découvrent le kommando d’Ohrdruf.
11 avril, quelques heures avant l’arrivée des américains, les SS abandonnent le camp aux 25 000 derniers prisonniers.
Gandersheim : situé dans un ancien monastère de Brunshausen, partie de Bad Gandersheim, ville allemande du Harz, près de Brunswick, il devient le 5 octobre 1944 un kommando du camp de concentration de Buchenwald. 620 prisonniers de 14 nations, dont plus de 100 italiens, travaillent dans l'usine Bruns-Apparatebau Gmbh, branche des Heinkel-Flugzeugwerke, usines d'avions militaires Ernst Heinkel.
Ils sont évacués les 4 et 28 avril 1945, les SS exécutant le 12 40 prisonniers dans le village voisin de Clus.
Le monastère existe toujours. Des mémoriaux commémorent les victimes du camp, comme la grande croix de bois marquant l'endroit où les prisonniers ont été exécutés.
Arrivé à Aubergenville -où il habite Quartier de la Gare- le 24 avril 1929, il travaille un an chez DUGAT comme maçon, et demande sa carte le 18 août 1934.
Rentré en Italie, il se marie avec Maria PASCOLO, adopte Idalia - Gemma née en 1928, a une fille Giuseppina (qui se mariera avec un VIZZUTI) le 10 mai 1939.
Cinq ans et son destin va basculer...
GENEALOGIE ZANELLO
Niceforo ZANELLO (cordonnier - calzolaio)
Attilio (1893-1956) (Valeur Militaire 1ère Guerre Mondiale - medaglia 1a Guerra Mondiale)
x Caterina (Rina) MIONI (11/10/1896-11/11/1982) | Feletto Umberto
Dino (04/11/1921-05/02/2002) (docteur - dottore) x Luisa SIVILOTTI | Udine
Luciano (03/06/1930-20/06/1995) (travaillait dans une banque - lavorava in una banca)
x Maria Teresa SCARPINI (°14/12/1929)
Alessandro (°06/07/1959) (Software Engineer) x 27/06/1999 Maria Grazia | Udine
Aurelio x Tranquilla CEPELOTTI
Bruno x Silva
Paolo x Rita SIMBULA
Andrea
Franca
Luca
Mario x Gianna
Maddalena x CALIANDRO
Liliana x Mario PELLIZZARI
Adriana
Franca x Gherardo MASCHERIN
Clara x Alessandro COLLA
Enrica
NOBLES - NOBILI
Zanello dérive de Zane, Jean en vénitien. Johan Festenmaier, fils cadet de famille noble allemande (devise "pro suo honore totum"), était mercenaire de Venise. Etant petit, on le surnommait Zaneo (petit Jean) en dialecte vénitien, d'où Zanello en italien. Devenu Commandant de la garnison de Palmanova, il est allé à la suite de Napoléon, perdant tout son bien.
"Pro suo honore totum" : "Pour que son honneur soit préservé"
Zanello deriva da Zane, Gianni in veneziano. Johan Festenmaier, figlio cadetto di famiglia nobile tedesca (motto "pro suo honore totum"), era mercenario di Venezia. Essendo piccolo, lo chiamava Zaneo, Giannino in dialetto veneziano, Zanello in italiano. Diventato comandando della guarnigione di Palmanova, è andato a seguito di Napoleone, che perde tutto il suo bene.
Zanello a une souche autour d'Udine, une dans le turinois et dérive de Zane, variation de Gianni. On trouve la trace de ce nom à la fin du XVIème siècle en Lombardie à Cornale (Bergamo) (Consul Zanello de Zanelli), et à Salò (Brescia) (Comte Ernestor Martinengo de Zanello).
Zanello oltre al ceppo nell'udinese, ne ha uno nel torinese ed uno nello spezzino, derivano da Zane, una variazione del nome Gianni. Traccia di questo cognome la troviamo alla fine del 1500 a Cornale (Bergamo) con il console Zanello de Zanelli, e a Salò (Brescia) (Conte Ernestor Martinengo da Zanello).
NICEFORO
Niceforo avait un magasin de chaussures à Gorizia, à l’époque Autrichienne. Lors de la 1ère Guerre Mondiale, Attilio décide de se battre pour l'Italie et abandonne le magasin. Tout le reste de sa vie Niceforo fut cordonnier et garda un de ses outils de travail sur sa table de nuit pour reprocher ainsi à son fils de l'avoir obligé à abandonner son magasin et exercer un métier plus humble. Attilio fut décoré de la "Valeur militaire".
Niceforo aveva un negozio di scarpe a Gorizia, all'epoca austriaca. In occasione della 1a Guerra Mondiale, Attilio decide di battersi per l'Italia ed abbandona il negozio. Tutto il resto della sua vita Niceforo fu calzolaio e conservò uno dei suoi attrezzi di lavoro sul suo tavolino da notte per rimproverare così ai suoi figli di averla costretta ad abbandonare il suo negozio ed esercitare un lavoro più humble. Attilio fu decorato del "valore militare".
A
ALBINA
B
BAGA
BARBEI
BARBERIS
BARBETTI
BARBIERI
BARCHIESI
BEARZI
BELLONI
BELLOT
BERTONI
BLAZUTI
C
CABEZAS
CALIANDRO
CEPELOTTI
CHARRON
COLLA
COMELLI
COMELLO
COMUZZO
CUSSIGH
D
DELARASSE
DEL FABBRO
DELLA ROSA
DELLISANTI
DEL PIERO
DI GIUSTO
DURVILLE
E
ERMAN
ERRICO
F
FABBRETTI
FABRETTI
FERRETTI
FERUGLIO
FORTE
FRET
G
GERVASI
GIORGIONE
GIULIANIS
GOBETTI
GUGLIELMETTI
H
HANSEN
K
KONIG
L
LINEIRO
LIZZI
LONGO
M
MARCUZZI
MARTINELLI
MASCHERIN
MATTHIEU
MELCHIOR
MICOSSI
MINI
MIONI
MOLARO
N
NEUMANN
NOCERA
P
PAPILLON
PASCOLO
PASTOUR
PELLIZZARI
PIGANI
PROSDOCIMO
R
RAOULT
RIGLINO
S
SCARPINI
SIMBULA
SIVILOTTI
SOLER
SORGO
T
TAVAGNACCO
TION
TOMADA
TOMASINO
TONCHIA
TREPPO
V
VENERIO
VIDONI
VIZZUTTI
VOLPE
VUANELLO
Y
YARD
Z
ZANELLO
GéNéALOGIE - Cialiarût
Giacomo FABRETTI (°~1823) x Maria DELLA ROSA parents de Luigi
Luigi FABRETTI (02/12/1848-30/01/1917 Nimis) (cordonnier) x Caterina MINI (17/02/1847-07/04/1939) (fille de Nicolo) (ménagère)
Luigi, mon bisnonno, est arrivé à Udine de Vittorio Veneto, travaillant avec un oncle dans une boucherie et comme cordonnier. Le dimanche, venant souvent à Nimis voir des amis, il rencontre Caterina MINI et ils se marient. Puis il part travailler à l'étranger, Allemagne, Autriche, rentrant peu faire le facteur et le cordonnier, d’où le surnom de "cialiârut" (petit cordonnier) du furlan "cialiâr" (cordonnier) donné à la famille. Mon bisnonno eut neuf enfants et mourut en 1917, les mêmes jours que Caterina TREPPO, première femme d’Emilio mon grand-père, mère de Guido, Bruno et Vilma.
Elisa (°~1870-? Udine) x MIONI | Feletto Umberto UD
Caterina "Rina" (11/10/1896-11/11/1982 Udine) (que connaissait mon oncle Louis) |
x Attilio ZANELLO (1893-1956) (Valeur Militaire 1ère Guerre Mondiale) (fils de Niceforo cordonnier)
Dino (04/11/1921-09/02/2002) (docteur) x Luisa SIVILOTTI
Luciano (03/06/1930-20/06/1995 mésotéliome) (comptable - magasinier - aciérie)
x Maria Teresa SCARPINI (°14/12/1929)
Alessandro * (°06/07/1959) (Software Engineer) x 27/06/1999 Maria Grazia | Udine
Giuseppe Luigi (28/08/1873 Nimis-+ Nimis) (facteur) x Giuseppina MARCUZZI
Giuditta Caterina (16/10/1898-) (venue à Grenoble)
Pietro (°~1923)
Giorgio
Lina
Enrico
Daniel
Gioseffa Rosa (17/03/1901-)
Giovanni Antonio (06/09/1903 Nimis-06/04/1945 Gandersheim, Kommando Buchenwald usines Heinkel)
x Maria PASCOLO (10/08/1905-28/02/1986)
Gemma (Idilia - adoptée ?) (°1928) x VUANELLO
Giandomenico x
Cristian
Stefano
Flavio x
Alexa
Sofia
Giuseppina (°10/05/1939 Nimis) x VIZZUTTI
Sandro
Marco
Rosa Giuseppina (25/10/1908-+ Nimis) x BARBEI
Elio (°~1933)
Giuseppe
Nives (fille) x
Vanni COMELLO
Anna
Marco
Armanda (°14/01/1942) x GOBETTI
Alida x NOCERA
Alberto
Giulia
Armando Giovanni (19/06/1913 Nimis-1987 Nimis) (facteur) x Bruna LIZZI (°20/11/1916 Nimis)
Ezio Giovanni * (°21/11/1947 Nimis) (facteur) x Anna VOLPE | Nimis
Carlo (°06/07/1975 Nimis) (judo)
Omar (°14/01/1978) (judo)
Giuseppina * (°1917) x ERRICO | Udine
Giuseppe (°1950) x
Piero (°1978)
Claudia (°1980)
Aldo (°1954) x
Alessandro (°1980)
Paola (°1982)
Felice Pietro (10/10/1876 Nimis-+ Nimis) x Elisa GERVASI (20/11/1883-)
Luigi Pietro (29/09/1901 Nimis-1976 Nimis) x Anna Albina (08/06/1902-)
Libera (°07/03/1921Nimis)
Ettore Duilio FABRETTI * (°~1944) | Nimis
Lucia
Pietro Querino (28/11/1903-) (émigré en Argentine)
Irena Luigia (07/10/1906-)
Cesare Valentino (09/09/1908-)
Lina
Fanny
Lidia
Romano Pietro (10/11/1878-29/12/1940) x Anna BERTONI
Giuseppe (°~1920) (+ comme parachutiste pendant la dernière guerre)
Bruno Lino * (°15/09/1923 Nimis) x Licia (°31/05/1930) | Nimis
Engagé à 17 ans ½, rescapé des camps de Lodz, Dachau, Neuengamme, Bergen-Belsen, Buchenwald, journaliste
Bruna Enrica (°10/05/1950) Arianna
Simone
Alessandro
Nicolas
Carmen (°05/01/1954)
Roberto
Paola
Marco
Anna Maria (°26/05/1964)
Sara
Cristina
Giuseppe Romano (°28/06/1966) x
Desire
Matteo
Cesira (02/09/1880-) x IOB | Rivignano
Maria (°~1905) (Religieuse en Argentine. Buenos Aires ?)
2 fils (mâles-maschi en Argentine dont Giacomo ?)
Pietro Micca "Pieri" (07/03/1882 Nimis-07/02/1968 Nimis) x Berta NEUMANN (30/10/1890 Brunsbüttelkoog-31/12/1977 Nimis)Pietro (08/12/1906 Brunsbüttelkoog-03/10/1974 Udine Nimis cancer) [serveuse]
1926 avec Emilio en Argentine, Syndicat du Bâtiment, arrestation, expulsion et confinement à Ponza, Maire de Nimis 1945-50
x Vicenza SOLER (1914-? Nimis) (une Espagnole d’Argentine venue le rejoindre en Italie)
Vladimiro * (°13/12/1943) x Nica |
Marco | Turin
Laura |
Massimo Eugenio * (°17/01/1950 Nimis) (comptable sans travail) x Carmela (°14/04/1950-51)
Pietro (°08/01/1984) (comptable) | Nimis
Caterina Berta (17/10/1908-1910)
Emilio Giovanni "Arturo" (29/07/1910 Nimis-20/03/1982 Pordenone cancer)
Syndicat du Bâtiment en Argentine, arrestation, expulsion et confinement dans l’île de Ponza, PC, Conseiller
x Eugenia BELLOT (°29/11/1931 Pordenone)
Arturo (02/11/1949 Pordenone-19/03/1996 Pordenone) (handicapé moteur)
Pier Luigi * (°15/06/1961 Pordenone) (musicien hautbois : Arts Florissants) | Pordenone avec sa mère
x Annunziata "Kiki" Dellisanti (°15/10/1956 Venise)
Piero (°28/01/1991 Venise-Lido)
x Doris König (°12/12/1966 Linz Autriche)
Katharina KöNIG (°19/01/1995 Linz Autriche) (citoyenne autrichienne)
Erna Berta (30/06/1913 Nimis-23/12/1995 Nimis) x Giobatta GERVASI (séparé de sa femme)
Italo (1935-1936 à 9 mois)
Eliana * (°1938) (marraine de Federica) x Gianfranco PROSDOCIMO | Feletto Umberto
Francesca (°1968))
Nicolas (°04/2002)
Maria Grazia * (°03/03/1976)
xx Francesco LONGO (+ Nimis)
Caterina Maria (26/05/1914 Nimis-21/07/1995 Nimis) x Giuseppe "Seffon" PIGANI
Pierino (donné par Irena)
Felice Giuseppe (24/04/1916 Piedimonte d’Alife-08/03/1998 Nimis cancer) (Winterthur1950-1981 puis Nimis)
x Ida Maria TREPPO * (°10/1928 France - nièce de Caterina TREPPO) | Nimis
Rubens (°24/10/1949 Nimis) x Tullia (°28/10/1950) | Winterthur Suisse
Serena (°30/12/1978 Suisse)
Andrea Marcello * (°05/04/1962 Nimis) (Pasteur)
x Dominique (°04/01/1963)(Pasteur) |Wangen an der Aare Canton de Berne Suisse
Silvano (°18/11/1998 Suisse)
Simea (°23/08/2001 Suisse)
Lorena (°10/01/2004 Suisse)
Giuseppe Luigi (21/06/1918 Piedimonte d’Alife-23/05/1998 Menton)(enterré à Nimis avec Felice) x Ida TOMASINO
[°06/01/1928 Montemaggiore]
Palmiro Ivano "Ivan"*(°06/04/1952 Udine) x Claude PASTOUR (°06/12/1957 Paris) |
Ugo Fabio (°26/121980 Blanc-Mesnil) (DESS DMI) [divorcés] | Paris
Lola Lou (°26/02/1992 Paris) |
Svetlana Giulietta (°04/12/1963 Paris) x 07/05/2005 François CABEZAS (°26/08/1950 Carmaux Tarn) |
Angie Anais France (°19/02/1993 Menton) [policier municipal] Menton |
Lucille Clémence Gillian (°20/10/1997 Nice) (avec sa mère Ida) |
Elida * (°1922) (macula et cataracte) x 1948 Attilio FERUGLIO (10/09/1921-23/12/1983 Feletto)
Qui jouait à la dinette avec mon père et mes oncles, chez ma grand-mère |
Sonia * (05/12/1950) x Iginio MELCHIOR | Feletto Umberto
Federica (°14/04/1988) (Istituto d’Arte Udine) |
Irena Lucia (°29/09/1925) x Pietro GERVASI (19/06/1918 Nimis-01/1971 des poumons Piémont)
Laura (°02/1945 Tavagnacco UD) | Piémont
Roberta
Nikolas
Axsel
Alessandro x
Pietro
Pierino * (en retraite) x divorcé (donné à Caterina) | Maniago PN
Erica (29 ans) (vit avec sa mère) (Ingénieur gestionnaire)
Danilo * (cancer de la gorge) x Marisa (°1962) (Arts Graphiques) | Ivrea - Pavone Canavese
Roberto x | Piémont
Simone
Federica
Marcello Adriano (07/04/1931 Nimis-18/06/1989 cancer Udine Feletto)
x Gioconda DEL FABBRO (°08/05/1935 Attimis) | Feletto
Emanuela * (°28/09/1961 Udine) x 07/07/2003 Maurizio SORGO (°26/01/1962 Triestre) Elisa (°03/02/2005 Udine) | Udine
Qui se baignait dans le Cornappo avec Andrea et Pier Luigi
Giovanni Nicolo (28/04/1884-1927 disparu en Argentine) (parti >= 05/1926) x
Wilma * (°18/11/1916 Nimis) x Beniamino GERVASI (frère de Pietro) | Borgofranco d’Ivrea
Bruno (1941-2005 Mexico)
Gianni
Rosita
Giannino (Nimis +09-12/1942 Division Julia Russie)
Elio (° Nimis) | Piémont
Emilia * (°18/02/1927 Lombardore) x Rinaldo VENERIO (°04/04/1925 Fumay) | Borgofranco d’Ivrea
Piera (°29/03/1951) [fils de Pietro, le frère de ma grand-mère]
Orsola Giovanna (24/05/1886-10/12/1973 Feletto) (qui perdit Bruno dans la gare d’Udine) x Giobatta COMUZZO
Elida (1909-1980 Feletto) x Giacomo GIORGIONE (+62 ans coeur)
Walli (30/05/1935-10/08/2003 Feletto os) x Franco BARBETTI (17/05/1934-28/08/2004 Feletto)
Raoul (°12/03/1972) vit avec sa fiancée Barbara |
Franca GIORGIONE * (°1939) | Udine
Giacomo GIORGIONE (~40 ans) (°~1964) x 1 femme avec 2 filles
Arianna (12-13 ans en 2004)
Lietta (°1943) x Gino FERUGLIO * | Feletto Umberto
Fabiana FERUGLIO x
2 fils
Mauro * x | Feletto Umberto
1 fille
Duilio (°1912 +~12 ans)
Emilio (18/04/1888 Nimis-15/03/1935 poumonsAubergenville) (ouvrier agricole) | Nimis
x Caterina TREPPO (+01/1917 Nimis) (grippe espagnole) (fille de Pietro) (ménagère-paysanne) (tante de Ida FABRETTI)
Guido Giovanni (13/09/1912 Nimis-11/11/1962 cancer Chartres) (maçon) x Alicia Andrée Marie-Rose FRET (°1910)
Bruno (04/02/1914 Nimis-28/03/1975 Turin) (perdu à Udine) (Libye - Venezuela)
x 19/02/1938 Tripoli Adèle BAGA (1910-1996 Turin)
Sergio (°1938 Tripoli) x Maria BARBIERI (°1943 Istria) |
Daniela (°1972 Turin) |
Viviana (°1974 Turin) |
Bruno (°1975 Turin) (prénom du grand-père) | Turin
Luciano (°1940 Tripoli) x Carla BARBERIS (°1939) |
Germana * (°1970 Turin) (Thèse architecture Ecole Polytechnique Turin)
Sheila (°1972 Turin) |
Vilma Caterina (°16/08/1915)
xx Caterina Anna VENERIO (02/10/1892 Nimis-03/07/1938 heurtée par un train Aubergenville) (marraine de zia Elida)
Luigi Girolamo (16/07/1919 Nimis-13/11/1994 cancer des intestins Aubergenville) x Yvonne RAOULT (°1922) Gérard (°1944) x Mauricette PAPILLON | Verneuil Eric (1978-1985) (accident de judo)
Céline x 1 fille Océane
Alban | Triel
Martine (°1948) x Jean-Louis DURVILLE | Vernouillet
2 enfants
Catherine x Torben HANSEN | Dubaï
2 garçons dont Jérome (°26/02/1985)
Mon grand-père, marié, sachant lire et écrire, arrive à New-York le 22/03/1921 via Gênes sur le Giuseppe Verdi après une traversée de 12 jours (et 520 Km Nimis-Gênes), pour une durée de 5ans, afin d’aller chez son beau-frère Giovanni Treppo à Bx65 Floriston Sierra-Nevada Californie à 5800 Km de New-York, sans un dollar en poche.
Augusto Pietro (14/12/1921 Nimis-11/08/1985 mésotéliome malin du médiastin Elisabethville)
x Renée Marie Arthémise DELARASSE (°04/03/1927 Vironchaux) |
Jean-Yves Emile (08/10/1945-15/10/1945 Aubergenville) | Elisabethville
Jean-Jacques Louis (°05/08/1948 Les Mureaux) |
Note au sujet des documents des Mairie et Paroisse de Nimis
Mairie (état Civil) Paroisse Usuel
Catterina MINI Caterina Caterina
? MARCUZZI Gioseffa Giuseppina
Carlo FABRETTI (°06/07/...) (°01/09/...)
Teresa Cesira IOB Cesira
Pietro FABRETTI (°08... Nimis)
Vicenza SOLER Vicenzina
Annibale Emilio FABRETTI Emilio Amabile Emilio
Catterina ou Caterina TREPPO Caterina
Maria Cattarina VENERIO (°02/10/...) Caterina Anna (°20/10/...) Caterina
Anna ou Angela Carolina VENERIO Carolina
Lucianina Di GIUSTO Lucia
Renaud VENERIO Rinaldo
Anna Maria Maria
Anna Chiara VENERIO (10/11/... - 23/03/...) (10/10/... - 23/07/...) Anna
NOBLES
Maisonnée décorée du titre ancien de noble, première marche de l'ascension nobiliare, concédé en remerciement pour oeuvres accomplies en faveur de la Patrie. La classe noble se distingue de la classe bourgeoise et peut décorer sa maison avec ses emblème ou armes.
FABRETTI Tuderte (1713) - Emilie Romagne - Château à Florence – Devise: "virtute vivam"
VENERIO Marches
MINI Emilie Romagne
BARBERIS Piémont
BARBIERI Emilie Romagne - Vénétie
BERTONI Emilie Romagne
COMELLO Vénétie
GERVASI Lombardie - Sicile - Trentin - Comte Lombardie
LIZZI Lombardie
LONGO Emilie Romagne - Latium - Ligurie - Lombardie - Piémont - Sardaigne - Vénétie
Baron Duc Marquis Campanie - Comte Vénétie
MIONI Vénétie
NOCERA Ligurie - Sicile
VOLPE Vénétie - Comte Germanie
ZANELLO Zanello dérive de Zane, Jean en vénitien. Johan Festenmaier, fils cadet de famille noble allemande, était mercenaire de Venise. De petite taille, on le surnommait Zaneo (petit-Jean) en dialecte vénitien, d'où Zanello en italien. Devenu Commandant de la garnison de Palmanova, il est allé à la suite de Napoléon, perdant tout son bien. Devise : "Pro suo honore totum", "Pour que son honneur soit préservé"
CORRESPONDANCE
Alessandro ZANELLO Via Antonio Marangoni 45/3 33100 Udine alexza@mail.nauta.it
Andrea fabretti@bluewin.ch
Bruno Via Vittorio Veneto 7 33045 Nimis UD FAX 00390432790008
Danilo GERVASI dani.gerva@libero.it Eliana PROSDOCIMO Via Pisacane 5/8 33010 Feletto Umberto UD 00390432572797
Maria Grazia maryg_762002@libero.it
Sonia FERUGLIO Via F. Baracca 10 33010 Feletto Umberto UD soferuglio@virgilio.it
Emanuela e.fabretti@libero.it
Emilia VENERIO Via Giuseppe Giacosa 2 10013 Borgofranco d’Ivrea TO dani.gerva@libero.it Ezio Via Sedilis 29 33045 Nimis UD
Germana germanafabretti@tin.it
Ida TREPPO Via dei Conti 18 33045 Nimis UD 00390432790435
Ivan freespagh@free.fr
Pier Luigi pier.fabr@libero.it
Svetlana svetlana@fedcomgroup.com francois.cabezas@laposte.net
Wilma San Germano di Borgofranco d’Ivrea TO dani.gerva@libero.it
pas de réponse
Ettore Duilio Via Valle 2 33045 Nimis UD
Franca GIORGIONE Via Bariglaria 57/20/A 33100 Udine
Massimo Via Giacomo Matteotti 9 33045 Nimis UD
Vladimiro Via San Donato 56 10010 Torino
à faire
Gino FERUGLIO Via San Antonio 13 33010 Feletto Umberto UD
Mauro FERUGLIO Via San Antonio 33010 Feletto Umberto UD
Pierino GERVASI Via Galileo Galilei 33085 Maniago 00390427731161
LéGENDE
° Naissance
x Mariage
+ Décès
~ Estimation
| Habite à
[] Manque de place
Bruno Photographie(s)
GéNéALOGIE
Pietro VENERIO (04/05/1825-02/07/1902 Nimis) x Caterina BEARZI ménagère
Elena ?
Girolamo Vicenzo (21/01/1856-12/10/1936 Nimis) x 12/02/1887 Nimis Angela Rosa DEL PIERO ménagère
(03/05/1861 Nimis-30/07/1917 Udine)
Fille de Giovanni et Anna COMELLI
Caterina Anna (02/10/1892 Nimis-03/07/1938 Aubergenville) x Emilio FABRETTI
(Anna ou Angela) Carolina (15/12/1895 Nimis-21/02/1975) x 1920 Giuseppe TONCHIA
Anna (°09/09/1925) x Mario TAVAGNACCO (+ ~ 3 ans en 2004) [26/06/1890-09/1971]
Amanda (°24/05/1956) (joaillerie) x Luciano FORTE
Ariana (°01/08/1980)
Adriano (°15/04/1988)
Tissiano (°21/12/1958) (mécanique) x Denise
Alessandro (°30/06/1987)
Luigi "Gigi" (°06/04/1929) x Santina BELLONI tél. : 00390432790896
Gianfranco (°27/05/1961) x Patrizia
Michael (°21/11/1991)
Myriam (°27/10/1994)
Maria (°30/09/1931) x Luciano Battista VIZZUTTI 74 ans en 2003 tél. : 00390432790114
Luciana (°07/03/1955) x Adriano BARCHIESI (+47 ans en 2002)
François (°13/12/1976) (alimentation)
Anthony (°08/11/1981) (programmeur informatique)
Giobatta "Tite" (°01/01/1936) x Raymonde MATTHIEU tél. : 00390432 797403
Sylvano (°11/11/1962) x Barbara BLAZUTI [Giobatta = Giovanni Battista]
Federico (°01/10/1993)
Andrea (°26/02/1995)
Pietro Giuseppe (29/06/1898 Nimis-17/05/1945 Rothenburg-Saale)
x 31 mars 1923 Lucia DI GIUSTO (30/10/1897 Nimis-28/02/1989 Ivrea)
[fille de Giuseppe et Amalia TION] Rinaldo Gérôme (°04/04/1925 Fumay) x Emilia FABRETTI (°18/02/1927 Lombardore-TO) Piera (°29/03/1951)
Anna Maria (08/10/1903 Nimis-28/11/1989) x Augusto MOLARO (1897-1964)
Bruno x Paulette 70 ans tous les deux en 2003 tél. : 0324410427
Christian (°1955) habite Vandoeuvre Maître de conférence à Nancy
Célia (°04/1999) tél. : 0383444426
Corinne (°1956) Nantes
Ferruccio (08/05/1928-28/08/1983) x Mireille tél. : 0324411683
Brigitte
Chantal x Aix
Adrien
Philippe x Fumay tél. : 0324410214
Paul
Remy
Léonie
Anna Chiara (10/11/1909 Nimis-23/03/1987 Fumay) x Luigi GIULIANIS + Fumay
Eliane (°07/03/1931) x Arsène CHARRON + tél. : 0324412967
Yannick (°05/05/1951) St Dizier
Jean-Marc (°02/01/1958) Région Parisienne
Sylviane (°09/05/1961) Fumay
Nota : En cas de litige (voir Mairie-Paroisse), les prénoms usuels sont en italique, et les dates celles de l’Etat Civil
ITALIEN OU FRANçAIS ?
Il y avait deux types de cartes d’identité : de français et d’étrangers. Celle de Pietro est bien mentionnée comme carte d’étranger.
En 1851 est institué le double droit du sol : est Français à la naissance tout individu né en France d'un parent qui y est lui-même né. Article 19-3 du code civil.
La loi du 26/06/1889 dispose que seront Français les jeunes étrangers nés en France et qui à l'époque de leur majorité sont domiciliés en France. Article 21-7 du code civil.
Anna a été naturalisée le 5 mars 1940 et Maria le 6 mars 1948
Document du 11/09/1844
Girolamo VENERIO de Nimis (+28/04/1789)
Vincenzo (19/08/1759-03/01/1816)
Girolamo (23/01/1788-...)
Pietro |
Girolamo |
Caterina x Emilio FABRETTI |
Carolina | Déduction
Pietro |
Maria |
Anna |
Elena
Santa (01/11/1796-...) célibataire
Alessandra (21/12/1801-...) Attimis x Nicolò ERMAN
Gio Battista (20/05/1808-...)
Susanna (+10/02/1842) célibataire
Giovanni Battista (06/01/1761-02/08/1804)
Anna (16/12/1793-...) x Gio Battista MINI
Vincenzo (06/04/1797-...) célibataire
Cattarina (16/09/1763-22/01/1828) x Valentino TOMADA
ORIGINE DU NOM
Venere, "très rare", serait originaire des Pouilles. Le toponyme Veneri semble être typique de Verone (Veneto) et Mantoue (Lombardie), avec une probable souche secondaire en Toscane. Tous ces noms dérivent du terme médiéval Venerius.
Trois saints portent ce nom, variante de Venere, Veniero et Venerino.
Un fut martyr de la Rome antique. Son corps fut donné au XVIIème siècle à l'évêque d'Eichstaett en Allemagne, où le saint est vénéré le 1er mars.
Un autre fut évêque de Milan au début du Vème siècle, quand les Wisigoths menacèrent la ville. On le commémore le 6 mai.
Le troisième, San Venerio, fêté le 13 septembre, vécut aux VIème-VIIème siècles.
De famille aisée, il renonce au monde et choisit la vie d'ermite : solitude, prière, méditation, pénitence, peut-être sur l'île de Palmaria dans le Golfe de la Spezia. Ce saint ermite reçut probablement la visite de l'empereur d'Orient Phoque (602-610), et a correspondu avec le Pape San Gregorio Magno (590-604).
Il meurt, très vieux, vers 630.
Pour préserver le corps des pirates, l'évêque de Luni le transporte dans la localité aujourd'hui appelée San Venerio, pas loin de la Spezia. Au IXème siècle la relique est transportée dans un monastère bénédictin, à l'abri des dévastations des pirates, puis dans l'église de San Pietro et San Prospero. En 1959, le Pape Jean XXIII proclame San Venerio patron du Golfe de la Spezia.
Venerio, Veneroso, Veneranda
L’origine de ce nom est incertaine. Probablement de l’ancienne Abbaye de San Giovanni in Venere, dans la région des Abruzzes, ou du culte de Saint Venerio ou Saint Veneranda.
Les VENERIO sont inscrits comme nobili Marchigiano (nobles des Marches).
Maisonnée décorée du titre ancien de noble, première marche de l'ascension nobiliare, concédé en remerciement pour oeuvres accomplies en faveur de la Patrie. La classe noble se distingue de la classe bourgeoise et peut décorer sa maison avec ses emblème ou armes.
PERSONNAGES CélèbreS
Fortunato VENERIO, né à Udine en 1695, barnabite, théologue, philosophe, enseignant de logique à Padoue et de théologie à Rome, fut directeur du Collège des barnabites de Padoue.
Barnabite : religieux de la congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul, fondée en 1530, à qui fut confiée l'église de Saint-Barnabé à Milan, un des premiers apôtres du christianisme, compagnon de Saint-Paul.
Gerolamo VENERIO, météorologue (Udine 18 septembre 1778 -1843), fut un des premiers en Italie à effectuer des relevés météorologiques systématiques, quotidiennement, de 1802 à 1842 à Udine, publiés par G. B. Bassi. Il s'occupa d'agronomie et fonda la maison de mendicité.
BIBLIOGRAPHIE
Antonio BATTISTELLA, La famiglia Venerio, Udine, Tipografia G. B. Doretti, 1927, 17 p., 26 cm
VIRTUTE VIVAM
168. CICERO, Marcus Tullius
Epistolae ad T. Pomponium Atticum. (& Epistola ad M. Brutum).
Edited by Johannes Baptista Pio. Bononie, Per Me Benedictum Hectoris Quondan [sic] De Phaelis. (in Aedibus Io. Baptistae: et Benedicti fratris quondam Hectoris de Phaellis, Pridie Kal. Februarias (1527)).
315mm 20th cent. Italian recasing, using vellum leaf (from a 15th cent. Antiphonal, rubricated in red and blue). Title lettered on bottom edge.
a. titlepage cartouche containing hand coloured arms with motto* Virtute Vivam
b. inscription Hic liber emptus fuit in [erasure] Heredibus. S. Hyeronimi
c. inscription Franci. Antonij Ciaransi Congri Or[ator]ii ... Sacerdotalis.
d. ex Olschki, Florence, catalogue 91 1971 item 79 (with slip inserted).
168. Marcus Tullius CICERON
Lettres à T. Pomponius Atticus (& lettre à M. Brutus)
Edité par Johannes Baptista Pio. Bononie, par moi Benoît fils de feu Hector De Phaelis (dans la maison de Jean-Baptiste et Benoît frères de feu Hector de Phaelis, la veille des calendes de février (31 janvier 1527))
315mm 20ème siècle. Reliure italienne utilisant le velum d'un antiphonaire du 15ème siècle rouge et bleu. Titre en bas du dos.
a. cartouche de la page de titre contenant des armes de poing en couleurs avec la devise "Virtute Vivam"
b. inscription : Ce livre fut acheté dans [rature] héritiers de Saint Jérôme
c. inscription : François Antoine Ciaransi prêtre ... de l'Oratoire ...
d. exemplaire Olschki, Florence, catalogue 91 1971 item 79 (avec petite fiche insérée).
(www.olschki.it www.susx.ac.uk/library/rare/travcat.shtml : catalogue de Travers Collection)
CICERON
Ciceron (Marcus Tullius Cicero) (Cicero : culture du pois chiche)
Le plus grand des orateurs romains, écrivain, homme politique latin (106-43 av. J-C), et avocat
Voyage en Grèce et Asie Mineure (79-77)
Etudes de philosophie et de rhétorique
Il a écrit :
- De oratore 55 Conception sur l'art de la parole
- Brutus 46 Histoire de l'éloquence romaine
- Orator Problèmes techniques
- De republica 55 Le meilleur des états réunit le monarchique, l'autocratique, le démocratique
- De legibus Préexistence d'un droit naturel
- De natura deorum Sur le polythéisme gréco-romain
- Tusculanes Dialogue sur le bonheur
- De officNis Primauté morale de "l'honnête" sur "l'utile"
- correspondance (fond historique, style, humanisme, culture de l'antiquité)
Antiphonaire Livre d'Eglise contenant le chant noté des offices "antienne"
Antienne Verset chanté avant un psaume ou un cantique, et répété ensuite.
Grégoire le Grand, né à Rome vers 540, d'une grande famille très fortunée, entre dans les ordres à 30 ans. Comme légat du Pape, pendant un séjour de 7 ans à Byzance, il étudie l'organisation de la liturgie orientale. Il rentre à Rome et devient Pape en 590, mettant à exécution jusqu'à sa mort en 604 les réformes qu'il méditait, posant les bases d'une liturgie riche et uniforme : une sélection de chants épurés destinés à toutes les fêtes de l'année ecclésiastique portant le nom d'antiphonaire.
Saint Jérôme, né en 347 à Stridon en Italie du Nord, après des études de grammaire à Rome, est baptisé, puis "converti" à l'idéal ascétique à la suite d'un songe reçu à 20 ans : il part dans le désert de Chalcis mener une vie d'ermite, lisant l'Écriture, s'initiant à l'hébreu, puis à Antioche, à Constantinople où il approfondit ses connaissances exégétiques.
A 35 ans, de retour à Rome, secrétaire du pape Damase, il révise le psautier latin sur le grec, puis à Bethléem, traduit en latin tous les livres de la Bible hébraïque : cette grande œuvre, la Vulgate, achevée en 405, ne deviendra la traduction courante de l'Occident chrétien que fin Vème siècle.
Corpo di Spedizione Italiano in Russia
L'Allemagne envahit la Russie le 22 juin 1941. Quatre jours plus tard 60 000 soldats italiens défilent à Vérone. Mussolini prétendait que ce "Corpo di Spedizione Italiano in Russia" (CSIR), était supérieur en hommes et équipement : trois divisions semi-motorisées "Pasubio" et "Torino" (infanterie, artillerie), "Celere" (cavalerie, régiment de Bersaglieri, chars légers, artillerie, unités de service), et la légion fasciste d'assaut M Tagliamento. Il suit la 11ème armée allemande à travers l'Ukraine, à pied, avec la responsabilité de prendre certains secteurs stratégiques de la région de Dnieper. En mars 1942, il est dissout pour former le XXXVème corps.
VIIIème Corpo d'Armata
Les divisions "Sforzesca" "Ravenne" et "Cosseria" forment le IIème corps, auquel sont rattachées deux divisions d'infanterie allemandes, devenant ainsi la 8ème armée italienne commandée par le Général Italo Gariboldi en juillet 1942. Mussolini envoie deux brigades de Chemises Noires "3 Gennaio et 23 Marzo". En août, la 8ème armée est restructurée : IIème corps avec "Ravenne" "Cosseria" et la "brigade 23 Marzo" ; XXXVème corps avec "Pasubio" "Sforzesca" "Celere" et la "brigade 3 Gennaio" ; XXIXème corps allemand avec deux divisions d'infanterie et "Torino". En septembre, les corps d'élite alpins arrivent sur le front de l'Est, divisions "Cuneense" "Julia" "Tridentina", pour soutenir les troupes allemandes combattant dans le Caucase. Le 16 décembre, les Soviétiques, qui disposent de quatre armées d’un total de 425 426 hommes, 1 030 chars et 5 000 pièces d'artillerie, lancent "l'Opération Saturne".
Les 6ème 1ère et 3ème armées attaquent. La 8ème armée italienne s'écroule immédiatement, laissant en plan les Allemands et les corps alpins qui combattent courageusement. Les Italiens perdent 3 010 officiers, 81 820 hommes -28 400 soldats sont blessés- toutes les armes lourdes, 100 % des chars, 90 % de l'artillerie, 80% des antichars et des transports motorisés. Avec la perte des armées roumaines et hongroises, les forces allemandes de soutien ne peuvent plus atteindre Stalingrad pour soulager la 6ème armée. Début janvier 1943, le Feldmarschall von Paulus se rend aux Russes. Les survivants reviennent en Italie début mai 43.
L'histoire postale du CSIR
Le 5 juillet 1941, un service postal militaire spécial est créé pour le CSIR, installé à Crémone puis transféré à Brescia. Cartes postales et plis jusqu'à 250 g sont gratuits pour le personnel militaire.
Transporté par camion et chemin de fer, le courrier est ouvert par une force militaire spéciale, la Posta Militare 102, située à Bucarest, Budapest, Belzy et Krivoi Rog, puis envoyé à Bologne, et réexpédié pour la distribution. Cela prenait 30, 40, voir 60 jours pour qu’il arrive à destination.
Toutes les lettres sont censurées, avec bandes de scellage "VERIFICATO PAR CENSURA" appliquées sur les enveloppes. Le 10 septembre 1942 une carte est expédiée par un soldat de la 3ème Division alpine "Julia" . Un mois plus tard cette unité est débordée par les forces Russes.
La 3ème Division alpine "Julia"
L'histoire de la Division alpine "Julia" commence officiellement le 31 octobre 1935, avec la nomination de son premier commandant, le général Carlo Rossi. En font partie : le 7ème régiment (bataillons Feltre, Pieve de Cadore, Belluno) ; le 8ème (Tolmezzo, Gemona, Cividale) ; le 9ème (Vicenza, Bassano, l'Aquila) ; le 3ème régiment d’artillerie alpin (groupes Conegliano, Udine, Belluno).
La Division "Julia" reçoit le baptême du feu en Afrique Orientale pour la conquête d'Addis Abeba. Printemps 1937, elle perd le 7ème régiment, le bataillon Bassano et le groupe d'artillerie Belluno. Avril 1939 elle occupe l'Albanie. Commandant la division, le général Fedele de Giorgis ; à la tête du 8ème régiment le colonel Dapino, du 9ème (bataillons Vicenza et l'Aquila) le colonel Gaetano Tavoni, du 3ème régiment d’artillerie (groupes Conegliano et Udine, 3ème compagnie du Génie, peloton chimique et 207ème groupe motorisé), le colonel Pietro Gay.
Forte d’environ 9 000 hommes, elle oeuvre dans la zone nord-orientale de l'Albanie, aux frontières Yougoslave et Grecque, et commence les opérations de guerre sur le front gréco-albanais. Le tragique calvaire de la légendaire division s’écrit ici et en Russie, pages d’authentique héroïsme. Ainsi naît, sur les rives du fleuve Vojussa, une de plus belles et pathétiques chansons de la seconde guerre mondiale : "Sur les monts de la Grèce, il y a la Vojussa, avec le sang des alpins, elle est devenue rouge". Du 28 octobre 1940, début des opérations, au 25 janvier 1941, jour où elle est retirée de la première ligne, "Julia" perd plus de la moitié de ses effectifs : plus de 3 200 morts et 2 300 blessés en quatre-vingt-dix jours de combats ininterrompus. Fin février, reconstituée, elle retourne en première ligne avec 10 500 hommes, dont un bon tiers tombe dans l'offensive du Péloponnèse.
Avec les divisions "Tridentina" et "Cuneense" elle part pour le front russe en août 1942, commandée par le général Umberto Ricagno, constituée des 8ème régiment ; 9ème (l'Aquila, Vicenza, Val Cismon) ; 3ème bataillon du Génie ; 41ème et 83ème compagnies de canons antichar ; services, soit environ 16 000 hommes dont 12 600 sont fait prisonniers ou meurent sur le Don, dans la tragique retraite de janvier 1943.
Les 3 300 survivants tentent de se remettre sur pied l'été 43, mais quand les allemands envahissent et occupent l’Italie, beaucoup finissent en camp de concentration.
Pendant la Résistance, beaucoup d’alpins de la "Julia" combattront l'envahisseur nazi.
La Division "Julia" est restructurée comme brigade alpine le 15 octobre 1949 avec les recrues du 8ème régiment : Feltre, Tolmezzo, Cividale, l'Aquila et Belluno, puis en janvier 1964 : 8ème régiment (Gemona, Tolmezzo, Cividale, l'Aquila, Mondovì) et 3ème régiment d’artillerie de montagne (groupes Belluno, Conegliano, Udine, Osoppo, Pinerolo).
À partir de 1992, elle est engagée contre le crime organisé en Sicile, Calabre et Sardaigne. 1994, elle remplit avec succès une mission en Mozambique.
La Brigade "Julia" est l'unité de contribution principale pour l'installation d'une force terrestre multinationale, avec la Hongrie et la Slovénie.
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AUX MORTS DE LA LéGENDAIRE DIVISION "JULIA"
(Parco della Rimembranza - Gorizia)
Giannino, le frère d'Emilia y perdit la vie pendant la campagne de Russie, entre septembre et décembre 1942.
Bruno le journaliste y trouva son premier travail, garde d’Etat assermenté, de retour des camps, en janvier-février 1946.
En firent partie Giuseppe le père d'Ivan, et Pietro Gervasi celui de Danilo, fils d'Irène, entré en 1938 et envoyé en 39 en Albanie et en Grèce.
Pauvre Lucianina qui perd son mari et son fils la même année !
Rinaldo est déporté dans le camp de concentration de Nuremberg...
Il y a peu de renseignements sur ce camp comprenant deux pénitenciers, une prison pour détention préventive, et les kommandos de Dachau (constructions et cantonnements SS), Flossenbürg hommes, et femmes (usines Siemens et Schuckert).
Mais les notes de Marcel D. né le 30 juin 1923, réquisitionné alors qu’il travaillait dans une fabrique de chaussures en Belgique, emmené sous surveillance après les formalités : photo, documents etc. au D.A.F. Lager, Nuremberg-W, Dieselstrasse B.6.A. (baraque n°6A ?), Deutschland, où il resta du 30 novembre 1942 au 06 mai 1945, nous plongent dans la réalité quotidienne des prisonniers :
... D’où il revient sain et sauf !
Que s’est-il passé ?
Monsieur Julé, propriétaire du Clos Roland en retraite, le nouveau directeur de l’usine Pied Selle -dont le fils était toujours avec Rinaldo- parti à la guerre, Pietro sans travail en trouve à Blois dans divers postes, puis à Nitray, propriété de Monsieur Wagner -directeur des usines Renault- de sa femme marquise de 20 ans sa cadette, et de leur fils Jacques.
On ne sait pourquoi, Pietro décide, fin 1941, de retourner à Nimis où il sera réquisitionné, comme son fils, dans l’artillerie de montagne. Rinaldo, pour éviter cette affectation, demande à entrer dans les Carabiniers qui l’enrôlent le 2 février 44. Après les cours à Padoue et Turin, promu le 27 mai, il est expédié avec toute la compagnie à Como -à la frontière suisse- mais refusant de servir les fascistes, est déporté avec ses compagnons à Nuremberg le 15 juin. Bien traité, mangeant chichement, sous les bombardements, il contrôle des pièces 12 heures par jour dans l’usine M.A.N Alluminiumwerk.
Libéré le 18 avril 45 par les américains, il reste 2 mois comme interprète avec le commandement français responsable du ravitaillement, puis revient à Udine le 25 juin.
Il rencontrera Emilia, et en 1950 naît Piera.
En 1952, les Carabiniers d’Ivrea l’appellent pour lui donner une montre gousset chronomètre... celle que son père avait achetée en France, parvenue de Dachau via Rome !
CHRONOLOGIE
6 novembre 1941 Retour de la famille en Italie à Nimis
Pietro est dans l’artillerie de montagne...
2 février-27 mai 1944 Rinaldo à l’école des Carabiniers...
15 juin sanctionné, il arrive à Nuremberg
29 septembre Pietro est capturé à Nimis...
2-5 octobre déporté à Dachau...
20 octobre et transféré à Neuengamme
11 et 18 avril 1945 Libération de Buchenwald et Nuremberg
28 Capitulation des forces allemandes en Italie
29 Libération de Dachau...
4 mai et de Neuengamme
7-8-9 Capitulation générale
17 Mort de Pietro à Rothenburg, kommando de Buchenwald
25 juin Retour de Rinaldo à Udine
1952 Ivrea : la montre de Pietro !
A Nimis au Frioul, région autonome du nord-est de l’Italie, à 20 km au nord d’Udine, Girolamo Vicenzo (21 janvier 1856-12 octobre 1936) fils de Pietro VENERIO (4 mai 1825-2 juillet 1902) et Caterina BEARZI, épouse le 12 février 1887 la fille de Giovanni DEL PIERO et Anna COMELLI, Angela Rosa (3 mai 1861-30 juillet 1917 Udine) qui lui donne cinq enfants : Caterina ma grand-mère (2 octobre 1892), Carolina (15 décembre 1895), Pietro (29 juin 1898), Maria (8 octobre 1903), et Anna (10 novembre 1909).
En août 1920, Pietro vient en France à Fumay dans les Ardennes, seul, au lieu "Le Clos Roland", comme gardien-jardinier de la maison du directeur de l'usine du Pied Selle, construite fin 17ème siècle, manufacture de verre à vitres au 19ème, puis de poteries en fonte.
Il rejoint sa fiancée Lucia DI GIUSTO, fille de Giuseppe et Amalia TION, à Nimis où elle est née le 30 octobre 1897. Ils se marient le 31 mars 1923, et reviennent en France.
Le 4 avril 1925 nait Renaud-Rinaldo, leur fils unique, neveu de ma grand-mère, qui épousera Emilia FABRETTI (18 février 1927-Lombardore Torino) fille de Giovanni, nièce d'Emilio mon grand-père. Ils auront une fille unique Piera le 29 mars 1951.
Lucia était la marraine de mon père (14 décembre 1921) -et Pietro MICONI son parrain- à son baptême, le 1er janvier 1922 à Nimis, dans l'église San Stefano détruite depuis par le tremblement de terre de 1976, et dont l'autel est conservé dans l'église de San Cuore.
Mais les événements grondent.
22 mai 1939 pacte Allemagne-Italie. 1er septembre l'Allemagne attaque la Pologne.
Pietro, carte d'identité d’étranger n°38 CS-03976 du 30 décembre 1939, demande à partir pour Tours le 22 février 1940.
11 mai, c'est l'exode. Il est temps : Rommel entre en Belgique. Il sera à Sedan le 13.
Pietro et sa famille arrivent à Athée sur Cher, Indre et Loire, au château de Nitray appartenant à Madame Wagner, Marie Victoire de la Motte Rouge.
Le 10 juin, le Maréchal Pétain vient y rédiger les notes de l'ultime Conseil des Ministres de Cangé.
Le 20 au soir, le Général Heitz, commandant le 8ème corps de l’armée Allemande, y établit son quartier général.
Le 22, c'est l'armistice, la division de la France, la ligne de démarcation délimitant la zone libre : Genève, Dôle, Tours, Mont de Marsan, frontière espagnole.
Pietro est jardinier du château jusqu'au retour de la petite famille en Italie le 6 novembre 1941.
Capturé le 29 septembre 1944 à Nimis, il est déporté politique le 2 octobre de Trieste à Dachau où il arrive le 5, dans le même convoi n° 87 que Bruno Fabretti, sous le matricule 112961, et transféré le 20 à Neuengamme avec le 63057 ("Compagni di viaggio" de Italo Tibaldi).28 avril 1945, capitulation des forces allemandes en Italie.
7-8-9 mai, capitulation générale.
Pietro ne serait pas mort à Dachau le 20 février (Gazzetta Ufficiale) ou à Neuengamme ("Per non dimenticare" de Bruno Fabretti), mais d’après le "Totenbook" de ce camp, le 17 mai à Rothenburg... à 46 ans, une semaine après la capitulation.Lucia s’éteint à 92 ans, auprès de son fils à Ivrea, le 28 février 1989.